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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Pierre Mathyss, le Vierzonnais de la Star Ac', sur la scène des Estivales le 17 juillet

Publié par vierzonitude sur 17 Juillet 2015, 13:00pm

Né dans le Berry voisin et Orléanais depuis plus de dix ans, Pierre Mathyss doit d’abord sa notoriété à la Star Academy et à sa voix de baryton. L’ancien coiffeur devenu chanteur a monté un spectacle de jazz burlesque qui sera présenté à Chécy le 9 juin.

De son passage à la Star Academy, cinquième du nom, en 2005, Pierre Mathyss garde un arrière-goût doux-amer. Avec le recul, et même s’il est plus que lucide sur le côté factice et manipulé de ce type de programme, l’actuel trentenaire reconnaît que l’émission de téléréalité lui a « mis le pied à l’étrier » et lui a permis de devenir un « vrai professionnel ».

Né à Romorantin en 1980, Pierre Mathyss passe son enfance et son adolescence à Vierzon. Mais dans la déjà sinistrée sous-préfecture du Cher, son « côté fashion branché, aimant bien faire ce [qu’il voulait] avec [son] look, ne passait pas très bien ». Alors, à 18 ans, après avoir obtenu un bac « arts appliqués » pour faire plaisir à son père designer, il quitte le Berry pour Orléans où il devient coiffeur. Un métier qui le passionne depuis qu’il est petit. Puis survient la Star’Ac, et la notoriété qui lui tombe dessus d’un seul coup… Impossible de faire quelques pas dans la rue sans être reconnu, photographié, approché, sollicité. Adieu le coiffeur, bonjour l’artiste : une tournée solo, le premier rôle dans une comédie musicale hommage à Joe Dassin, Salut Jo, puis une place de soliste dans un groupe de gospel dont il découvre la ferveur : « J’ai vu à Bercy 12 000 personnes se lever et danser main dans la main. » Avant, en 2010, de se « sédentariser » et d’acheter un bar, l’un des plus anciens d’Orléans, l’ex-Nantuket, rue des Sept-Dormants. Un « piano-bar, café-concert burlesque » devrait ouvrir en 2012.

Comment êtes-vous venu à la musique ?
Je suis un pianiste autodidacte. J’ai appris tout seul sur le piano droit qui était à la maison, en composant la musique de mes premières chansons, vers dix ou onze ans, à l’oreille. J’avais bien essayé de prendre des cours de batterie vers sept ans, mais à cause du solfège, ça ne l’a pas fait du tout.

Quelles sont vos racines musicales ?
Celles que me faisait écouter ma mère musicienne quand j’étais petit : soul, jazz, gospel. J’ai besoin de ces repères-là pour vibrer. Mon « papa à moi », c’est Ray Charles. Il est baryton basse comme moi. C’est mon délire.

Comment est née votre aventure avec le Mix Band de jazz de Chécy ?
Le Mix Band m’a sollicité en juin 2011 pour remplacer un chanteur. C’est pendant ce spectacle, alors que je regardais, depuis la coulisse, le public qui restait les bras croisés, que j’ai eu l’idée du Swing It qui sera présenté à Chécy le 9 juin. J’ai proposé au chef d’orchestre Yves Lambert – qui a accepté –, de me donner carte blanche pour créer moi-même un show de toutes pièces, un spectacle de jazz tout public. Je me suis occupé de tout : mise en scène, com’, production. C’est une première pour moi.

Ça va ressembler à quoi ?
On retrouve l’univers des années 30-40 : Sinatra, Ray Charles, Nina Simone, et quelques artistes plus récents, comme Paul Anka. Viendront s’ajouter, pour la partie visuelle, une danseuse burlesque, un magicien, une cantatrice lyrique, un danseur hip-hop…

Votre rêve ?
Monter sur la scène du Campo Santo au festival de jazz. Même en première partie. J’ai invité le programmateur du festival le 9 juin… Dans la vie, il faut toujours être optimiste.

Né à Romorantin en 1980, Pierre Mathyss passe son enfance et son adolescence à Vierzon. A 18 ans, après avoir obtenu un bac arts appliqués, il quitte le Berry pour Orléans où il devient coiffeur. Puis survient la Star Academy, et la notoriété tombe… Adieu le coiffeur, bonjour l’artiste: une tournée solo, le premier rôle dans une comédie musicale hommage à Joe Dassin, Salut Joe, puis une place de soliste dans un groupe de gospel. Aujourd’hui, il se concentre sur deux groupes dédiés à la soul et au jazz.

Pierre Mathyss, le Vierzonnais de la Star Ac', sur la scène des Estivales le 17 juillet

Revenu de la téléréalité, l’Orléanais Pierre Mathyss continue de faire vivre son rêve de la musique. Aujourd’hui, il se concentre sur deux groupes, dédiés à la soul et au jazz.
«Que les gens qui me croisent dans la rue m’appellent “Star Ac’”, ça pourrait m’énerver?; depuis, j’ai fait beaucoup de choses et il est temps que mon nom, ce soit Pierre Mathyss… Mais je ne regrette pas du tout. Si je fais ce que je fais, c’est aussi grâce à ça, il ne faut pas cracher dans la soupe. »

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chat noir 18/07/2015 16:42

Nous sommes allés voir son concert à Vierzon époustouflant. Superbe prestations devant un public mitigé. Nous sommes remonté par le square, quatre jeunes fumait leurs cigarette tranquillement, assis sur le monument.

Là, deux policiers en tenus, lampe de poche à la main éblouissent le petit groupe. En insistant leurs faisceau dans la gueule du groupe et en leur parlant salement, les jeunes alors partent en gueulant. Quelques minutes plus tard, nous croisons une des filles, en pleur.

Les pratiques policières en quarante ans n'ont pas changées S'attaquer au plus faible, et laisser les petits caïds locaux ou ceux qui foutent le bordel tranquille, mais ou va-t-on ?

C'est absolument honteux que de telles pratiques puissent encore exister et subsister en 2015. Tout ressemble ou ce passe avec les forces de l'ordre qui semblent faire de la provocation.

Si leurs volonté est de, semble-t-il, mettre le désordre, ils ne s'y prendraient pas autrement . Pourtant nous ne sommes pas en Roumanie sous chaouchesku ou en rda de honeker, mais à Vierzon au 21 ème siècle ? Chercher l'erreur.

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