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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Un échec à plus de cinq millions d'euros (2)

Publié par vierzonitude sur 4 Octobre 2016, 07:30am

Si l'on en croit le contenu de l'avenant à la concession d'aménagement, (concession confiée à la Société d'économie mixte, Sem-Territoria depuis 2010), la ville de Vierzon va se séparer plus tôt que prévu de la Sem-Territoria, dont le principal actionnaire est le conseil départemental. Cette rupture qui n'est pas vraiment une surprise, doit être votée au prochain conseil municipal, le 6 octobre prochain.

Un échec à plus de cinq millions d'euros (2)

La tentation était trop belle : en 2010, confier l'avenir du commerce vierzonnais et l'aménagement du centre-ville à une société d'économie mixte "amie" devait en mettre plein la vue aux Vierzonnais. "Amie", car à l'époque, en 2010, quand la ville de Vierzon décide cette concession d'aménagement à un million d'euros par an le ticket d'entrée, le département est encore à gauche et la Sem dirigée par un président communiste.

Il faut en mettre pleine la vue au populo : un beau bureau baptisé Maison des projets, dans un ancien commerce remis complètement à neuf, pour distiller de l'espoir et accueillir les porteurs de projets commerciaux. Des acquisitions d'immeubles vétustes ou pas, à gogo, pour montrer la puissance financière de l'outil et montrer surtout que la ville de Vierzon, via la Sem, reprenait possession de son destin immobilier et commercial. Et, cette certitude que personne ne doit moufter car la ville tient son Grääl : un million d'euros, ce n'est quand même pas rien. Sauf Vierzonitude qui, dès le début de cette gabegie, martèle le gaspillage engendré et la poudre aux yeux distribué.

L'aménagement de ilôt Rollinat devait être la tête de pont du projet, avec la baisse de la vacance commerciale, la chasse aux logements insalubres, les façades à refaire. Que des trucs de gauche pour montrer qu'on s'occupe de la ville, enfin que l'on charge les autres de s'en occuper. Pendant ce temps, on peut faire autre chose. Tant d'années de vache maigre et d'un seul coup, tant d'actions ! Quatre salariés, des locaux refaits à neuf, un budget important, ça va pulser, on vous le dit.

Mais très vite, la machine s'enraye. A tel point que les élections municipales de 2014 ne doivent pas sonner le tocsin de cette énergie virtuelle qui se dégage de la concession d'aménagement de la Sem-Territoria. Pas de bruit surtout, il ne faut pas rater la réélection. Sauf que c'est cette année là que la ville coupe les robinets, ordonne à la Sem d'arrêter d'investir pour cause de déficit caractérisé. Donc, depuis 2014, la Sem-Territoria et ses beaux bureaux de la rue Voltaire, sont une coquille vide. A part attirer les commerces de la rue Joffre avenue de la République, passer devant les caméras de M6 et de France 3 en faisant croire que le bâtiment de l'ancien Gifi intéresse un promoteur, à part déclamer face caméra que la rue Joffre est sacrifiée et distribué des sourires sur des panneaux pour faire croire que le commerce va bien, on sent que la Sem-Territoria pédale dans la choucroute. Et que la mission est impossible.

A tel point que, régulièrement, Vierzonitude demande des comptes et veut savoir où passe le million d'euros que les Vierzonnais versent à la société d'économie mixte dont le principal pourvoyeur de fonds est le conseil départemental. Sauf que, ce que Vierzonitude ne sait pas, c'est que la ville ne verse plus un million d'euros et que la dette, envers la Sem et le contrat signé en 2010, s'élève à 1,7 millions d'euros. Est-ce la Sem qui a fait son propre mal en investissant trop ? En ayant les yeux plus gros que le vente ? Ou est-ce la nature de la mission qui a conduit à ce gaspillage ?

Ou est-ce encore le contexte économique difficile qui n'a pas permis de dégager un équilibre entre les recettes, qu'elles soient le produit des ventes ou des aides, et les charges d'investissement et de fonctionnement ? C'est cette solution, du moins cette explication que choisit la ville de Vierzon. Toujours la faute des autres, aux financements qui manquent, à la crise. Sauf que cette initiative était hors norme pour Vierzon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce qu'achète la Sem, elle ne pourra pas le revendre. A moins de le rénover à grands frais. ET le marché de l'immobilier, en plus, qui se casse la figure. A Saint-Amand, on est sûr de vendre son bien plus cher qu'à Vierzon.

En attendant, la ville mène grand train en versant des centaines de milliers d'euros à la Sem qui ne sont pas utilisés pour autre chose. Elle a l'impression de faire un miracle pour le centre-ville alors que le centre-ville se dégrade, que l'Orée de Sologne boîte, qu'il n'y a, hormis le projet de bowling financé par le contribuable pour plusieurs millions d'euros, zéro idée pour le site de la Société-Française. Que la rue Joffre meurt à petits feux. La seule réalisation portée par la Sem, en matière d'aménagement, c'est la place du Marché au blé, une place refaite à tort et à travers, faisant fi des concertations avec les commerçants et les habitants.

Six après la signature de la concession d'aménagement, la ville décide de mettre un terme au projet, préférant, et de loin, le programme de rénovation urbaine qui couvre un territoire plus large, abonde en financements. Et comme la ville de Vierzon affiche l'un des plus forts taux de vacance commerciale de France, comme le centre-ville est désormais sur la liste des quartiers pauvres, l'argent coule.

C'est tout bénef' pour la majorité qui, après avoir cassé son jouet, la Sem-Territoria, se tourne vers ce qu'il y a de plus lucratif, laissant les Vierzonnais payer plus de deux millions d'euros jusqu'en 2018, pour un service minimal. Pendant six ans, il a fallu payer des frais de salaires, de fonctionnement, de représentation. de structures. Et pour quels résultats ?Plus de cinq millions d'euros, au bas mot, pour un échec. Pas de doute, la politique municipale sait dilapider l'argent du contribuable.

Editorial (sur la page d'accueil de la l'opération Coeur de ville)

La municipalité a confié la concession d’aménagement du centre ville à la SEM Territoria afin de réaliser un vaste programme de rénovation qui concerne à la fois l’habitat, le commerce et l’aménagement urbain.

L’objectif est de réussir en une dizaine d’années à donner un nouvel aspect moderne, fonctionnel et dynamique à notre cœur de ville en s’appuyant sur une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) et une Opération de Restauration Immobilière (ORI).


Installée rue Voltaire à la Maison des Projets, une équipe entièrement dédiée à cette mission est à la disposition des propriétaires et des commerçants pour aider à la réalisation des projets de réhabilitation des immeubles et au développement de l’activité commerciale.

Elle travaille en étroite relation avec la municipalité et ses services, tout en apportant une aide concrète à la constitution des dossiers et au montage des projets.

En quelques clics, vous pouvez trouver sur ce site, toutes les informations relatives à ce vaste chantier qui a débuté par le réaménagement réussi de la Place Gabriel Péri et qui concerne bien sûr toutes les Vierzonnaises et tous les Vierzonnais.

« La Maison des Projets »: Qui sommes-nous ?

La ville de Vierzon a confié le pilotage et le suivi du programme relatif à la requalification du centre ville de Vierzon à la société d’économie mixte TERRITORIA. Cette dernière est membre du réseau SCET-SEM, et bénéficie ainsi de la force et de l’expérience du groupe de la caisse des dépôts et Consignations.

Pour garantir la réussite de cette opération dénommée « Vierzon cœur de ville » TERRITORIA a mis en place une équipe opérationnelle exclusivement dédiée à cette opération au sein de « la Maison des Projets »

Depuis ces bureaux situés en plein centre ville au 6 rue Voltaire à Vierzon, l’équipe de la Maison des Projets, assure :

Accueil, information et conseil
Suivi administratif, technique et financier
Communication, animations et développement commercial
L’opération « Vierzon cœur de ville » s’articule autour de plusieurs axes convergents :

Les espaces publics
L’habitat
Le patrimoine
Le commerce

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J
Il y a dans la région d'autres villes moins bien placées et qui réussissent à être attractives, un centre-ville avec des commerces et qui semblent bien plus agréables à vivre ...voir Romorantin qui est maintenant plus peuplé que Vierzon.
Comme quoi, depuis 50 ans, on est géré par des incapables pour lesquels une majorité de Vierzonnais votent ....on a que ce qu'on mérite !!
Des impôts locaux de luxe qui poussent les vierzonnais vers la périphérie !!!!
Alors Vierzonnais qui lisez ce blog, réfléchissez un peu avant de mettre un bulletin dans l'urne !!!
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A
Pour répondre à Jag voici les chiffres de l'Insee sur la population en 2013 :
Romorantin :17615 habitants
Vierzon : 27113
Donc il y a 3 ans il y avait plus d'habitants à Vierzon qu'à Romorantin.
Quid en 2016? Je n'ai pas les chiffres cependant il me semble que même si l'écart a diminué entre ces deux villes, Romorantin n'a pas plus d'habitants que Vierzon.
Quant aux nombreux commerces de Romorantin, je pense que je ne dois pas parler de la même ville. Avec la création du grand centre commercial Leclerc, non seulement le centre -ville a perdu des commerces, mais aussi la zone commerciale de Plaisance. Situation rappelant celle de Vierzon, non ?
Quant aux impôts ( taxe foncière), ils sont sensiblement les mêmes qu'à Vierzon pour une surface foncière équivalente.
Romorantin n' a pas exemple pas de bus en centre- ville.
Il parait qu'il faut vivre avec les gens pour les connaître, et donc il faut vivre dans une ville pour bien la connaître...
B
Et pendant ce temps des entreprises s'installent a Bourges qui n'est pas au croisement d'autoroutes ni de chemin de fer . Cherchez l 'erreur ?
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