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Vierzonitude

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L'ancienne nationale 20 garde encore quelques traces à Vierzon

Publié par vierzonitude sur 4 Août 2020, 05:50am

L'ancienne nationale 20 garde encore quelques traces à Vierzon

Qui se souvient que l'ancienne nationale 20 passait en plein Vierzon, rue des Ponts, avenue du 14 juillet, route de Massay. Il reste encore cette borne kilométrique Michelin datée du 21 mai 1960  implantée sur l'ancien tracé de la Nationale 20 à Vierzon, au niveau du 76 avenue du 14 juillet. Cette ancienne borne kilométrique en ciment recouverte de plaques en lave émaillée est l'une des nombreuses productions du mobilier routier dues à Michelin.

Ce modèle, qui porte encore la peinture rouge de la route nationale 20 d'origine, sous la peinture jaune écaillée de la route D 918 bis qui l'a déclassée, a miraculeusement été épargnée parce que subsistant sur un tronçon actuellement dévié pour la traversée de la ville. Cette intéressante borne est située à 8 kilomètres de la limite départementale avec le Loiret. On peut noter une curiosité d'ordre général, les bornes kilométriques sont toujours implantées sur le côté droit de la route en regardant vers Paris. 

L'ancienne nationale 20 garde encore quelques traces à Vierzon

Dès la construction de la route royale reliant Paris à Toulouse, au milieu du XVIIIème siècle, le destin de Vierzon bascule. On ne passe plus dans l'actuelle rue Victor-Hugo mais dans ce que les Vierzonnais appellent toujours, la rue Neuve, (rue puis avenue de la République), épine dorsale de la cité. Jadis, avant la route royale, pour se rendre à Paris, il fallait emprunter le quartier de Saint-Martin (Vierzon-Villages), dans la direction de... Tours ! Ensuite, un obscur embranchement permettait de rejoindre la Capitale... La route royale voit le jour en 1772, percée entre la rue Victor Hugo (ex-rue des Capucins) et la rue de la Gaucherie. Cette nouvelle artère prend le nom, judicieux de, rue Neuve des Capucins, achevée en 1774.

Plus tard, la route nationale 20 prend sa place et le tracé de la route royale. Les congés payés sur la nationale 20 font vite la place aux encombrements automobiles. Le revers de la médaille. Un revers hélas, encore trop présent dans les esprits. Même si les bouchons ont déserté le centre de la ville depuis plusieurs décennies, l'image colle encore à la peau, du moins au bitume. Les longues transhumances estivales se heurtent invariablement, dans les années 1960 notamment, aux célèbres bouchons de Vierzon. De longue files de voitures se retrouvent tôle à tôle, au milieu de Vierzon, sur le dos de la nationale 76 (vers Bourges d'un côté et Tours de l'autre) et sur celui, surtout, de la nationale 20 (le Sud de la France). C'est au centre de Vierzon que justement les deux nationales se rejoignent.

La route nationale 20, ou RN 20, était une route nationale française reliant avant 1996 Paris à la frontière franco-espagnole d'un seul trait. Elle a été, sur une partie de son parcours, remplacée par l'autoroute A20 afin de permettre le désenclavement du Massif central. Elle était, avec la RN 7 et la RN 10, l'une des plus longues routes nationales de France. Le décret du 5 décembre 20051 ne prévoit le maintien que de la partie la plus méridionale de la route, entre le débouché de l'A66 et l'Espagne.

L'ancienne nationale 20 garde encore quelques traces à Vierzon
L'ancienne nationale 20 garde encore quelques traces à Vierzon
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