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Vierzonitude

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La presse qui ne se soumet pas déplaît aux Insoumis et à leurs alliés

Publié par vierzonitude sur 28 Août 2017, 12:06pm

La presse qui ne se soumet pas déplaît aux Insoumis et à leurs alliés

La nouvelle carotte de la France insoumise, ce bataillon de généraux  qui se disent démocrates, biberonnés au système qu'ils dénoncent et dont ils profitent aisément, tient en deux mots : les médias dominants. La domination des Insoumis et de leurs alliés, et on en connaît à Vierzon, n'est autre que la domination du système politique et médiatique mais par eux-mêmes, avec ses propres idéologies. Voilà que la France insoumise qui aime la démocratie quand elle est à sa cheville ou sous ses bottes, rêve de mettre au pas les médias dominants et les journalistes, avec bien entendu. 

«(Dys)fonctionnement des médias de l'oligarchie», c'est le titre d'un atelier, rapporte le Figaro. La France insoumise, comme la plupart des élus d'ailleurs, droite, gauche, extrême droite et extrême gauche, n'ont en odeur de sainteté la presse, que quand elle nourrit leurs intérêts, confondant information et communication. En France, et cette idée est de plus en plus répandue, un journaliste ne doit pas avoir d'opinion, ni d'idées, il doit être le prolongement du stylo que tient le politique et si par la même occasion, cette plume pouvait rayer la réputation de son ennemi politique, ce serait encore mieux...

La France insoumise a de grands mots pleins la bouche. Rappelons toute fois qu'elle n'est pas parvenue à la Présidence de la République, non pas parce que la presse l'en a empêché, mais parce qu'elle n'est pas capable de battre ceux qui sont devant elle. Et quand Mélenchon fait applaudir les chaînes d'infos, c'est parce qu'elles retransmettent son discours. Il y a donc une différence entre limiter le pouvoir des médias dominants et s'agréger le pouvoir des médias dominants pour accéder au pouvoir politique.

Les élus n'aiment la presse que lorsqu'ils s'y reflètent avec bienveillance. Combien de politiques ont dit aimer Charlie et combien d'entre eux, plus tard, ne se sont pas gênés pour piétiner la liberté d'expression. Combien de petits marquis, comme Mélenchon, aimeraient que la presse l'encense, le duplique sur toutes ces unes, le présente sous son meilleur jour, bref, soit son serviteur. En oubliant que la démocratie, c'est aussi la liberté de la presse, de l'information, de l'opinion, d'expression, de caricaturer. S'il existe des médiats dominants, que dire des élus dominants, des politiques dominantes. Un politique qui crache sur la presse est un héros. La presse qui crache sur les politiques est vendue.

Mélenchon comme tant d'autres oublie juste que la contradiction est un pendant nécessaire aux débats, que débattre quand on est d'accord entre soi, ce n'est pas débattre. La seule chose qui domine, c'est la connerie universelle et la course à l'échalote de celui qui parviendra à faire parler le plus de lui... dans les médias dominants.

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