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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


La section CFDT de l'hôpital de Vierzon sous administration provisoire, un comble !

Publié par vierzonitude sur 20 Novembre 2018, 19:45pm

On croit rêver ! Ce qui menace l'hôpital de Vierzon, la CFDT du Cher, plus précisément le conseil départemental du syndicat santé sociaux du Cher, le concrétise pour sa propre section syndicale de l'hôpital de Vierzon, une section, attachez vos ceintures, mise sous administration provisoire pour six mois ! Avouez que c'est cocasse venant d'un syndicat dont trois des leurs se battent avec d'autres syndicatsOn lit, sur un document officiel,  pour que leur outil de travail ne se retrouve pas sous administration provisoire ! Il fallait oser.

Toujours est-il qu'après avoir lutté pendant quatre mois pour le maintien des services de l'hôpital, après avoir été à l'initiative d'un certain nombre d'actions marquantes au sein d'une intersyndicale qui n'a parlé que d'une seule voix tout au long des semaines, les trois délégués syndicaux sont mis de côté, rayés des cadres, privés d'accès aux ordinateurs et aux adresses mails. Mais que reproche la CFDT du Cher  à ces trois syndiqués de l'hôpital de Vierzon ? 


On lit la réponse sur un document officiel : "Un non-respect des décisions du conseil syndical après de multiples rappels à l'ordre du syndicat et un non-respect des règles du fédéralisme ainsi que la mise en oeuvre de pratiques contraires aux règles de la CFDT etc." Selon Coluche, "Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire." 
 

 

Le syndicalisme doit théoriquement libérer le syndiqué du joug de son dominant, or, il prend la place de ce même dominant pour rappeler à celui qui paye sa cotisation chaque mois, que non seulement le syndicat l'encaisse mais qu'en plus, c'est lui qui décide !

Les trois membres de la section CFDT, avec les autres syndicats de l'hôpital, ont été en première ligne, en donnant de leur temps, de leurs nuits, de  leurs journées, de leur vie de famille à un combat que la CFDT du Cher pouvait suivre, entre autre, jour par jour sur Vierzonitude. Et la seule chose qui compterait alors dans un combat syndical aussi intense que celui qui a été mené pendant plusieurs mois, c'est d'obéir aux ordres d'un comité syndical ? C'est de respecter à la lettre les règles du fédéralisme ? C'est venir à des réunions ? C'est refuser de soutenir des hôpitaux en lutte ? 

Les syndicats, aussi réformistes soient-ils, veulent-ils devenir une fabrique de moutons ? Les membres de la section de l'hôpital n'ont pas démérité, on les as vus sur tous les fronts, à la manœuvre, cherchant des actions à mettre en place, les mettant en place avec d'autres. On peut comprendre, qu'occupés à ce genre de programme, en plus de leur boulot,  ils  n'ont pas eu le temps de satisfaire à la réuionite ambiante pour remplir les cases de ce qui devient alors une administration centrale exigeant le doigt sur la couture du pantalon. Mais surtout, la CFDT a-t-elle choisi le bon moment pour mettre au ban trois des leurs ?


Le combat qui les motive ne se résume pas, chez eux, à une simple étiquette mais à une conviction profonde. Une conviction  qui va bien au-delà que le simple paiement d'une cotisation. Même sans étiquette, on sait que cette énergie leur est chevillée au corps.  

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Cuissardes de Fiscalie 20/11/2018 21:13

Il y a belle lurette qu'avec Laurent Berger, la CFDT ce n'est plus ça du tout.
D'ailleurs, les chefs syndicalistes ont tellement fait d'erreurs que le syndicalisme français est devenu complètement rabougris.
Et dans tout cela, les Français ? D'un côté, inexistence syndicale, de l’autre autoritarisme aveugle et morgue du Grand Calife. A cela s’ajoute la liquéfaction des partis politiques traditionnels. Les Français n’ont plus qu’eux-mêmes sur qui compter d’où l’apparition du mouvement des gilets jaunes. Mais faute d’organisation et de leader nationaux et également de soutiens et de participants, ce mouvement va rapidement se dégonfler. L’amertume des citoyens face à cet échec va se canaliser dans la victoire du populisme aux prochaines élections Européennes. Le grand fautif de ce résultat ne sera pas l’électeur mais le Grand Calife de Fiscalie dont le seul crédo est de rester droit dans ses bottes (qui deviennent des cuissardes) et plâtré rigidement dans son corset d’orgueil incommensurable.

Sans faire de relation avec ce qui précède, ce matin j’ai lu un drôle de proverbe sur le net : « Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ». Et l’explication qui en était formulée était la suivante : « Nos opinions peuvent varier. Vouloir à tout prix garder les siennes contre l’évidence est un signe de bêtise. On utilise ce proverbe pour souligner qu’un entêtement orgueilleux confine à la stupidité ». On trouve vraiment n’importe quoi sur ce nouveau moyen de communication ! Sans doute encore de la radicalité populaire. Ah ces Fiscaliens ! Ils sont pires que les Français et les Gaulois ! Les Gaulois avaient peur de voir le ciel leur tomber sur la tête. Les Fiscaliens ont peur du changement qui consisterait à les bombarder de plus en plus de taxes. Les Gaulois avaient un avantage : ils savaient qu’ils n’auraient jamais de taxes sur le gas-oil ni d’augmentation de la CSG. Et pour traverser les allées forestières (pas les rues qui n’existaient pas encore), ils avaient leurs chevaux, encore pas à vapeur mais à pattes et dont le pot d’échappement expulsait du crottin fertilisant et non pas des gaz et poussière toxiques. Enfin, ils n’étaient pas fainéants comme les Fiscaliens puisqu’ils faisaient la guerre en permanence. Est-ce qu’ils fumaient ? Peut-être du gui séché cueilli par les Druides. Etaient-ils des alcooliques comme les Fiscaliens ? Ils buvaient certainement de l’hydromel qui peut titrer de 10 à 18° d’alcool. Et il ne faut pas croire le contraire : ils étaient hyper connectés avec leurs cornes d’appel.
Ils avaient créé des startup pour produire leurs armes, leurs bijoux et leurs poteries. Ils connaissaient même la mondialisation avec les invasions, surtout la romaine. Et par-dessus tout, ils avaient un grand chef qui n’avait pas été élu par surprise sur le rejet d’autres Gaulois, mais qui s’était imposé par son courage : Vercingétorix.

M 20/11/2018 20:47

N'y a t'il pas d'article 35 dans la constitution des syndicats ?

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