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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Moi je, pas président... Je ne vais pas le dire

Publié par vierzonitude sur 29 Avril 2017, 11:43am

Le chef autoproclamé des Insoumis s'autoproclame, défaite oblige, individu lamba, en tout cas "pas un pion", crâne-t-il dans sa vidéo de 32 minutes qui n'a rien à envier à Moi président de la campagne de 2012. Mélenchon veut redevenir simple "individu", refuse le statut de "gourou" que son immense modestie lui dicte pour ne pas avoir à prononcer un nom. Par simple calcul politicien. Mais pas que lui d'ailleurs, ils sont pleins comme ça, à se projeter dans l'après, pour sauver leur petites fesses d'une élection législative qui pourrait être désastreuse pour les parvenus des partis politiques.

Moi, moi, moi, moi... Cet egocentrisme puant est à l'égale de l'irresponsabilité politique dont il fait preuve. Il va jusqu'à dire que "l'on se traîne à ses pieds" pour qu'il dise allez voter Macron.  "Ce que je vais voter, je ne vais pas le dire. Mais y'a pas besoin d'être grand clerc pour arriver à deviner ce que je vais faire." Ah bon ? Mis s'il ne vote pas Le Pen, pourquoi ajouter "ce que je vais voter, je ne vais pas le dire" ? Grand seigneur qui croit avoir la main sur le peuple, enfin le sien parce que Le Pen a aussi son peuple, Mélenchon refuse de prononcer Macron pour une question de cohérence ? Mais comment peut-on être cohérent dans un pays dont plus de 7 millions d'électeurs sur, (rappelons-le, 47 millions d'inscrits et 37 millions de votants) mettent Le Pen au second tour ? Certes, c'est le jeu démocratique, mais peut-on laisser une démocratie comme la nôtre aux mains d'une candidate comme Marine Le Pen ?

Mélenchon ajoute même, que la consultation des Insoumis, sur sa plateforme "ne vaudra pas décision". Alors, pourquoi consulter ? ON passera sur ces atermoiements perpétuels, cette victimisation du monde politique et médiatique qui lui aurait empêché de gagner les 620.000 voix qui manquent à sa qualification du second tour. Ces "médiacrates" dont ses ses militants se repaient, y compris d'ailleurs dans les rangs de ses copains communistes qui considèrent la presse utile uniquement quand elle leur donne raison. C'est assez fulgurant de voir tant de gens s'émouvoir de l'attentat contre Charlie Hebdo, de la liberté d'expression qu'on assassine et aujourd'hui, ne pas se mobiliser contre l'extrême droite. Oser parler de "peste et de choléra" ?

Comment peut-on se revendiquer démocrates, républicains, comment peut-on être aussi cultivé, aussi à l'aise avec les mots sans prendre en considération, le pouvoir de ces mêmes mots ? C'est extraordinaire de vouloir être un chef et de ne pas l'assumer jusqu'au bout par simple calcul politique. Dommage que Mélenchon soit retombé dans la politicaille, lui et les siens, plus prompts à prendre leur revanche, à calculer ce qui serait le mieux pour eux qu'à vraiment se soucier du bien être des gens. Certains veulent désormais régler ça dans la rue. Mais le vote n'est-il pas un acte démocratique ? Ne peut-on pas résoudre le cas Le Pen dans les urnes et faire comme d'habitude, s'opposer s'il le faut, faire vivre le débat. Vous savez le débat, ce qui nous reste au moins jusqu'au soir du 7 mai...

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visiteur 29/04/2017 16:35

Mélenchon ne s’interdit pas de voter blanc Si la victoire de Macron reste largement acquise dans les sondages d’ici vendredi prochain les électeurs qui pensent qu’il n’a pas besoin d’être élu avec un score de dictateur pourront sans risque s’abstenir ou voter blanc

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