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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Chroniques d'un abstentionniste à pied, à vélo, à cheval et en voiture (1)

Publié par vierzonitude sur 28 Février 2017, 18:00pm

L'avantage d'une parenthèse électorale, c'est qu'on peut y lire, de la part des candidats, des choses que l'on peut pas lire en temps ordinaire. En fait, le candidat à une élection, est une sorte de mutant qui pend des formes différents, pourvues qu'elles se moulent aux formes de ce que son électorat veut entendre. Ces chroniques se proposent d'accompagner les échéances qui pointent leur nez en les nourrissant des déclarations et des actes de nos candidats sur la circonscription dont Vierzon est quand même le plus gros morceau et des commentaires, bien sûr, qu'ils appellent.

Ces chroniques sont celles d'un abstentionniste à pied, à vélo, à cheval et en voiture, qui, en 2017, voit l'abstention comme un acte politique et non plus, le jenfoutisme que les élus aiment colporter pour faire croire que leurs actions ne sont pas à l'origine du désintérêt, non pas de la politique, mais des politiciens eux-mêmes, incarnation d'un modèle de société qu'il faut changer. Comment ? C'est la grande question.

Le philosophe, Michel Onfray, abstentionniste de conviction, le dit clairement : "on ne veut plus de politicien, on veut de la politique". Dans l'ouvrage d'Antoine Buéno, No Vote, qu'il préface, Michel Onfray écrit que "le moment est alors venu de ne plus voter du tout et de rejoindre le grand peuple des abstentionnistes."

Il dit, à propos de l'auteur de No Vote qu'"il propos" rien moins que créer "une fierté abstentionniste". Non par haine de la démocratie mais par amour de sa formule directe; non par mépris des consultations électorales, mais par goût de ce qu'elles devraient être; non par cynisme, mais par exigence éthique; non par mépris du mandat, mais par souci d'en valoriser sa formule impérative." Une prochaine chronique évoquera d'ailleurs ce petit bouquin No Vote et ses bienfaits pour la démocratie, telle qu'elle devrait apparaître comme une évidence et qui, aujourd'hui, nous apparaît comme une confiscation.

Chroniques d'un abstentionniste à pied, à vélo, à cheval et en voiture (1)

Voilà une superbe phrase. Vraiment belle. Limpide, engagée. Elle incite même au respect intellectuel de son auteur et à son engagement pour la valeur du débat. Sauf qu'elle arrive à l'orée d'une élection, que celui qui la prononce, dans la presse locale, est candidat à cette élection et qu'elle ne reflète pas une réalité, du moins, une réalité durable. Car si le candidat affirme ne pas avoir peur de la contradiction, il serait compliqué pour lui de dire le contraire... Qu'il l'appelle de ses voeux ne peut que renforcer son image de démocrate, ouvert à l'avis des autres, à l'écoute des pensées qui ne sont pas forcément les siennes. A moins qu'il ne se croit au-dessus de la contradiction par la qualité de ses idées et de son discours. On ne nous fera pas croire que le candidat aux législatives est si différent du député sortant et du maire de Vierzon. 

Or, la contradiction, ici, sur le sol vierzonnais, n'est pas la bienvenue. Tout simplement, parce qu'elle n'est pas la contradiction officielle, celle que porte, exclusivement, les tenants d'un mandat ou d'un pouvoir. Celle du citoyen ne compte pas, celle de Vierzonitude encore moins. Et pour ne pas accorder de crédit à la contradiction que porte ce blog, on évite d'ailleurs d'y répondre directement.  De toute façon, ici, contredire une décision municipale, c'est être anti-gauche. Contredire un communiste, c'est être anti-communiste. Contredire une réalité, c'est jouer le jeu du Font national. Contredire la réalité officielle, c'est nuire à l'image de Vierzon. Alors, on veut bien entendre la sincérité du candidat à accepter la contradiction, encore faut-il quelle soit lisible, sur le terrain et dans les actes quotidiens. Mais il y a pire que la contradiction, il y a la réalité.

Décrire la réalité telle qu'elle existe et non pas telle que les élus voudraient qu'elle soit, c'est pire que la contradiction. On l'a vu récemment, avec l'article du Figaro, anglé sur l'insécurité dans une ville moyenne. Le journal, bien que de droite, n'a pas seulement apporté la contradiction, il a décrit une situation qui dérange. Et que s'est-il passé ? Coup de fil colérique à la rédaction, démenti tous azimuts dans un journal ami pour faire croire aux mensonges et aux exagérations des journalistes. Bref, une mise en scène qui ne concernait que la peinture de la réalité vierzonnaise. Imaginez s'il s'était agi de contredire les choix de la municipalité, par exemple.

Ce que Vierzonitude fait, régulièrement parce que la critique est le meilleur moyen de ne pas s'endormir sur ses lauriers et de sans cesse améliorer l'existant. Et on sait qu'elle résonance peut avoir ce blog auprès de certains élus, chefs de partis et militants chevronnés pour qui, la contradiction ne peut aller que dans un sens : le leur. Dès lors, qu'à Vierzon, il n'y a de place pour aucun débat citoyen, pour aucune consultation sans que celle-ci ne soit biaisée. Ne parlons pas de ce faux nez qu'est la démocratie participative qui consiste à faire croire que l'on est maître d'une décision alors qu'elle est déjà prise. Mais, au moins, saluons le courage que cette déclaration, écrite à l'encre indélébile dans un journal et qu'on pourra ressortir à tout moment. Sauf que la contradiction ne signifie pas non plus une adhésion, même minimale, aux idées des autres, ni à l'infléchissement de ses idées, encore moins d'une ligne politique.

Mais, ici, à Vierzonitude, on saura ressortir régulièrement cette belle maxime quand on sentira que la contradiction n'est pas la bienvenue. Ou que cette bonne volonté a du plomb dans l'aile. Mais, en période électorale, il est de bon ton de se mettre au niveau de ceux à qui l'on parle, car ce sont veux qui votent; de dire des choses sincères et d'espérer, qu'en ne respectant pas ses promesses, le laps de temps vers la prochaine élection, fasse son oeuvre. C'est toute la magie de la démocratie. Pouvoir dire tout et son contraire.

 

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Les Amis de Jacques 01/03/2017 10:59

Il n’a rien inventé, il remet au goût du jour une ancienne activité, le colportage. Le colporteur est un vendeur ambulant transportant avec lui ses marchandises par les villes et villages pour tenter de les vendre à domicile. On dit aussi qu’une personne qui propage des bruits, des ragots est un colporteur de fausses nouvelles. Sa marchandise à lui, c’est le baratin électoral avec sa dose de fausses nouvelles pour tenter de faire croire que s’il est réélu, ce sera merveilleux pour les habitants de la circonscription. Pour s’abaisser à ce point dans ce petit rôle, à quel point a-t-il fallut qu’il prenne conscience de l’improbabilité de sa réélection ! Ce qui le pousse autant : la fin des 17.000,00 € mensuels. Il sera obligé de vivre avec les mêmes moyens que nous.
Imaginez la une du Figaro : «Pour tenter d’enrayer son éviction électorale prochaine, le député-maire de Vierzon se mue en colporteur », ou le prochain sketch de certains humoristes :
- T’as voulu voir Vierzon ?
- Oui, j’ai vu Vierzon.
- T’as vu les commerces du centre-ville ?
- Uniquement en vidéo. Sinon, ils n’existent que dans la tête de certains.
- Tu as vu quoi, à Vierzon ? Il y a bien quelque chose à voir à Vierzon !
- Ah oui ! J’ai vu le colporteur faire campagne en triporteur. Il essayait de vendre de la politique de bas de gamme, tu sais, celle qui ne se fait plus et dont personne ne veut. Il m’a fait pitié, le pauvre, parce que j’ai bien vu qu’il tentait sa dernière chance et sans trop y croire lui-même. C’est ça la vie, les premiers deviennent les derniers.
- Il ne faisait pas le rémouleur, au moins ?
- Pas encore, mais ce sera sans doute sa prochaine activité après sa défaite à la législative. Ce sera le colporteur-rémouleur en triporteur.
- Tu sais, avec tout ce que tu me dis, je n’ai pas envie de voir Vierzon, avec toute cette tristesse qui se passe là-bas. Espérons pour eux que ça va changer après les élections.
- C’est souvent ce qu’on dit. Mais il faut le vouloir. Ah, j’oubliais ! Tu sais, à Vierzon, ils ont une spécialité ornithologique !
- Laquelle ?
- Ils sont les seuls à avoir une race de corbeaux qui volent sur le dos.
- Pourquoi ?
- Pour ne pas voir la misère qui plane sur la ville ! Et tu sais quoi ?
- Non. Dis-moi ?
- Ils sont obligés d’utiliser un drone avec caméra embarquée pour faire fuir ces satanés volatiles qui nuisent à l’image de la ville. Tandis que les vidéos, après un bon mixage, produisent des images élogieuses à la gloire de la majorité municipale.
- Ne me dis pas qu’ils utilisent le culte de la personnalité ! C’est qui le député-maire, à Vierzon ?
- Eh bien, justement, il se murmure qu’il s’agirait du colporteur en triporteur. Mais il s’agit juste d’un murmure, parce qu’à Vierzon, le silence est d’or et l’actuelle majorité a posé une telle chape de plomb sur la bouche des habitants qu’ils n’osent plus s’exprimer. Tiens, par exemple, si le colporteur rit, tout le monde est obligé de rire. Si le colporteur dit : « C’est la faute de la finance », tout le monde répète : « C’est la faute de la finance ». Si le colporteur dit : «Le propriétaire de tel journal, je l’emmerde ! », tout le monde s’esclaffe : «Le propriétaire de ce sale journal, tous, nous l’emmerdons ! ».
- Ne me dis pas qu’il a fait ces études en Corée du Nord !
- Ça, on ne sait pas. La chape de silence pèse si lourdement sur la parole des habitants ! Et en plus, tiens-toi bien, beaucoup sont des béni-oui-oui depuis leur enfance. Qu’est-ce que tu veux, ils ont été élevés comme ça.
- Espérons pour eux qu’ils sauront faire le bon choix à la législative pour se sortir de ce pétrin.
- Souhaitons-leur de tout cœur !
- Ah, j’oubliais encore. Le colporteur en triporteur a fait racheter par la ville une église, l’église Saint-Eloi. Tu ne devineras jamais ! Il a transformé cette église en salle de sport, si bien qu’il a réveillé les puissances occultes qui l’habitaient. Bien mal lui en a pris. Elles ont promulgué une malédiction à son encontre. Aux Régionales, elles ont frappé durement sa candidature qui a été un échec cuisant et a mis en péril financier son parti. Leur couperet va à nouveau s’abattre sur sa législative.
- Mieux vaut se tenir éloignés de ces forces des ténèbres et ne jamais les courroucer.

Dgust 28/02/2017 20:03

Nicolas Sansuccès, la fin du caviar approche, il serait tant de se reconvertir en travailleur modèle, comme bons nombres de Vierzonnais exemplaires !! et cela ne sera pas chose facile pour celui-ci, croyez- moi , ces changements lui sera très , très, très difficile, voir impossible, mais bon en marchand de tapis, le miracle pourrait se faire, reste à le convaincre , et ça,c'est pas gagné, car il est têtu le bougre!!...

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