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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans

Publié par vierzonitude sur 6 Mars 2017, 12:22pm

Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans
Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans
Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans
Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans
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Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans

Une grande-petite ville

Blottie autour de son château, sur les hauteurs de la ville, Vierzon a d'abord vécu entre ses remparts avant de serpenter dans ses faubourgs, agglutinés autour des principales voies de communication. Elle s'est étendue au gré des circonstances naturelles et économiques, blotties contre les parois de sa vaste forêt et de ses rivières, d'une part, et d'autre part, contre la joue de son canal et de sa gare ferroviaire.

Les faubourgs cernent Vierzon-Ville, réunis dans Vierzon-Villages. La soif d'indépendance fait éclater Villages en trois communes distinctes et en 1937, lorsque le grand Vierzon recoud toutes ses parties éparpillées, la ville n'a pas un nombre d'habitants proportionnel à sa nouvelle superficie. Aujourd'hui encore, les 27.495 habitants (chiffres : 2008) s'ébattent sur un territoire équivalent à peu près à ... 100.000 habitants.

La preuve : Vierzon et ses 27.000 habitants possèdent une superficie (74 kilomètres carrés) plus grande que celle de Bourges (68 kilomètres carrés) avec ses 69.000 habitants. Vierzon est un camembert découpé en quatre portions. Chacune représente l'équivalent des ex-communes qui, rassemblées en 1937, sont devenues les quartiers naturels de la cité. La ville n'a eu de cesse de vouloir grandir encore et toujours. Ogre urbain doté d'un gros appétit d'habitants, seule recette valable pour prétendre grossir. Le pic d'habitants est atteint en 1975 avec 35.699 habitants. En gros, Vierzon s'enorgueillit d'être une ville de 36.000 habitants. Elle n'a pas cessé d'étoffer ses effectifs : plus de 28.000 en 1954; plus de 31.000 en 1962; plus de 33.000 en 1968 jusqu'à frôler les 36.000 en 1975. Dès lors, les habitants désertent et leur nombre passe sous la barre symbolique des 30.000 en 1999. Un coup de tonnerre démographique.

50.000 habitants

Pourtant, la prospérité économique d'une ville devenue industrielle, permet d'échafauder n'importe quel plan sur la comète. Dès les années 1950, le frémissement de la grandeur agite les narines de la municipalité. En 1958, tout est dit dans un article de presse qui évoque le projet d'aménagement du canal de Berry, déclassé plusieurs années auparavant. La voie d'eau a fait son temps. Elle passe en centre-ville et son inutilité couplée à son insalubrité précipitent sa fin : le canal sera bouché. Et pourquoi le sera-t-il ? “Dans une vingtaine d'années, Vierzon peut être une ville de 50.000 habitants.” La place ainsi gagnée servira à imposer des aménagelents décisifs. Maurice Caron, maire de l'époque, a signé cette déclaration que le futur rendra purement hasardeuse. Toutefois, le chroniqueur de l'époque effleure l'idée d'une éventuelle “utopie” dont il se refuse toutefois, eu égard au respect du au maire... : “Vierzon qui a fait un très gros effort en faveur de la construction voit chaque année, sortir de terre, des constructions nouvelles qui permettent à des personnes habitant l'extérieur mais dont le travail est à Vierzon de se loger convenablement et d'être sur le lieu de leur travail”. Dans la presse, en 1956, un autre article affiche clairement les ambitions : “Vierzon est une grande ville et veut le prouver”. Tout est dit.

Il est temps d'offrir aux nouveaux habitants, en dehors du gîte, la possibilité de mieux circuler, de mieux stationner, de mieux se réunir. Sauf que cette boulimie immobilière ne sert pas seulement à loger les voisins pour les fixer à Vierzon. Les années d'après-guerre sont difficiles. En 1950, deux mille familles sont toujours sans abri. Des baraquements de fortune ont poussé place de l'Abattoir, à Villages, aux Forges, au Chalet de la Forêt, dans le passage Proudhon. En 1963, cinq ans après l'article, douze baraquements qui abritent 48 familles subsistent encore.

Du coup, les terrains libres se hérissent de cités : celle du Désert en 1951 (1000 demandes !) et la même année la cité Louise-Michel, la cité de Puits-Berteau l'année suivante, la cité Henri-Sellier entre 1953 et 1955, la cité d'urgence dite Abbé-Pierre, au Verdun en 1954, la cité du Bourdoiseau en 1955, la cité de relogement en 1957 et celle de Gustave-Flourens en 1958.

Les cités sortent de terre

Sur d'anciennes vignes, au Clos-du-Roy, un projet de construction de logements de masse pointe le bout de son nez. Le logement est une bataille. Et la courbe démographique donne raison aux bâtisseurs. Une première salve de logements garnit la décennie de l'après-guerre. Là où il n'y avait rien, il y a désormais des bâtiments, des rues, des quartiers entiers. En 1964, le bulletin municipal barre deux pages de ce titre inquiétant : “le logement : problème angoissant.” Angoissant parce qu'il faut des crédits.

Six cents demandes restent à satisfaire. La décennie 60 accèlère la cadence : 320 logements à la cité du Colombier, le quartier du Tunnel-Château en accueille 99; la cité Sellier termine son programme. En 1966, le Clos-du-Roy frappe un grand coup : 3.000 logements à venir. La ville s'hérisse de hauts bâtiments. Désormais, l'église Notre-Dame et le Beffroi sont concurrencés par des immeubles de logements sociaux. Le paysage est moderne. On parle de “chantiers de masse”.

La ville s'étire. Et ses réseaux avec, forcément. Il faut amener l'eau, l'assainissement, l'évacuation des eaux pluviales, créer des voiries, des trottoirs. Le béton a bonne presse. L'immobilier remplit les vides. Et rend des familles heureuses avec le confort d'une salle de bains. En novembre 1970, un édito du bulletin municipal annonce la couleur : “Sa courbe géographique (de Vierzon) fait prévoir une augmentation de près d'un millier d'habitants par an dans les prochaines années. Un tel chiffre exigera bien entendu à la fois le maintien de l'activité économique et de nouvelles et importantes possibilités de logements. Dans ce sens, la création de l'importante cité de Chaillot par “l'abri familial” sera certainement très bénéfique.”

Plus de logements sociaux à la pelle, ce coup-ci, mais une accession à la propriété à bon prix. Là encore, la vaste plaine de Chaillot se hérisse de pavillons construits en un temps record (jusqu'à trois par jour pour contenir les coûts de fabrication). Vierzon croit dur comme fer à cet “accroissement démographique” qui exige non seulement des logements, mais des structures scolaires, culturelles, sportives corrrespondantes. Cinq ans plus tard, le recensement offre des certitudes à la municipalité que sa politique est la bonne : 35.699 habitants. Le crédo : se développer.

27.000 habitants

En 1975, justement, le plan d'occupation des sols pour aménager Vierzon, trace les grandes lignes de l'avenir. Et déjà, elle pointe un souci : “Vierzon, ville de 37.000 habitants assume des charges de voiries et de réseaux égales à celles d'une ville de 100.000 habitants ou plus.” Le chapitre 2 est intéressant : “développer Vierzons sans l'étendre”. Il faut “constituer un vrai centre-ville”, et “développer les zones d'emploi.” A la fin de 1976, Chaillot compte trois mille habitants dans 613 maisons. C'est le summum. Le nouveau quartier marque la décennie 70. Celle d'après n'est pas avare non plus de constructions. Face à Chaillot, un autre nouveau quartier, les Crêles, 140 habitations inauguées en 1982. Suivent la résidence du Moulin de Grossous, la résidence Paul Eluard, de la Poste.

La démolition de l'usine Larchevêque laisse la place à l'ilôt du même nom (106 logements). Seulement, le recensement de 1982 met un frein aux ambitions. La ville commence à perdre des habitants. Les raisons sont, entre autres, économiques. Le vieux quartier n'échappe pas la modernisation: création de rues piétonnes, logements rénovés à grande échelle. La décennie 80 prépare un grand changement en centre-ville : la création d'un “vrai” centre que Vierzon réclame depuis 1937, à travers la création du Forum République. Un ensemble de commerces construit sur le canal busé. La greffe prend mal. Ce centre est artificiel. Dans l'enfilade, une nouvelle Poste, des logements. Sur le sillon du canal, l'urbanisation rejoint l'écluse de Grossous.

En 1990, patatra, nouvelle baisse de la population : 32.000 habitants. Les cités (Sellier, Colombier, Clos-du-Roy) sont devenues les quartiers dits “sensibles”, trop hauts, trop de vacances. Ils sont l'objet d'un plan drastique de démolition. Parmi les élus figure un ex-patron d'une entreprise de bâtiment : il a construit les logements qu'il fait alors démolir... Le départ des habitants se lit à présent dans l'urbanisme. Symbole fort : une école, Paul Langevin, est complètement désaffectée et transformée en centre associatif. En 1999, le choc est rude : moins de 30.000 habitants et la courbe continue de mordre la poussière, 28.000 en 2006, 27.723 en 2007, 27.495 en 2008. Des pavillons remplacent les immeubles de Sellier et du Clos du Roy. Vierzon court après ses habitants. D'abord endiguer la perte. Et repartir à la hausse. Peut-être...

Le quartier du Tunnel-Château fête ses cinquante ans
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Beffroi, la vigie du vieux quartier

Il veille. Sur le vieux quartier. De son allure mi-romane, mi-gothique. Il veille. Le clocheton en éveil. Les pieds emmurés dans le sol vierzonnais depuis le XIIème siècle. C'est la signature contemporaine de Philippe-Auguste. Carrée, massive, la silhouette du Beffroi est à la vieille ville ce que l'eau est au canal : indispensable. La tour du Beffroi signale, en fait, la porte d'entrée de l'ancien château.

Au profit de sa popularité, le Beffroi a perdu ses autres noms : tour du veilleur, porte de l'horloge, porte de la prison. Et surtout, la tour bannier, un vieux droit de ban seigneurial qui consiste à proclamer sous forme d'affichage, les décisions du seigneur concernant la communauté urbaine. Depuis le haut Moyen-Age, la tour du veilleur imprime sa marque dans le quartier de la Butte, celle de Sion, là où crâne encore le souvenir du château de Vierzon. Droit come un i, sur les hauteurs de la ville, pour y voir de loin, l'ennemi arriver. Sur la butte, il y a désormais un banc et une vue imprenable sur la modernité quand le feuillage des arbres le permet.

L'entrée de la ville

Jeune homme, le Beffroi n'a pas le haut du corps aussi élancé. Le clocheton actuel remplace une tour de défense carrée. Il arrive d'un autre Beffroi voisin, situé rue Porte-aux-Boeufs. Il signale, lui, l'entrée de la ville mais en 1819, l'édifice mal en point, est démoli. Son clocheton, en revanche, échappe au désastre et va coiffer la tour bannier. On imagine facilement un système pour lever et baisser une grille afin d'interdire l'accès à l'intérieur du château. La féodalité vierzonnaise se consumme alors dans les feux nourris des Anglais, entre Richard Coeur de Lion et le Prince noir qui possèdent la ville, avant les Normands, seigneurs de Vierzon.

Le Beffroi, trace entière du château, voisine avec une ancienne tour carrée dont il ne reste que le rez-de-chaussée. Encore visibles, la tour du guet, des vestiges de rempart, une partie du chemin de ronde, les meurtrières de l'ancien poste de garde. Mais tout cela est trop éloigné de la mémoire collective vierzonnaise. Alors, le Beffroi retient d'autres attentions. De porte d'entrée aux vertus chatelaines, le Beffroi devient une porte de prison, à partir de la Révolution. Moins vertueuse. Il s'y fait.

Des travaux dans le cachot de la ville datent de 1794. Trente ans plus tard, le moyen d'accès, c'est l'escalier conduisant à l'horloge, installée en 1819. La tour est un cachot. On y jette des détenus de passage, de moins d'une semaine derrière les barreaux. Ce sont des voyageurs sans passeport. Et le passeport est obligatoire pour aller d'une région à une autre.

Une prison

Avec le développement industriel de la ville et surtout, les travaux du chemin de fer, les bâtisseurs de la voie ferrée se retrouvent embastillés, entre 1840 et 1850, pour des bagarres, des vols. Le géôlier offre la paille et le pain, l'eau est gratuite mais loin d'être potable ! La prison du Beffroi sert jusqu'en 1930 et reprend du service, plus tard, jusqu'en 1943.

Les derniers prisonniers laissent des traces de leur passage, des graffitis sur les murs témoignent de leur présence et de leur franc-parler ! On ne s'étendra pas sur la nature du vocabulaire... Le Beffroi se refait deux beautés, au XXème siècle, en 1922 et en 1985. La rue du Château, la bien-nommée, passe sous son porche, contigu au musée des fours banaux (le four où était cuit le pain). Ce musée raconte le passé féodal de la ville (avec notamment une maquette des remparts. L'ancienne horloge du Beffroi ronronne doucement, elle date de 1436, entièrement restaurée en 2001. L'horloge actuelle fait résonner le temps qui passe, dans la vieille ville, et les cloches de l'église voisine, Notre-Dame, lui répond, en léger différé.

Eglise Notre-Dame et Sainte-Perpétue

La sainte patronne de Vierzon s'appelle Perpétue. Née à Tébourba, dans l'actuelle Tunisie, elle était une jeune maman convertie au christianisme. Avec sa servante, Félicité, elle demande le baptême à l’Evêque de Carthage. Mais l’empereur Septine Sévère interdit le christianisme. Jetées en prisons, les deux jeunes femmes sont livrées aux bêtes dans une incroyable cruauté. Perpétue est déjà maman, elle allaite son enfant en prison tandis que Félicité met son bébé au monde trois jours avant d'être, avec Perpétue, enveloppées dans un filet, livrées à une vache furieuse avant d'être égorgées, dans les arènes de Carthages.

Perpétue est inhumée à Carthages et ses reliques sont transférées à Rome. Le Pape les offre, au neuvième sièvcle, à l'Archevêque de Bourges, Saint-Raoul de Turenne. Lui-même les remet à l'abbaye de Dèvres, à Saint-Georges sur la Prée, près de Vierzon. Les invasions normandes n'épargnent pas l'abbaye. Le monastère, situé au pied du château de Vierzon, recueille alors les moines errants. Plus tard, la communauté devient l'abbaye Saint-Pierre (actuellement, l'hôtel de ville). Les reliques de Sainte-Perpétue sont exposées dans l'abbatiale et sont très vite vénérées par les habitants de la ville. Après la destruction de l'abbatiale, les reliques de Sainte-Perpétue trouvent naturellement refuge à l'église Notre-Dame. Une procession, autour de l'église se déroule au mois de mars, avec le reliquaire en tête. L'église Notre-Dame date du XIIè et XVè siècle. Son clocher-porche (XIIè) abrite cinq cloches dont la plus ancienne, Désirée, ets fondue en 1513 par le fondeur Martin Bourdon. Les quatre autres cloches s'appellent Félicie (1899), Martin (1925), Lucie (1899) et Marie-Antoinette (1899). Une chapelle est dédiée à Sainte-Perpétue.

Dans le vieux quartier

La vieille ville garde en elle le caractère de ses origines : rue de l'Etape, rue de la Monnaie, rue du Gros Caillou, rue des Changes, rue Porte aux Boeufs, rue Gallerand, passage du Corneau, ruelle du Chevrier, rue Galilée, rue du Château, place des Bans... La liste plante le décor d'une histoire à fleur de pierre et de pans de bois.

La mairie est installée dans les bâtiments conventuels de l'abbaye bénédictine Saint-Pierre; un parking remplace le cloître et une aile (ouest) abrite les anciens locaux de la Caisse d'Epargne, devenu plus tard le Trésor public. Les locaux viennt d'être rachetés par la ville.

Un peu plus bas, dans le jardin romantique jouxtant le square Lucien-Beaufrère, on trouve les traces d'une écluse datant du XVIème siècle, dite écluse Léonard de Vinci car construite selon ses plans.

De l'autre côté de la route nationale 76, la vieille ville s'étend par la rue Galilée, entre pavés et marches menant à l'église Notre-Dame, rue Armand Brunet. On trouve dans l'ancienne cité, en dehors des vestiges du château, des maisons du XVè, XVIè, XVIIè, XVIIIè et XIXè siècle, des hôtels particuliers.

Dans les années 1980, le vieux quartier a bénéficié d'une opération en profondeur de réhabilitation. Des appartements ont été aménagés dans un ancien grenier à sel, rue des Changes. Place Gallerand, dans le grenier d'une maison, on peut y voir encore des os de mouton scellés dans le pignon...

Dans les années 1960, le quartier dit du Château, de l'autre côté du Beffroi n'a pas résisté aux appétits des amateurs de logements sociaux qui firent démolir, pour faire de la place, des maisons anciennes, voire l'ensemble d'un quartier historique.

Dans les années 1990, une fenêtre gothique est mise à jour. Restaurée, elle est visible dans la cour des fours banaux. La vieille ville prend tout son sens si elle est guidée car une foultitude de détails permet de raconter la riche histoire médiévale de Vierzon.

Commenter cet article

Alexandre 20/03/2016 10:22

Merci pour l'article.

Je réitère... le quartier Nord du Beffroi est une verrue, c'est l'espace le plus haut de la ville, là où l'on pourrait avoir des places, des champs, de "beaux immeubles !" avec un panorama exceptionnel... en place, on a ces constructions styles bétons dont la ville ne tire aucun valeur et qui ne peuvent que repousser tous visiteurs.

Si l'on veut dépaupériser le centre et lui redonner du cachet, faudra détruire ces machins.

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