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Vierzonitude

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Salon du livre de Vierzon : Michèle Dassas romance des parcours de femmes

Publié par vierzonitude sur 15 Novembre 2018, 08:30am

Michèle Dassas, originaire du nord du département, est une habituée du salon du livre de Vierzon. Son dernier livre « Femme de robe »  a remporté plusieurs premiers prix lors de différents concours, dont celui du roman 2018 au Concours Littéraire International Arts et Lettres de France et qui a également été nominé à Paris pour le prix Simone Veil. Vierzonitude lui a posé plusieurs questions.

 

Dernier ouvrage :

Femme de robe. Editions Marivole

 

 

Salon du livre de Vierzon : Michèle Dassas romance des parcours de femmes

1 - Comment choisissez-vous le thème de vos livres ?

Actuellement je suis dans ma phase « parcours de femmes » : je cherche donc à mettre en lumière des destins de femmes qui ont eu des vies bien remplies et qui ont accompli de belles et grandes choses dans différents domaines, toutefois avec une période de prédilection qui est la fin du XIXe et le début du XXe.


2 - De quelle façon avez-vous découvert votre dernière héroïne dans Femme de robe ?

Je suis tombée sur le nom de cette femme sur laquelle aucune biographie n’avait été écrite et qui avait deux points communs (les seuls) avec moi : être née dans une petite ville ligérienne et avoir eu un père notaire. Enfin, le monde des avocats ne m’est pas complétement étranger, puisqu’il y en a beaucoup dans la famille et qu’une de mes sœurs est même bâtonnier. Mes recherches m’ont permis de rectifier des erreurs écrites au sujet de Jeanne Chauvin et reprises dans différents ouvrages.

 

3 - L'écriture vous est venue comment ?

J’ai toujours eu envie d’écrire, je crois, et cela fait déjà plus de vingt ans que je publie. J’ai commencé par promouvoir le patrimoine local à travers un feuilleton paru dans le Berry Républicain tout un été, puis j’ai poursuivi avec des nouvelles et des contes dans des magazines régionaux. Enfin, j’ai créé la collection de contoguides (guides touristiques agrémentés de nouvelles et de contes inspirés par les lieux) aux éditions CPE. De là, je suis passée aux romans.

 

4 - De quel ouvrage êtes-vous le plus fière ?

J’aime tous mes enfants, mais je suis particulièrement fière du dernier « Femme de robe » qui a remporté plusieurs premiers prix lors de différents concours, dont celui du roman 2018 au Concours Littéraire International Arts et Lettres de France et qui a également été nominé à Paris pour le prix Simone Veil. 

 

5 - L'écriture est une discipline. Quelle est la vôtre ? Le matin, le soir, la nuit ?

Je préfère écrire le matin, disposant d’une belle luminosité et d’une certaine énergie. Je relis et je corrige ou j’améliore l’après-midi.

6 - Combien de livres avez-vous en tête ?

Je ne travaille actuellement que sur un seul ouvrage, mais j’ai plusieurs sujets en tête pour l’avenir (toujours des parcours de femmes et puis aussi des contoguides).

 

7 - Quel sera le prochain ?

Le prochain sera consacré à Jeanne Baudot qui est considérée comme la seule véritable élève de Renoir. Un personnage passionnant au cœur de la vie artistique de la belle Epoque. 

 

8 - Que représente pour vous les salons du livre comme Vierzon ?

Les salons du livre sont l’occasion de rencontrer des lecteurs et d’obtenir leurs retours, mais aussi de revoir des amis auteurs. C’est très important. J’adore les salons…Celui de Vierzon a l’avantage d’être proche de mon lieu de résidence et d’être organisé par des bénévoles très motivés.

 

9 - Votre proximité avec vos lecteurs-lectrices est-elle primordiale ?

Oui, tout à fait. L’écriture est un plaisir solitaire qui est ensuite prolongé par celui de la lecture qui, cette fois, s’adresse au plus grand nombre. Je suis tellement heureuse quand les lecteurs me disent avoir passé un agréable moment en compagnie de mes personnages. Quand mes textes intéressent et procurent du bonheur à autrui, j’estime avoir bien fait mon travail.

 

10 - On vous a vue avec le ministre de l'éducation, qu'avez-vous ressenti ?

J’étais ravie et amusée de ce moment inattendu et convivial, mais j’ai surtout pensé au livre que je lui offrais et que j’aimerais qu’il lise : celui d’une avocate engagée qui a bataillé, sa vie durant, pour que les capacités intellectuelles des femmes soient enfin reconnues à leur juste valeur et que les professions libérales leur soient accessibles. Je me suis souvenue qu’en son temps, Jeanne Chauvin avait également rencontré le ministre de l’éducation qui l’avait encouragée dans sa voie et lui avait obtenu un poste d’enseignante en Droit dans un lycée de jeunes filles, afin de créer des émules.

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