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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


A Vierzon, la résignation permet l'inaction

Publié par vierzonitude sur 18 Mars 2017, 17:47pm

A Vierzon, la résignation permet l'inaction

Le plus cadeau que les citoyens peuvent offrir à leurs élus, c'est leur résignation. Cette façon de dire que la fatalité les frappe et que, par conséquent, personne n'y est pour rien. Le meilleur exemple est la rue Joffre, cette rue dont il ne faudrait plus parler car elle fait honte. Ceux qui restent sont atones, ceux qui y passent s'en foutent, les autres n'y passent plus. Du coup, comme personne ne dit rien, les élus ne sont pas dans l'urgence de faire quelque chose. Donc ils ne font rien. Pareil pour la propreté : certaines rues de Vierzon sont des dépotoirs mais comme la grogne ne fait pas pression sur les élus, ils s'en foutent.

C'est la résignation vierzonnaise, en fait, qui porte préjudice à Vierzon. La résignation et l'indifférence. La réflexion est simple : comme personne ne fait rien, pourquoi irait-on tenter de faire quelque chose ? La presse met en avant les actions positives, du coup les élus se frottent les mains puisque le fond des problèmes n'est pas abordé. On va parler d'un commerce qui ouvre en mettant cette ouverture au crédit du dynamisme de la ville mais quand un magasin de chaussures ferme, remplacé par une agence immobilière, il n'y a pas un mot.

Tout ne marche que dans un sens. Le fait de parler positivement de certaines actions effacent créé ainsi un vernis artificiel, sous lequel pourtant, le vrai visage des choses ne change pas. La résignation est si profonde qu'elle empêche même de mettre les vrais problèmes à nu, de peur de nuire un peu plus à l'image de la ville; En plus d'être résigné, les Vierzonnais sont craintifs, vantant le canal, les jardins, les côtés les plus sympas de cette ville mais faisant l'impasse sur les aspects négatifs du centre-ville, saleté, désertion du marché du samedi, commerces fermés...

Les élus se frottent les mains : sans la pression des citoyens, ils ont la paix. Ils peuvent d'adonner à leurs jeux préférés. Pendant ce temps-là, la résignation impose le silence, et le silence ne résout rien. La rue Joffre est morte. C'est déjà acté. Ne manque plus qu'une brassée de chrysanthèmes que la résignation empêche de déposer, par peur que la mort de la rue Joffre ne soit pas le pire...

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Les Amis de Jacques 19/03/2017 10:37

«Monter en haut», «crier fort»... Sus aux pléonasmes !

Ainsi, dans un courrier distribué dans le centre-ville, signé par le député maire lui-même et concernant les travaux sur le réseau d’eau en amont du déclenchement du PRU et dont la rue Joffre ne fait pas partie, peut-on lire :

« Les travaux ….commenceront ….SUIVANT le phasage SUIVANT. »

Il va en falloir du suivi pour suivre ces travaux ! Et puis, quand une phrase s’interrompt par SUIVANT pour énumérer un certain nombre de séquences, SUIVANT est « suivi » de DEUX POINTS et non d’un point final.

Deux lignes plus loin, on rencontre : « … pour 2 semaines et demi ». Déjà, dans en texte, on écrit deux en lettres et non 2 en chiffre. Et puis, dans ce cas, demi s’écrit demie. Autrement dit, il fallait écrire « …. pour deux semaines et demie. » parce que demie représente un nom, la moitié d’une semaine, la demie d’une semaine, c’est-à-dire qu’il s’agit de deux semaines plus la demie d’une autre semaine. Par contre, on écrit : une demi-semaine parce que, dans ce cas, demi représente un nombre, 0,5 fois quelque chose et que l’on prenne 0,5 fois la quantité d’un petit échantillon ou 0,5 fois la quantité d’un grand échantillon, ce sera toujours 0,5 fois quelque chose.

Il nous semble que lorsque l’on perçoit de fortes indemnités en provenance des contribuables, la moindre des choses est de respecter ces généreux donateurs on leur écrivant avec perfection dans leur langue officielle. Et puis, quand on siège à l’Assemblée Nationale, l’un des plus hauts lieux de notre démocratie et de notre république, on se doit d’être irréprochable dans l’utilisation de la langue nationale officielle. C’est la même obligation que celle du respect de La Marseillaise, l’hymne national. Sinon, s’il s’agit de lacunes écolières, on retourne sur les bancs de l’enseignement public avant de se présenter à la députation (enseignement public parce que la députation est une fonction publique).

On va nous blâmer de chipoter, mais plus on approche le sommet des institutions plus l’irréprochabilité doit être de mise, même si c’est loin d’être le cas du côté d’une certaine droite qui, en plus, renie sa parole donnée.

Les Amis de Jacques 18/03/2017 23:28

Aux USA, ils ont trouvé mieux que le crachat (d’après un article du Figaro) :

« Les autorités américaines ont interpellé un homme soupçonné d'avoir provoqué la crise d'épilepsie d'un journaliste en lui envoyant un message sur Twitter avec une lumière stroboscopique pour le punir de ses critiques visant Donald Trump.
Le 15 décembre, le journaliste de Newsweek Kurt Eichenwald était à son domicile de Dallas (sud) lorsqu'il a ouvert un message reçu sur son compte Twitter adressé par un internaute s'identifiant sous le pseudonyme "@jew_goldstein". "Tu mérites une crise pour tes messages", disait l'internaute, sur fond de lumière stroboscopique. Cette lumière est connue pour déclencher des crises chez certains épileptiques et c'est précisément la réaction qu'elle a provoquée sur Kurt Eichenwald. Le suspect doit être présenté à un juge en vue de son inculpation pour cyber-harcèlement avec l'intention de tuer ou de porter une atteinte physique, un chef d'accusation qui peut lui valoir jusqu'à dix ans de prison. Depuis son compte Twitter, qui compte plus de 318.000 abonnés, le journaliste a remercié vendredi les autorités et indiqué que plus de 40 personnes lui avaient envoyé des messages avec une lumière stroboscopique depuis l'incident. »

Drôle de conception du respect de la liberté de la presse et tout simplement de la liberté de penser et de parole.
Vierzonitude, attention aux petites lumières rouges visibles sur la photo de la rue Joffre. Elles pourraient être reprogrammées en stroboscopiques ! Maintenant, on peut s’attendre à tout dans la société à laquelle nous ont conduit tous ces politiciens incompétents.

Athos 18/03/2017 20:56

Un magasin de chaussures qui ferme remplacé par une agence immobilière, par les temps qui courent, ce n'est pas un vrai problème, car c'est mieux qu'un magasin vide.

Cereus Maximus 19/03/2017 08:48

Pourtant, si les temps courent effectivement ils leurs faudrait de bonnes paires de chaussures. En outre, chacun aura remarqué qu'une agence immobilière est bien l'archétype du magasin vide puisqu'elle ne vend (ou tente de vendre) que des biens détenus ailleurs par des tiers.
Cette fois encore, l'étroit mousquetaire se fend d'une bottinette de Vierzon(*).

(*) Référence à un sketch de Roger Pierre et J-M Thibault datant des années 60 où la bottinette de Vierzon est opposée à la fameuse botte de Nevers.

Marc HOLLANDE 18/03/2017 18:54

je vois que la piétonisation n'a rien arrangé, bien au contraire.... A Douai la mairie nous l'inflige en coeur de ville, le samedi, malgré l'opposition des commerçants qui constatent une dégringolade de leur Chiffre d' affaires ces jours là!

Marc HOLLANDE 18/03/2017 18:48

c'est exactement pareil à Douai...

Marc HOLLANDE 20/03/2017 11:38

réponse à Jérémy: je vous invite à venir constater vous-même l'état du coeur de ville de Douai. En sus de tous les locaux commerciaux déjà vides dans l'axe principal, le chausseur Eldo ferme à la fin de ce mois, et Burton of London ferme le 31 juillet. Quand aux entreprises locales: Stora Enzo fermé depuis 2 ans a mis au chômage 350 salariés les brasseurs de Gayant ont déménagé à Saint Omer, les peintures Cateau ont fermé, GFI grosses boîte informatique (environ 300 salariés) vient de déménager à Lille, et DUACOM (environ 800 personnes) va certainement fermer lui aussi...et je ne parle même pas de toutes les PME qui ont dû fermer faute de manque de rentabilité...si vous venez à Douai en train, vous serez tout de suite dans l'ambiance: même le buffet de la gare est à l'abandon!

Jérémy 18/03/2017 23:06

Pourtant, à Douai, existe encore un tissu industriel avec la présence de l'usine Renault Georges Besse et toutes les entreprises locales qui gravitent autour. Cette ville devrait donc avoir un peu plus de fleurissement commercial que Vierzon qui n'a plus rien en terme d'activité professionnel. Ne nous dites pas que le cœur de ville de Douai est aussi ratatiné que celui de Vierzon.

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