Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Médecins salariés à Vierzon : à combien se monte la part fixe et surtout qui la finance ?

Publié par vierzonitude sur 23 Décembre 2016, 21:40pm

Mais pas du tout, nous répète-t-on, le centre municipal de santé, ne sera pas du tout financé par le contribuable vierzonnais. La preuve, avec l'interview dans la presse locale de l'adjointe à la santé qui n'avance pas beaucoup de prévisions chiffrées. Si c'est pour se faire avoir comme la Sem-Territoria, on est du genre méfiants avec l'argent public.

"La ville sera locataire de l'Office public de l'habitat du Cher." 

Mais si c'est la ville qui est locataire et qui paye, c'est donc le contribuable indirectement qui paye aussi, non ?

"Pour gérer le centre, nous avons constitué un groupement d'intérêt public (GIP) réunissant ville, communauté de communes et centre hospitalier, qui auront des représentants dans un conseil d'administration (CA). C'est une forme juridique qui permet de salarier du personnel non-fonctionnaire et de nouer des partenariats avec d'autres structures. Ce n'est donc pas un vrai centre municipal ! Étant issu du contrat local de santé, il a même vocation à être le centre de santé du Pays de Vierzon.

Si ce n'est pas un vrai centre municipal, pourquoi est-ce que la ville de Vierzon, seule, est locataire de l'office public de l'habitat du Cher ? Est-ce que cela signifie que les autres structures vont donner une quote-part ? Ou Vierzon va-t-il payer pour la seule gloire de... Vierzon ?

"Ces nouveaux médecins pourront travailler à temps partiel et résider ailleurs."

Résider, dans le sens habiter ? Si l'on comprend bien, les médecins pourront être salariés grâce aux contribuables et payer leurs impôts locaux dans une autre commune ?

"Pas question de recruter des médecins qui exercent déjà en libéral dans la ville, cela n'aurait pas de sens pour lutter contre la désertification."

Sans blague ! On n'y avait pas pensé !

"Tout est bon à prendre, je n'ai pas de tabou !"

Un vétérinaire aussi ?

"Ils seront salariés du GIP, avec une part fixe et une rémunération liée à leur activité. Car ce sont les actes qui nous permettront d'avoir des recettes."

C'est là que la ville entretient le flou. La rémunération liée à leur activité, on a compris. Mais la part fixe, d'où vient-elle ? Qui l'amorce et combien ? Qui la finance par la suite ?

"Il existe de nouvelles aides financières de l'État, liées aux objectifs de santé publique. Pour nous, elles sont estimées à environ 60.000 euros par an. Il y aura un coût pour la collectivité, l'équilibre devrait être atteint vers la 4 e ou 5 e année."

Mais alors, pendant les quatre à cinq ans qui viennent, qui assurera l'équilibre ? les aides auxquelles ont droit ce genre de structure, le GIP, le contribuable, la ville ? 

"Vierzon est touchée comme l'ensemble du Cher (voir les chiffres de l'ordre des médecins ci-contre), et Bourges n'est pas mieux lotie."

Pourquoi Bourges a-t-elle réussi à créer une maison de santé pluridisciplinaire au Val d'Auron alors que, selon l'adjointe à la santé, la raison pour laquelle ce ne fut pas possible à Vierzon, est un refus des médecins libéraux ?

"Les jeunes médecins ne veulent plus travailler seul et privilégient leur qualité de vie. Ils préfèrent un temps partiel et vivre dans des centres urbains. Le centre de santé est une nouvelle façon de travailler qui répond à ce changement." 

Question : pourquoi choisissent-ils médecine ? Pourquoi pas l'Usine, ou la fonction publique ? Ou la politique, député, très bien rémunéré, ils ne sont pas seuls, très bonne qualité de vie entre train en première et avantages à tout va. Donc, la ville de Vierzon a pitié de ces pauvres jeunes médecins qui veulent travailler trente-cinq heures, donc elles les salarient, avec une part fixe qui dépasse de loin les émoluments des fonctionnaires de cette ville...

Pour l'instant, il y a encore beaucoup de questions et de peu de réponses... chiffrées.

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

visiteur 24/12/2016 09:58

Souhaiter avant l’heure l’échec du futur centre de santé n’est pas la priorité des vierzonnais bien au contraire. Ce qu’ils veulent c’est que les vrais problèmes soient traités et le principal est une meilleure sécurité dans les rues ;-)

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents