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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Il y a eu trop de magasins qui ont fermé dans l'indifférence

Publié par vierzonitude sur 13 Février 2018, 19:03pm

soutienlamaisondelapresse@gmail.com

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Le rassemblement solidaire de samedi, à partir de 10 heures, devant la maison de la presse de Vierzon, ce n'est pas seulement un effet de manche, ponctuel et sans lendemain. Ce n'est pas non plus seulement un soutien à la maison de la presse mais à l'ensemble de ce centre-ville qui mérite mieux que son abandon progressif.

Il ne faut pas seulement voir ce qu'il y aura à long terme, à l'horizon d'avril 2019, par exemple, mais il faut savoir ce qu'il y aura entre aujourd'hui et après-demain. Samedi, l'occasion nous est donnée, à nous, citoyens, habitants, consommateurs, clients, Vierzonnais, de choisir ce que l'on veut et surtout ce que l'on ne veut pas, un centre-ville sans perspective, sans plaisir, sans foule. Alors, samedi, il suffit d'être là, physiquement, de faire l'effort de venir comme on prend plaisir à acheter son journal, sa baguette et son bifteck dans un vrai commerce.

Il y a eu trop de magasins qui ont fermé dans l'indifférence, il y aura trop de magasins qui fermeront sur la pointe des pieds. On pense à celui de la rue Joffre qui, fin mars, n'existera plus. On pense à ces territoires perdus, à ces petits bouts de mètres carrés que la clientèle a déserté, ces vitrines qui, occupées et éclairées, n'attiraient peut-être pas notre attention mais qui l'attire désormais qu'elles ont éteint les lumières.

Ce qui est frappant, ce n'est pas ce qui existe encore, c'est ce qui n'existe plus, qui n'existera peut-être plus. Ce qui est encore plus frappant, c'est ce désir ambigu que nous nourrissons tous, un centre-ville rempli de commerces dans lesquels nous ne mettons jamais les pieds, mais contre lesquels nous râlons quand ils ont fermé, quand ils ne nourrissent pas de désir d'immédiateté.

Ce qui est encore plus frappant, c'est que nous pouvons entretenir une colère injuste contre un "petit" commerce mais qui ira l'ouvrir devant un "gros" ? Et qu'est-ce qui nous permet de ne pas être content comme de l'être ? La proximité, le contact, la convivialité, celle d'un bon petit crème sur un comptoir avec des autres comme nous, pas vraiment inconnus, mais pas non plus familiers. Si demain, le centre-ville devait se résumer à ce qu'il nous préfigure déjà, que ferions-nous ? Ce que nous faisons déjà : nous irions ailleurs, le samedi après-midi ressemble déjà au dimanche, le dimanche au lundi et les autres jours de la semaine à des lundis améliorés.

Si chacun pouvait comprendre l'effet cascade de nos faits et gestes. On ne va pas refaire la théorie de l'aile de papillon et de la tornade à l'autre bout de la terre. Mais le problème actuel du commerce, ce n'est pas qu'un problème de commerce, c'est un tout, et nous sommes au coeur de ce tout. Oui, il faut garer la voiture là, marcher pour aller ici, mettre son disque, attendre parfois. Oui, on ne peut pas stationner devant chaque commerce où on veut aller  ? Mais avez-vous calculé la distance que vous parcourez sur le parking d'une grande surface et dans la grande surface ?

Samedi, il s'agit de dire non, non à la fatalité, non à la facilité, non à un commerce en danger, non à un centre-ville borgne, non à des rues aveugles, non à une ville comme Vierzon est devenue. Parce qu'au milieu de tout ça, il y a nous. Nous, le collectif.  Et si samedi, le collectif n'est pas gagné par le désir du nombre, alors cette ville est vouée à s'échouer. On pourra toujours accuser untel ou untel. Il faudra aussi savoir que nous aurons tous notre part de responsabilité. Et il est plus qu'urgent de s'en convaincre et de convaincre celles et ceux qui en doutent.

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F
Lequel magasin rue Joffre ferme ? C'est bien beau de polémiquer, Vierzonnitude, mais donner le nom au moins si vous voulez que les gens se bougent...
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V
Vu que la ville est pourrie, qu'est-ce que ça peut vous faire ?
F
Comment dire... Vous croyez sincèrement que je vais faire 600 km (compter 1200 pour un aller retour) de Guidel (commune voisine de Lorient dans le 56 - Morbihan) pour revenir dans une région aussi pourrie et surtout dans une ville aussi pourrie que Vierzon après avoir goûté à ma nouvelle vie ?

Simplement je voulais juste savoir qu'elle boutique est concernée c'est tout, afin que je puisse allumer un cierge dans une église. :)
V
Polémiquer ? Où voyez vous qu'on polémique ? Vous savez quoi, vous prenez vos deux jambes, vous allez rue Joffre et vous regardez les vitrines. Vous verrez c'est écrit dessus. Et ça vous fera du bien de vous promener dans les rues de Vierzon. C'est bon là, on a assez polémiqué ?
M
Devant c'est devant où c'est derrière place Fernand Micouraud ?
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