Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Depuis le 31 mars, c'est la fin du député-maire

Publié par vierzonitude sur 2 Avril 2017, 14:40pm

Comme l'explique le quotidien Libération, "De nouvelles règles sur le cumul des mandats entrent en vigueur ce 31 mars. Elles interdisent notamment aux parlementaires d'être maire, mais aussi président de région ou de département. C'est la fin d'une longue tradition française. A partir de ce vendredi 31 mars, de nouvelles règles sur le cumul des mandats entrent en vigueur et interdisent désormais aux parlementaires d'être, entre autres, maires d'une quelconque commune de France.

C'est donc la fin du député-maire et du sénateur-maire, ces figures locales parfois inamovibles depuis des décennies, symboles d'une certaine idée de la notabilité politique française et qui était toujours autant d'actualité en 2017 : selon les décomptes de Libération, on trouvait encore 175 députés également maires en janvier, soit 30% du contingent, dont 93 chez Les Républicains (environ la moitié de leur groupe parlementaire) et 51 chez les socialistes (18%)."

Et d'ajouter : "De nouvelles élections législatives étant prévues en juin, beaucoup des concernés avaient décidé d'attendre que leurs mandats de députés prennent fin pour choisir entre rester à l'Assemblée – donc se représenter – ou rester maire. D'autres ont anticipé, démissionnant de leurs responsabilités municipales au cours des deux dernières années : dans un précédent relevé fin 2013, Libé avait dénombré 228 députés-maires. Les sénateurs aussi ont préféré prendre leur temps, puisqu'ils sont encore 107 à être aujourd'hui maires, soit un tiers d'entre eux. En revanche, seulement six des 74 députés européens français sont encore maires à ce jour.

Dans tous les cas, ceux qui deviennent «hors-la-loi» ce 31 mars ont quelques semaines pour se mettre en conformité. Tous ces parlementaires ont pourtant eu le temps de se préparer. Les règles qui entrent en vigueur en ce 31 mars sont en effet la conséquence de deux lois définitivement adoptées le 14 février 2014, il y a plus de trois ans. A l'époque, le texte, une promesse (rabougrie) de campagne de François Hollande, était passé dans la douleur, et avait vu son application reportée à la fin de la législature. En gros, les parlementaires en place ont voté une loi réduisant leurs prérogatives, tout en se gardant bien de se l'appliquer à eux-mêmes tout de suite. D'ailleurs, cette réforme du cumul des mandats est toujours aussi impopulaire aux yeux de nombreux élus, au point que Nicolas Sarkozy avait fait de son annulation un argument de campagne majeur pendant la primaire de la droite.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents