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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Les élus se disputent la paternité du million d'euros à l'hôpital de Vierzon

Publié par vierzonitude sur 9 Août 2017, 10:10am

Ce n'est pas encore la rentrée scolaire, que nous sommes déjà plongés dans la cour de récré. Le maire de Vierzon, Nicolas Sansu et la députée de Vierzon, Nadia Essayan, viennent de montrer, en l'espace d'une déclaration chacune, que le fait de s'attribuer une bonne nouvelle vaut plus que la bonne nouvelle en elle-même. La rallonge d'un million d'euros versée par l'agence régionale de la santé (ARS) à l'hôpital de Vierzon en faillite, montre le côté le plus détestable de la politique et surtout, ce qui nous attend désormais : un combat de partis politiques et d'egos.

Car vous aurez remarqué, dès la première ligne du communiqué du maire et de celui de la députée, nous entrons dans le "moi je". Dès les premiers mots, le citoyen doit savoir que le million d'euros attribué l'est grâce à l'action de l'un et de l'autre. L'intelligence aurait du prévaloir sur le faire-valoir. Que le maire et la députée se félicitent de cette aumône qui ne solutionnera pas le problème financier de l'hôpital, c'est un fait. Mais qu'ils nous signifient, d'entrée, que c'est grâce à l'un ET/OU à l'autre, est indécent.

Ne sont-ils pas des élus, élus pour cela, rémunérés comme tel, pour justement faire aboutir des solutions au bout des problèmes, et des réalisations au bout des projets ? N'est-ce pas leur job, plein et entier, d'agir pour la cause commune ? Mais non. Il faut impérativement se mettre en avant, montrer que l'essentiel, c'est la signature et non le contenu. Et c'est ce qui nous attend pendant les années qui viennent : un jeu de confrontation plus que de complémentarité. Un tiraillement incessant de la couverture. Le fait que le maire bataille pour sauver l'hôpital est une évidence qui se passe d'explication de texte. Le fait que la députée de la circonscription de Vierzon bataille pour sauver l'hôpital est une autre évidence qui se passe aussi d'explication de texte.

Mais, justement, dans le contexte actuel, c'est à celui qui fera le plus pour Vierzon, en sachant se passer de l'autre et en le faisant savoir le plus rapidement possible. Le communiqué du maire exclut la députée de cette action en même temps que le communiqué de la députée exclut le maire de cette action. Cela montre bien que nous sommes face à une bataille politique rangée dans laquelle chacun fourbit ses armes, au détriment de l'essentiel. Peu importe les moyens pour y parvenir, et qui les obtiendra, il faudra bien que cet hôpital finisse par rouler tout seul. Et nous savons, les élus en premier, que cela ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur. Quant aux cours respectives de l'un et de l'autre, elles alimentent les crispations.

En attendant que les élus du territoire arrêtent cette course à l'échalote, les citoyens assistent, chacun de leur côté, à ce spectacle désolant du "moi je", "c'est pas lui qui mais c'est moi". La rentrée des classes n'est pas officielle et nous sommes déjà dans une cour de récré...

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SIMON 10/08/2017 06:30

PREMIER MIRACLE : Mme la députée , essaie de nous faire croire a l’aide de formules ambiguës que , 4 jours après un entretien avec l’agence régionale de la santé elle a remporté le jackpot en faisant tomber 1 million d’euros dans les caisses de l’hopital ; en réalité il s’agit d’un complément de trésorerie reconduit en empruntant le circuit habituel des décisions administratives et financières ,d’ailleurs elle l’expliquait sur son site facebook ( voir ci-dessous ) ; l’hôpital a touché ce qu’il devait percevoir ; si cette « manne » est due uniquement a son « intervention « in extremis , on peut douter de la moralité de la nouvelle administration MACRON ; ce n’est sans doute pas ce que souhaitait notre députée « en marche « ; dans ses actes et dans ses propos elle ne montre nullement la volonté de changement promise dans le programme du président élu.

Citoyen 09/08/2017 22:38

De l'extérieur, on ne peut que constater que le Député Maire Sansu avait initié la démarche bien avant les législatives et de plus qu'il l'avait déjà fait je crois l'an dernier... on ne peut nier son rôle.

Que l'entretien de la Députée Essayan avec l'ARS ait confirmé la nécessité de cette rallonge, peut-être. On ne peut nier là que ça n'ait pu être que bénéfique, mais c'est gonflée de la part de la députée de s'attribuer à soit tout le mérite, sans parler du maire et ex député compte tenu du fait indéniable que celui-ci avait initié la démarche...

ça démontre là que malgré le cosmétique du renouveau d'en marche, notre nouvelle député est empreinte de veilles pratiques, qui s'explique probablement par ses plus de 10 ou 15 ans de vie politique et sa proximité avec notre ex ex maire...

Jag 09/08/2017 14:10

C'est l'avantage du non-cumul des mandats !
Avant, nous avions un député-maire qui se disait plus utile en tant que député, mais qui ne faisait rien...maintenant, on a un député et un maire qui se disputent des résultats...on avance quand même et cela donne un peu d'occupation au maire qui a une occasion de pouvoir revendiquer quelque chose à part la destruction du centre-ville !

Macaron 09/08/2017 13:47

Vierzonitude, bravo. On vous retrouve. Voici un très bon post qui me plait énormément car il reflète ce que les citoyens sont obligés de subir en permanence de la politique et qui montre que nos élus sont incapables de se remettre en question. Voilà qui prouve qu'avec la Présidence de Monsieur Macron, rien ne change et rien ne changera dans leurs mentalités, tout comme avec les précédents. Ce qui n'est pas étonnant puisque Monsieur Macron a développé sa personnalité politique au cœur de l'ancien système, au cœur du Hollandisme. Quinquennat jupitérien ? Non, jamais, pas avec les élus actuels, quels que soient leurs bords. Chassez le naturel, il revient au galop. C’est la Comédie Humaine de Balzac qui met en lumière la complexité des êtres et la profonde immoralité d'une mécanique sociale où les faibles sont écrasés tandis que triomphent le banquier véreux et le politicien vénal. C’était déjà le cas à son époque. Et croire qu’un météore va tout changer en quelques mois, ce pourrait être rigolo mais, finalement, c’est plutôt triste pour la qualité des capacités intellectuelles de ceux qui y croient.

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