Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Certains crachent comme les toutous lèvent la patte pour marquer leur territoire

Publié par vierzonitude sur 27 Mars 2017, 11:22am

Certains crachent comme les toutous lèvent la patte pour marquer leur territoire

La crachouille fait-il de son auteur un être viril, un mâle au-dessus de tous soupçons, un guerrier accompli qui marque ainsi son territoire, comme les toutous qui pissent partout pour marquer leur territoire. Combien de fois, à la faveur d'une grappe de con-citoyens se tenant chaud entre eux, n'avez-vous pas entendu le jet dru ou mollasse d'un crachat qui s'écrase par terre ? Pas le remugle d'un fond de narine qu'un rhume carabiné obstrue, non, non, le crachat clair, excès de salive qui tourne dans la bouche avant d'être expectoré d'un geste sec. Ainsi, tout autour de leurs auteurs, comme des marques destinées à calibrer la superficie d'un territoire, les crachats sèchent au soleil du mépris le plus pur de ces cracheurs de vide pour leurs semblables.

Du coup, on distrait de petites mares qui s'assèchent aussi vides qu'elles s remplissent, des marécages haineux, des marais poisseux dont on ne trouve aucun emploi précis. Si le crachat est le prolongement de la désobéissance, de la vertu anarchique contre le goudron de nos sociétés, si le crachat prouve l'invincibilité de la bouche qui le forme et l'expulse, arrêtez tout de suite cette sottise crasse. Ou chiquez ! Ou molardez le système mais laissez en paix les citoyens qui veulent arborer des trottoirs sans vos salissures, sans ces ignobles bruits à leur passage, que l'on fini par prendre pour soi. Ou alors, crachez dans le vent pour qu'il vous le remette au fond de la gorge afin de faire comprendre que le crachat est une anomalie, une carence intellectuelle, un signe ostentatoire de fragilité comme si l'aura de son propre corps n'était pas suffisant pour faire rempart. On comprend pourquoi, la laverie face au lycée Henri-Brisson affiche cette note anti-crachat sur sa vitrine. A Vierzon (oh oui, sans doute ailleurs pour rassurer les Bisounours), le crachat est comme le détritus à côté de la poubelle : un signe évident d'éducation primaire.

Commenter cet article

quand on chique 28/03/2017 00:05

des tabacs étranges ... bizarrement on crache davantage... perte des repères ou goût des herbes... oisiveté, mère de tous les vices... vierzon en manque d'énergie et de karcher... vierzon ville que l'on habite mais à la marge de laquelle on vit...

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents