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Vierzonitude

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Le député-maire de Vierzon affiche sa préférence pour Jean-Luc Mélenchon

Publié par vierzonitude sur 2 Juin 2016, 07:30am

Le député-maire de Vierzon affiche sa préférence pour Jean-Luc Mélenchon

Le député-maire de Vierzon roule ouvertement pour Jean-Luc Mélenchon, en vue des prochaines présidentielles. Même si le candidat Front de gauche agace le Parti communiste en organisant un événement en même temps que la clôture du congrès du Parti communiste. Alors que le patron du P.C s'énerve, le député maire de Vierzon tweete : «Le PCF a toujours choisi la raison pour faire gagner ses idées et Jean-Luc Mélenchon, qu'on l'aime ou pas, est le mieux placé l'an prochain», peut-on lire dans le Figaro. "Un positionnement qui rencontre un écho certain au sein du PCF, où près de 2000 cadres et militants ont déjà signé la pétition en ligne «Communistes, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2017», initiée par l'un des anciens dirigeants du parti, Francis Parny." Et en tout cas, le député-maire de Vierzon en est. N'avait-il pas accueilli, à Vierzon, Jean-Luc Mélenchon au cours de l'un de ses meetings de la dernière présidentielle ?

"Le week-end s'annonce chargé pour la gauche radicale. Réunis à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à partir de jeudi, les communistes tiennent leur 37e congrès. Après le discours de clôture prononcé par Pierre Laurent vers 13h, dimanche, les communistes participeront à un pique-nique citoyen qui célébrera aussi les 70 ans du Front populaire. Mais un autre rendez-vous militant se tiendra au même moment: Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle au nom du Parti de gauche, organise également dimanche après-midi un rassemblement de la «France insoumise», place de la Bataille de Stalingrad, à Paris."

A Vierzon, le maire célèbre l’union (Libération)

Par Lilian Alemagna, Envoyé spécial à Vierzon (Cher) — 7 février 2013 à 21:46
Pour Nicolas Sansu, la guerre des gauches n’a pas lieu d’être au niveau local.

A Vierzon, le maire célèbre l’union
Il se dit à la fois «adepte du Front de gauche» et fier, en tant que maire de Vierzon (Cher), de «travailler avec tout le monde». Surtout avec les socialistes. Nicolas Sansu est pragmatique. Si bien que, candidat aux législatives de juin pour succéder au député communiste du cru, Jean-Claude Sandrier, il a inséré dans son dernier tract une photo de lui avec… François Hollande ! Durant la présidentielle, il avait pourtant accueilli Jean-Luc Mélenchon à grand renfort de drapeaux rouges pour un meeting de fin de campagne. Il assume : «Sans cela, je perdais», confie-t-il dans son petit bureau situé au rez-de-chaussée de la mairie. Il s’en est fallu de deux points que la candidate PS ne lui passe devant au premier tour. «Les vagues, c’est comme ça», regrette-t-il. Rescapé du raz-de-marée qui a emporté nombre de bastions rouges en juin, Sansu est, à 44 ans, le benjamin du groupe communiste à l’Assemblée.

Bastion reconquis. Costume sombre sur chemise claire, cheveux noirs tirant sur le blanc, l’homme a beau plaider pour des unions à gauche dès le premier tour aux municipales, il milite aussi «pour des adhésions directes au Front de gauche». Une hypothèse que rejette toujours la direction du PCF. Pierre Laurent ne veut pas abandonner la formule de l’alliance au profit d’un appareil politique structuré. Nicolas Sansu souhaite, lui, une «grande fédération» type «UDF ou UDI». «S’il fallait abandonner le nom pour que les idées triomphent, je le ferais tout de suite.» Il voudrait voir la formule s’«élargir au-delà des cercles militants…» Il s’arrête, réfléchit aux mots : «Très altergauche», conclut-il. Mais s’inquiète d’arrivées exclusives de groupes issus de l’extrême gauche.

Chose rare au PCF, le maire de Vierzon est à la tête d’un bastion reconquis. Dans cette région rurale et industrielle, marquée par une forte tradition cheminote, le communisme a été balayé en 1990. Puis, en 1997, le siège de député, regagné par Jean-Claude Sandrier, a permis de reprendre des positions. Aujourd’hui, six cantons sur huit sont PCF ou apparentés. Un paquet de petites communes aussi. Sansu, ancien attaché parlementaire de Sandrier, a gagné la mairie en 2008, à la tête d’une liste d’union allant de l’extrême gauche aux socialistes. Et il prévoit de renouveler l’expérience l’an prochain : «Je n’ai pas de comptes à régler avec le PS et je ne crois pas à l’affrontement des deux gauches», lance-t-il à l’adresse de ses camarades du Parti de gauche de Mélenchon. Sansu n’en loue pas moins «le talent» de l’ex-candidat à la présidentielle qui aura permis au PCF de ne pas sombrer. Mais, aux municipales, «on n’est pas là pour se compter, prévient-il. On est là pour continuer à avoir des municipalités de gauche qui permettent de contrecarrer la crise».

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«Petite chambre». La «géométrie variable» au Front de gauche ne le «gêne pas». Ni la contradiction qu’il pourrait y avoir à s’opposer à Paris au gouvernement et mener ensuite une politique commune avec le PS à Vierzon. «On a des désaccords beaucoup plus nationaux que locaux», assume-t-il, renvoyant les socialistes à leur «manque de cohérence». «Aucun élu local n’est d’accord avec le budget des collectivités.» Il s’amuse de sa nouvelle image pour illustrer l’état des lieux à gauche : «Avec les socialistes, on est dans la même maison mais pas dans la même pièce. Ils occupent le grand salon. Nous, on a une petite chambre. Le problème est qu’ils ouvrent beaucoup la porte à droite en ce moment. Ce serait bien que, de temps en temps, ils ouvrent une petite fenêtre à gauche…»

Lilian Alemagna Envoyé spécial à Vierzon (Cher)

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