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Vierzonitude

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La CGT de l'hôpital appelle à manifester le jeudi 22 mars

Publié par vierzonitude sur 20 Mars 2018, 12:05pm

La CGT de l'hôpital appelle à manifester le jeudi 22 mars

"Au Centre Hospitalier de Vierzon, les agents sont confrontés à d’incessants changements organisationnels (réorganisations de services, mutualisations de services, fusions…), à un management souvent à flux tendu (aux ordres de la politique du chiffre et de la rentabilité)", lit-on sur le tract de la CGT. 

"Une charge de travail souvent excessive, une mauvaise qualité des relations au travail, etc… Les agents hospitaliers n’en peuvent plus d’assister à la casse de leur service public : en effet, les conditions d’accueil et de suivi des patients sont de plus en plus dégradées. Pourtant, les professionnels aiment leur travail et se sentent plutôt utiles. Mais ils ressentent une certaine frustration dans l’exercice de leur fonction, qu'ils pourraient mieux remplir si les moyens étaient là ! Quand on ne leur donne pas les moyens de bien faire leur boulot, forcément ils le vivent mal. Certains agents se renferment sur eux même, on a cassé les équipes, on a divisé les agents entre eux, l’individualisation se développe. Une majorité d’agents acceptent de revenir malgré tout sur leurs repos, pour aider au bon fonctionnement de leurs services, mais jusqu’à quand tiendront t’ils ce rythme ?
 

Les agents mériteraient aussi de leur hiérarchie une meilleure rémunération et une plus grande reconnaissance, au lieu d’être en permanence considérés comme un coût ! Les suppressions de personnel au fil de l’eau nous feraient presque oublier, à ce qui s’apparente à un véritable plan social organisé.
 

La CGT de l’hôpital de Vierzon alerte depuis des années sur la gestion catastrophique de cet établissement. Aujourd’hui, force est de constater que nous avions raison ! Rendre un service de qualité aux usagers est nettement la mission que les personnels hospitaliers jugent la plus importante, mais ils ne sont pas totalement convaincus de la remplir.

Le personnel de l’hôpital de Vierzon participera une nouvelle fois à la manifestation prévue le 22 mars 2018 dans le département du Cher :
Pour réclamer et exiger une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat, l’arrêt des suppressions d’emplois et les créations d’emplois statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions, un nouveau plan de titularisation des contractuels, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement, 
des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, l’abrogation de l’article 93 du Statut de la FPH qui permet de licencier un fonctionnaire hospitalier, la défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers ainsi que l’amélioration de la reconnaissance de la catégorie active et de la pénibilité.
 

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L
Et on peut enchaîner sur les Ehpad. Voici quelques extraits parus dans Paris Match le 06/03/2018.

Ehpad : “Certains résidents préféraient mourir”.

Voici le témoignage accablant de Julie, aide-soignante.
« Il a soif ? Il a mal ? Pas le temps ! »
« A peine le temps d’un bonjour, et c’est parti ! Que je te lève le bras, que je te retourne… La toilette se résume à un “visage, main, cul” dans le jargon. Imaginez l’humiliation. Certains me suppliaient de ne pas les frotter, ils ne voulaient plus être maltraités. »
« Pour les parties intimes, nous n’avions droit qu’à un gant. Ceux qui souffraient de diarrhée étaient logés à la même enseigne. Et s’il manquait des serviettes, on les essuyait avec les draps. Viennent les repas, cuillère après cuillère, sans leur laisser le temps de déglutir. Des fausses routes et des infections pulmonaires, il y en a eu... »
« La toilette terminée, nous les jetions dans le couloir, à errer. Il a soif, il a mal ? Je n’ai pas le temps ! A 16 heures, tout le monde au lit ! Et si un résident devenait trop bruyant, le médecin te l’assommait à coups de Temesta ou de Valium. »
« La bientraitance, le “bien vieillir” et tout le tralala, c’est de la ¬communication. La priorité c’est le profit. »

« Autre aberration : le mode de calcul de ces dotations publiques. Plus leurs résidents perdent en autonomie, plus les dotations versées aux Ehpad augmentent! Des conditions qui n’inciteraient pas les établissements à maintenir leurs résidents valides… »

« Le tarif élevé et le statut privé ne sont pas une garantie. »

« Une pétition initiée par les Drs. P. Pelloux et C. Prudhomme, avec S. Ali Benali sur change.org pour « Respecter la dignité dans nos Ehpad » a recueilli 560 000 signatures. »

MERCI M. MACRON, MERCI Mme BUZYN, MERCI A LEUR PARTENAIRE MODEM. GRACE A EUX, VOICI COMMENT SERA NOTRE FIN DE VIE !
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L
Voici quelques extraits d’un article paru dans un grand média national (ET MALHEUREUSEMENT, CELA MET EN RELIEF CE QUE MACRON ET SA MINISTRE BUZIN ONT A NOUS OFFRIR SUR LE PLAN DE NOTRE SANTE, TOUT CELA POUR PROCURER ENCORE PLUS DE PROFITS A LA HAUTE FINANCE).

« Lorsque les manques de disponibilités aux urgences se traduisent par la perte de vies humaines, c'en est trop pour les médecins hospitaliers. Ils dénoncent une "maltraitance" de l'hôpital public. »

« Une récente série de décès dans plusieurs hôpitaux jette une lumière crue sur la saturation des urgences et ses conséquences parfois dramatiques, alors que certains services sont menacés de fermeture en raison d'une pénurie de médecins. Mourir sur un brancard, dans un couloir d'hôpital, sans avoir été examiné par un médecin. Ce cauchemar, une femme de 73 ans l'a subi la semaine dernière à Reims. Transférée de sa maison de retraite aux urgences de Maison Blanche, elle y a succombé d'un arrêt cardiaque, après plus de deux heures et demi d'attente. »

Comme un écho macabre, les mêmes faits se sont déroulés à Rennes lundi: une femme de 60 ans, admise aux urgences de l'hôpital Pontchaillou pour des douleurs au ventre, a fait un arrêt cardiaque sur le brancard où elle attendait d'être auscultée.

Surmenés, les urgentistes passent parfois à côté d'un diagnostic. Une jeune femme de 19 ans en a fait les frais en février à l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon. Par deux fois, son otite avait été jugée bénigne. Dix jours plus tard un abcès cérébral entraînait son décès.

A Paris, Olivier, 52 ans, a eu plus de chance. Admis en novembre à l'hôpital Lariboisière pour des douleurs à la poitrine, il a survécu sans séquelle à un infarctus malgré ses cinq heures d'attente au milieu d'une trentaine d'autres patients alités.
"Les brancards étaient imbriqués avec des ordres de priorité. C'était un véritable Tetris, il fallait parfois en déplacer dix pour aller chercher celui qui était rangé au fond", raconte-t-il.

Quand pense Madame la Députée Nouvelle du Modem, grande idolâtre de ce Monsieur Macron ?
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