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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


"A Vierzon, les coiffeurs en voient de toutes les couleurs" titre Libération

Publié par vierzonitude sur 21 Mars 2015, 13:22pm

"Pendant un an, «Libération» raconte des parcours de commerçants et de boutiques dans la sous-préfecture du Cher. Aujourd'hui, les coiffeurs.
Comment ça marche le commerce ? Libération a choisi Vierzon pour raconter pendant une année les parcours et le quotidien de commerçants, entre évolution des centres-villes, concurrence de la grande distribution et crise économique.

La sous-préfecture du Cher, 27 000 habitants, connut son âge d’or dans les années 60-70, lorsque l’usine Case (ex-Société française), spécialisée dans la production de matériels agricoles et industriels, tournait encore. Depuis, Vierzon a perdu des habitants et affiche un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale (14,5%).

Troisième volet de notre série, les coiffeurs, particulièrement nombreux à Vierzon. Certains ferment faute de clients, mais beaucoup résistent tant bien que mal."

"A Vierzon, les salons de coiffure ne manquent pas. Une cinquantaine, si l’on s’en réfère aux Pages jaunes. Quelques-uns sont installés dans la zone commerciale, mais la plupart sont dans le centre-ville, parfois à quelques mètres les uns des autres. Après les responsables de l’Atelier détente, rencontrées il y a deux mois, nous sommes allés voir leurs collègues coiffeurs dans les rues alentour. Comment s’en sortent-ils financièrement ? Quel regard portent ces artisans sur leur ville et ses rues commerçantes ? Alors que les patrons manifestent leur colère cette semaine en France, voici quatre témoignages de coiffeurs vierzonnais."

«Les gens d’ici me reconnaîtront certainement. J’ai peur d’un article encore négatif sur notre ville. Vous n’imaginez pas les conséquences, on n’a pas besoin de ça. On dit toujours que c’est moche ici, qu’il n’y a rien. Certains clients m’avouent avoir honte d’être de Vierzon. C’est grave quand même. Moi, non, je maintiens que cette ville pourrait être bien. On est bien situé. Pourquoi personne ne vient ?»

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3 + 1 = 1 03/12/2014 15:13

Y aurait-il un « Effet Carpy » redéfinissant l’addition telle que : 3 + 1 = 1 ?

En lisant l’article du journal « Libération », j’ai ressenti une incohérence entre les quatre témoignages, incohérence qui m’a bondi aux yeux.

Pour « Coiff 2000 », ce n’est pas l’Amérique : « Elle en a plein le dos », « la devanture est vieillotte », « on a perdu gros » (avec la désindustrialisation), « J’ai commencé avec des employés, je finis seule », « je m’en sors quand même », (autrement dit : je ne roule pas sur l’or).

« Chanelle » ne croule pas sous les lingots d’or non plus: « Aujourd’hui, c’est devenu tellement dur », « il y a quinze ans, cela n’avait rien à voir. Je gagnais le double, autour de 3000 euros » - (Donc, maintenant, c’est 1500 €, soit environ le SMIC) – « Des femmes passaient chaque semaine. Maintenant, elles viennent toutes les quatre semaines, parfois huit » - et les clientes, victimes elles aussi du déclin industriel tentent : « Si, j’apporte ma couleur, c’est combien ? Et si je viens avec les cheveux mouillés pour éviter le shampooing ? »

La coiffeuse de la rue pavée souhaite rester anonyme. Mais il n’est pas difficile de comprendre qu’elle n’appartient pas à la très richissime famille Rockfeller : « Financièrement, elle rame. Elle s’en sort à la fin du mois avec l’équivalent d’un SMIC », « Parfois, elle regrette son ancien statut d’employée, avec les congés payés et un fixe à la fin du mois. », « Un jour peut-être, j’arriverai à avoir un employé. »

Ces trois témoignages s’apparentent plus à une survie qu’à une joie de vivre dans ce métier à Vierzon. Les trois lieux d’activité sont situés a peu près dans la même zone, celle du centre ville. Les trois semblent avoir du mal à boucler les fins de mois. Aucune ne peut engager de travaux de rénovation. Au final, leurs témoignages ne nous motivent pas à ouvrir un salon de coiffure à Vierzon !

Mais c’est peut-être un tort, car il faut se pencher sur le quatrième témoignage, celui de Carpy, lui aussi situé dans la même zone que les trois précédents, celui du centre ville. Là, net changement d’ambiance et de résultats : « La patronne est souriante », ce qui nous change un peu de la tristesse dégagée dans les témoignages ci avant. Contrairement aux trois autres, « Son salon tourne bien » ! « Elle s’apprête à déménager », « J’ai trouvé un immeuble à acheter » ! Même pas un local d’activité. Carrément un immeuble ! Et bien dites donc, ça roule gros dans la coiffure vierzonnaise ! Et dire que certaines végètent ! Ouah ! Dites moi, j’y pense. Par hasard, « Libération » n’aurait pas mixé deux sujets différents, à des fois ? Bon, en attendant une éventuelle confirmation, continuons dans l’euphorie de cette profession vierzonnaise : « Ah non, ça ne m’inquiète pas ». La franchise Carpy « coûte 7000 € par an ». Une paille. Et les trois autres, seraient-ils capables de régler une telle franchise annuelle ? Vu leurs déclarations, cela me parait difficile ! « Ce que j’apprécie surtout, c’est qu’ils proposent des formations à volonté pour le personnel ». Donc, contrairement aux trois autres, ce salon est capable de posséder des salariés.

Autrement dit :

3 insatisfaites + 1 satisfaite = 1 satisfaite seulement.

Il est dommage que Libération ne se soit pas aperçu de cette dissonance et n’ait pas fourni une tentative d’explication.

A brûle-pourpoint, sans savoir, que pourrait-on émettre comme explication ?
- Différence de qualité professionnelle ?
- Différence de qualité de gestion ?
- Effet Carpy ?
- Autres ?

Et puis, deux questions viennent à l’esprit :
- En ce qui concerne l’achat de l’immeuble, espérons qu’il n’a pas été favorisé par une subvention municipale visant à vider la rue Voltaire pour remplir, de manière dirigée, la Place du Maréchal Foch.
- Et si, par hasard, c’était le cas, espérons que la gérante de Carpy habite Vierzon et y règle ses impôts locaux. Sinon, ce serait un comble.

Avec cette nouvelle découverte arithmétique qui conduit à : 3 + 1 = 1, Vierzon pourrait devenir la « Silicon Valley » Berrichonne. Cela permettrait de couper les cheveux en quatre et, pourquoi pas, de les poildeculter au micron près pour en fabriquer des nanotifs capables de remplumer les chauves quand les poules auront des poils. Ne vous inquiétez pas, il s’agit d’une parabole littéraire en affinité avec la comparaison des quatre témoignages.

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