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Vierzonitude

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La phrase terrible du président du Secours populaire de Vierzon

Publié par vierzonitude sur 13 Juin 2016, 09:30am

La phrase terrible du président du Secours populaire de Vierzon

La phrase, mise en exergue, la semaine passée, par la presse locale, reflète le vrai drame vierzonnais. Bien sûr, diront les optimistes compulsifs et les oui-ouistes professionnels : "ailleurs, c'est pareil". Oui mais répétons-le, Vierzon n'est pas ailleurs. Et si l'on s'intéresse un peu à l'avenir de cette cité jadis riante, cette phrase sortie tout droit de la bouche du président du Secours populaire doit interpeller car elle est terrible. Mais elle est quand même caricaturale car elle ne repose, finalement, sur aucune statistique officielle. Il est vrai que le Secours populaire, en contact direct avec la paupérisation vierzonnaise, a les clefs pour comprendre certaines choses. Mais pas toutes. Car, heureusement, dans ce tableau sombre, il ne reste pas, à Vierzon, qu'une population de 27.000 habitants sclérosés de pauvreté. Et c'est aussi le drame de cette ville.

Mais il est vrai que depuis plusieurs années maintenant, les observateurs attentifs le savent, la pauvreté a changé de place. Elle s'est étendue, sans doute, mais elle a surtout conquis des espaces comme le centre-ville, ce qui vaut à ce quartier, son entrée dans la liste des quartiers pauvres. Nous ne nous livrerons pas à une analyse au doigt mouillé pour tenter de trouver les explications à ce phénomène. Mais l'on voit bien qu'un truc cloche à Vierzon. Plus qu'ailleurs parce que le taux de chômage y est plus haut qu'ailleurs, les problèmes plus complexes, plus voyants, plus criants. Les "plus aisés" sont ailleurs qu'en centre-ville car ils ont les moyens de se déplacer, faire plusieurs kilomètres même. D'où le nouvel Eldorado vierzonnais qui s'appelle Méreau. On quitte la réalité d'une ville pour vivre la réalité d'une autre plus lisse, aux rues plus carrossables, aux impôts moins élevés. Combien de Vierzonnais ont quitté Vierzon pour la commune d'à côté ? Combien sont restés car ils ne pouvaient pas faire autrement ? La phrase du président du Secours populaire n'est pas anodine. Elle mérite de s'y pencher. Sans préjugés. Sans déclarations brutales. Sans partie pris.

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Raoul du Berry 13/06/2016 14:34

Moi de même j'ai quitté Vierzon l'année dernière pour acheter une maison dans un patelin de l'Indre.
Le taux d'imposition est tout simplement inadmissible !
Payer pour un musée de la Soie qui n'a pas de sens, puis payer pour des cocos irresponsables et clientélistes, puis payer plus tard pour l'extrême droite quand elle aura fait tomber la ville... NON JAMAIS !

Jag 14/06/2016 09:26

Votre analyse est pertinente, mais ne serait-il pas mieux d'essayer de faire changer les choses par la voix des scrutins que d'abandonner en fuyant, mais pour ceci, il faudrait encore croire dans les politiques...La ville se vide de ceux qui peuvent...triste réalité
Les français attendent toujours leur sauveur que ce soit à la ville comme à la tête de l'état...mais chacun a un rôle à jouer en participant....en etant pro-actif..

Sand 13/06/2016 23:11

Et parmi les élus, habitent ils tous réellement à Vierzon? Vous me direz qu' il faut une adresse pour se presenter... Mais la question reste ouverte.

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