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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Salon du livre de Vierzon : Marieke Aucante, de la Sologne et du monde entier

Publié par vierzonitude sur 16 Novembre 2018, 08:30am

Marieke, un prénom que chante Brel. Aucante, un nom que chante la Sologne. Et voilà comment est née Marieke Aucante, une écrivaine qui chante aussi bien la Sologne que le monde entier. Dans son dernier livre, elle revient sur un fait divers vieux de 130 ans où se mêle la sorcellerie, à la frontière du Berry et de la Sologne justement.

 

Dernier ouvrage :

L'envoutante. Editions De Borée.

Photo Angelique Foucault

Photo Angelique Foucault

1 - Vous savez que vous avez le prénom d'une chanson de Brel dont la fille sera présente au salon du livre de Vierzon ?

Si je m’appelle Marieke c’est grâce à Jacques Brel. Il me fallait trouver un prénom pseudonyme. En 1981,   il est entré dans ma vie et  tout le monde m’appelle Marieke Aucante désormais. 

 

2 - Dans votre dernier livre, L'envoûtante, pourquoi la sorcellerie ?

Dans L’envoûtante, ce qui m’a intéressé d’écrire, c’est à la première personne l’histoire d’une jeune fille qui revient sur les  lieux de son enfance pour  comprendre pourquoi ses parents furent  condamnés pour  crime de sorcellerie entre le Cher et le Loir et Cher. La maman d’Eugénie fut la dernière femme guillotinée  en janvier 1887.

 

3 - Les sorciers sont berrichons, pas Solognots, à mois qu'une n'existe une sorcellerie solognote ?

Le Berry  a toujours été considéré  comme une terre de sorcellerie, mais la sorcellerie existe partout dans les campagnes au XIX ème siècle, même en Sologne,  à la frontière de Vierzon. Actuellement, le phénomène se déplace dans les quartiers citadins et prend d’autres formes.
 

4 - Comment vous est-venue l'écriture de ce livre ?

Mon père m’avait raconté l’affaire Thomas de Selles Saint Denis et son retentissement dans toute la Sologne. En janvier 1887, plusieurs habitants de mon village  sont partis à vélo vers Romorantin pour voir guillotiner sur la Place d’Armes les époux Thomas, suite à un procès où les jurés n’ont rien  compris.

 

5 - Les faits divers vous fascinent-ils ou les laissez-vous pour ce qu'ils sont, des faits divers ?

C’est moins le fait divers que la psychologie des personnages qui me fascine. J’aime  beaucoup regarder « Faites entrer l’accusé » à la télévision !

 

6 - Croyez-vous en la sorcellerie ?

Je ne crois pas à la sorcellerie. Mais la sorcellerie quand elle pénètre dans la tête des gens, il faut la reconnaître comme telle. La succession des événements est simple : vous avez une série de malheurs,  quelqu’un vous demande si vous n’avez pas remarqué dans votre entourage des gens malveillants. Et un coupable est vite désigné. La sorcellerie serait un rapport malsain entre  deux personnes. La tentation est grande de trouver des personnes maléfiques. Il s’agit de savoir sortir de cette situation.

 

7 - Qu'avez-vous fait entre votre roman L'hiver en juillet et L'Envoutante ?

J’ai écrit plus d’une vingtaine de livres, tous suite à une rencontre  réelle ou imaginaire. J’écris par passion,  j’écris depuis toujours. A 14 ans,  il s’agissait pour moi de   rompre avec l’ennui et la solitude. Maintenant, c’est  une nécessité. 

 

8 - Avez-vous d'autres projets d'écriture ?

J’ai toujours d’autres projets. Parfois, j’écris sur des histoires passées, d’autres fois sur notre temps. Ce que  je finis d’écrire, c’est l’histoire d’une jeune fille  qui vient de Damas, une chrétienne d’Orient sur les routes du monde.

 

9 - Que représente pour vous un salon du livre comme celui de Vierzon ?

Le salon du livre de Vierzon est pour moi  très important, je connais   plusieurs personnes qui habitent cette ville, et c’est l’occasion de les revoir, de discuter ensemble de la vie qui passe. C’est plus que chaleureux ce salon !

 

10 - Le terroir est une chose primordiale, comment appréhendez-vous le sens de ce mot et sa concrétisation à travers votre travail ?

J’ai écrit ce qu’on appelle des livres de terroirs, et  aussi des livres qui ne le sont pas du tout,  j’ai écrit sur l’Algérie,  j’écris sur la Syrie. Je ne m’enferme pas dans une catégorie d’auteurs régionaux.  J’espère que mes lecteurs ont autant de plaisir à me lire quand il s’agit d’une histoire qui se passe à coté de chez eux et au bout du monde. L’essentiel, c’est l’écriture, entrer dans la tête du personnage, savoir comment il vit, comment il marche, comment il pense et suivre sa destinée. 

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