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Vierzonitude

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Inventaire exclusif des 440 commerces vierzonnais (2) : les quartiers ne sont pas tous égaux

Publié par vierzonitude sur 21 Janvier 2018, 15:41pm

Inventaire exclusif des 440 commerces vierzonnais (2) : les quartiers ne sont pas tous égaux

A regarder les chiffres, plus de 440 commerces répartis dans Vierzon (445 pour l'instant), on pourrait bomber le torse et se dire, ce n'est pas si pire. Sauf que des chiffres, seuls, ne font pas une ville. Si l'on considère que Vierzon possède un taux de vacance commerciale de 25% (chiffre contesté), cela signifie qu'il y a un commerce sur quatre fermé, soit environ 150 pas-de-porte vides. La rue qui les concentre le plus reste bien sûr la rue Joffre. Elle compte actuellement 17 pas-de-porte occupés, 18 en comptant le bailleur France-Loire. Sur plus de cinquante pas-de-porte répertoriés, on constate l'importance des dégâts. La place Foch n'est pas épargnée non plus, la place du Mail tire son épingle du jeu avec la reprise récente du café National par Domino's Pizza. Mais on sent bien la fragilité de ceux qui restent. La preuve : une charcuterie a baissé le rideau à Vierzon-Villages. Même si l'ex-épicerie Proxy pourrait rouvrir sous une autre enseigne, le quartier est déplumé de ses commerce de proximité.


Cet inventaire fastidieux a l'avantage de tracer de grands lignes. Sans surprise, le centre-ville (avec les rues piétonnes), concentrent un peu moins du tiers de l'ensemble des commerces vierzonnais. Le secteur des Forges est complètement dépourvu d'établissements bancaires alors que le quartier affectionne le secteur de l'automobile (14 activités qui y sont rattachées). Entre la rue Brunet et le fin fond du Vieux-Domaine, une cinquantaine de commerces y sont éparpillés, à l'ombre d'un supermarché.

Autre zone, très vaste, Bourgneuf, que nous avons fait démarrer à partir de la rue des Ponts jusqu'à la route de Brinay, via Chaillot, étale une soixantaine de commerces et un supermarché. Un Bar/PMU résiste, seul, rue du Val-Fleury, au Bois d'Yèvre un restaurant et un magasin de bricolage se tiennent chaud dans la même rue. Rue Armand-Bazile, aussi, un bar solitaire résiste tandis que rue Jean-Jacques Rousseau, un salon de coiffure affiche sa forme sur sa vitrine refaite.

Mais on le voit bien, plus on s'éloigne de l'hyper-centre, plus le commerce est clairsemé. Entre la rue Brunet et les Forges, c'est le désert. Des grappes de commerces se sont asséchés, du coup, on en retrouve un par-ci, par-là, jusqu'à quand ? 

Mais surtout, il y a, désolé de faire la différence, commerce et commerce. Car ds pas-de-porte ont beau être occupés, ce n'est pas forcément cela qui dynamise un secteur. Les agences immobilières sont utiles, comme les opticiens, mais ce n'est pas avec ce genre d'enseignes qu'on booste un centre-ville. Idem avec les banques, les assurances, tout ça participe au maillage commercial d'une ville, mais quand ils sont concentrés au même endroit... On le verra plus tard quand on rentrera dans le détail des grands quartiers de Vierzon.

En fait, le tissu commercial rétrécit au lavage. On l'a vu pour les bistrots, ceux en "périphérie" n'ont pas résisté. Alors, chaque quartier conserve sa boulangerie, sa pharmacie, sa boucherie non, sa poissonnerie encore moins. Mais, un hypermarché ou un supermarché n'est jamais loin. Comment évoluera le commerce vierzonnais ? Les grands quartiers sont-ils condamnés à vivre sans commerce de proximité ? Y-at-t-il surtout un avenir pour eux ? Ce sont les consommateurs qui ont les réponses à toutes ces questions.

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