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Vierzonitude

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Vierzonitude interroge les candidats : pour Sophie Bertrand, on demande trop à l’école de se substituer aux familles

Publié par vierzonitude sur 4 Juin 2017, 09:30am

Vierzonitude a adressé ce questionnaire à toutes les candidates et à tous les candidats de la seconde circonscription du Cher. Sophie Bertrand, candidate Les Républicains, y a répondu.

Vierzonitude interroge les candidats : pour Sophie Bertrand, on demande trop à l’école de se substituer aux familles

Quel est le sens politique de votre candidature ? C’est pour moi un prolongement  de mon action d’élue de terrain. Je veux porter au niveau national la réalité de la vie de notre ruralité et de nos petites villes.


Pensez-vous qu'un (e) député (e) doit défendre sa circonscription ou être pleinement un élu du peuple à l'Assemblée nationale ? Un député doit être une plus-value pour sa circonscription et jouer son rôle de législateur et de contrôleur de l’action gouvernementale


Pensez-vous que le non-cumul des mandats est une bonne chose ?  Je pense que l’on doit pouvoir être parlementaire et maire d’une commune rurale (maxi 2000 hab)


De quelle façon pensez-vous être utile au pays d'abord, à la circonscription ensuite ? J’espère apporter mon regard de citoyenne et mon expérience d’élue de proximité. Je voudrais être une « lanceuse d’alerte » de ma circonscription pour faire remonter ce qui va et ce qui ne va pas. Je dois porter la voix des habitants de notre territoire et ainsi lutter contre ce sentiment d’abandon (parfois à juste titre) que ressentent les habitants de notre territoire.


En cas de majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, quelle place prendrez-vous ? De quelle façon comptez-vous travailler ? Je n’hésiterai pas à voter les lois qui me paraîtront bonnes pour notre pays et notre circonscription. Mon vote devra refléter ce que je pense. Je compte rester une élue de proximité en écoutant les habitants. C’est pour moi un moyen de ne pas perdre pied avec la réalité de la vie de nos concitoyens. Je partagerai équitablement mon temps entre la circonscription et l’Assemblée Nationale. Pour cela, je quitterai mes fonctions de vice-présidente du Conseil départemental.


Sur quels sujets politiques pensez-vous être Macron-compatible ? Suppression  des normes, moralisation de la vie politique. Je veux être dans un état d’esprit constructif. 


Sur quels sujets politiques pensez-vous être Macron-incompatible ? Hausse de la CSG, c’est clairement une atteinte au pouvoir d’achat des français. Bien des points de son programme reste flou, il est donc difficile de se prononcer.


Quels sujets vous tiennent particulièrement à cœur et que vous allez développer pendant cette campagne ? Plusieurs sujets me tiennent à cœur : la défiscalisation des heures supplémentaires, augmentation des petites retraites, la création d’une agence de rénovation rurale. La lutte contre la désertification médicale, la sécurité à Vierzon…  Je crois également qu’il faut revaloriser le travail. Je veux montrer que le travail, c’est valorisant pour l’être humain. On doit pouvoir s’accomplir dans sa vie professionnelle.  Je sais que pour cela le chemin sera long.  Beaucoup de sujets me semblent important mais cela me semblent fondamentales pour notre circonscription et notre pays.


Et quels sujets importants à vos yeux n'ont pas été suffisamment évoqués lors des présidentielles ?  Je pense qu’aucun sujet n’a été traité sérieusement. La revitalisation des centres villes, la ruralité, la simplification des normes pour les collectivités, les artisans, les PME… C’est peut-être parce que je suis en charge de la famille et de l’enfance au conseil départemental mais je trouve aussi que l’on n’a pas assez parler du rôle éducatif de la famille. Aujourd’hui, on demande trop à l’école de se substituer aux familles.


Croyez-vous encore aux partis politiques ? Et pourquoi ? Oui, ils sont indispensables au bon fonctionnement d’une démocratie même si j’ai bien conscience que la manière d’exister de ceux-ci doit changer. Ils ne correspondent plus aux attentes des citoyens. Une démocratie qui n’a plus partis politique, ce n’est plus vraiment une démocratie. Je pense aux militants de tous les partis, c’est quelque chose de très stimulant d’être auprès d’eux. 

La gauche et la droite représentent-ils encore quelque chose en 2017 ?  A-t-on encore vraiment besoin de se situer politiquement et pourquoi ? Bien sûr au même titre que le centre. Cela existe depuis la Révolution Française. Il est évident qu’au cours de l’Histoire, les notions de droite et gauche ont évolué, voir complètement changé.  C’est certainement ce que nous vivons actuellement. Si il n’y a plus de gauche et droite, qu’y a-t-il alors ? Un parti unique ? Dans l’avenir cela aura peut-être un autre nom mais il y aura toujours ce marquage pour différencier les politiques menées et permettre aux citoyens de se situer par rapport à des idées et projets politiques


Que vous évoque la circonscription de Vierzon ? La circonscription évoque à la fois zone rurale et zone urbaine.  C’est une circonscription avec un potentiel énorme. Certaines communes sont de belles endormies qui ne demandent qu’à se réveiller. Il faut libérer les énergies. Il y a aussi, bien sûr, des difficultés. Je pense en particulier à Vierzon avec une insécurité latente qui est, à mon avis, sous-estimée. La vacance commerciale avec, entre autre, la mort de la rue Joffre. Du point de vue de sa situation géographique, notre circonscription doit avoir les moyens de se développer.


Quel représente pour vous la charge d'un (e) député (e) ? Le parlement doit voter pour faire un travail plus efficace de contrôle et en plus, le député doit pouvoir être sur le terrain de sa circonscription pour rester au contact du réel.


Si vous êtes élu (e), serez-vous transparent (e) sur votre indemnité de frais de représentation de mandat (IRFM) ? Je crois que la loi en préparation le prévoit et c’est une bonne chose.    


Etes-vous favorable au maintien de la réserve parlementaire ?  Oui mais de manière plus transparente avec des critères d’éligibilités des projets et des seuils maximaux d’aides. Par expérience, je sais que cela permet à de nombreuses collectivités de boucler le budget d’un projet.


Quelle réforme, selon vous, doit être engagée au lendemain des législatives ? Il faut redonner confiance aux français dans la politique, la loi de moralisation de vie politique peut être une solution. Une des urgences est aussi la réduction de la fracture entre milieu rural et urbain car c’est aussi cette fracture qui permet au vote front national de s’épanouir.


Et enfin, la façon d'être député, en 2017, vous convient-elle ou pas ? Et si non, que faut-il améliorer ? La proximité me semble être le maître de ce que doit être un député en 2017. Les citoyens ne doivent pas hésiter à aller au-devant de son député pour l’interpeller et inversement. Les élus doivent se confronter à la population même quand cela n’est pas toujours agréable à entendre.

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