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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Commerce : Vierzon aime ce qui ne marche pas et refuse ce qui marche

Publié par vierzonitude sur 10 Janvier 2020, 06:35am

Dans un article, les Echos font le bilan de ce qui marche et ne marche pas en matière de revitalisation des centres-villes. Voyons cela de plus près.

Ce qui marche.

"Avec le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) et le Document d’aménagement artisanal et commercial (Daac), les élus peuvent d’abord encadrer l’implantation des équipements commerciaux sur leur territoire en réglementant les modalités d’installation et d’extension des grands équipements commerciaux en périphérie." 

C'est comme ça, qu'à Vierzon, un Aldi a pu ouvrir ses portes, un Lidl a pu s'agrandir et un projet de boulangerie Feuillette commençait à s'imposer en périphérie. Ce qui marche ailleurs ne marche donc pas à Vierzon.

"Autre solution développée par les villes, le recours aux managers de centres-villes. Ces spécialistes des centres-villes permettent de fédérer les différents acteurs (commerçants, fédérations, associations, CCI) et de mettre en œuvre des stratégies communes pour animer les cœurs de ville, maintenir et développer l’offre commerciale."

Cette stratégie-là n'est pas vraiment probante. L'avenue de la République approche les 30% de vacance commerciale. Hormis des braderies peu convaincantes et une page facebook, l'office du commerce et de l'artisanat de Vierzon dépend directement de la communauté de communes. Et son budget est à l'image de l'intérêt que nos élus portent au commerce : trop faible.

Ce qui peut marcher 

La taxe sur les friches commerciales : s'applique-t-elle uniquement, à Vierzon, aux commerces de centre-ville ou s'étend-elle aux commerces de périphérie. Si c'est le cas, l'Orée de Sologne rapportera plus avec ses locaux vides qu'avec ses locaux pleins.

Le droit de préemption : appliqué à Vierzon, il a permis l'achat de plusieurs immeubles dont un est occupé. 

Le stationnement gratuit : il est en zone bleue, plus d'horodateurs. Malgré cela, les consommateurs estiment qu'il n'y a pas assez de parking. A moins de rentrer dans les commerces avec la voiture, on ne voit pas. 

Ce qui ne marche pas vraiment

"Très prisée en raison de son coût relativement modique, la mise en place de plates-formes numériques sur lesquelles les commerçants peuvent proposer en ligne leurs produits. Un outil a priori séduisant, mais au final très décevant. Les retours d’expérience montrent que ces plates-formes ont du mal à décoller et trouver leur clientèle. Quelques années après leur implémentation, très peu de transactions y sont enregistrées et le nombre de commerçants adhérents reste faible."

Cette plateforme nous a été présenté comme le Graäl du commerce vierzonnais, à grands renforts de communication. On attend les retours d'expérience mais pas avant le 22 mars 2020...

"L’instauration d’un moratoire sur l’implantation de grandes surfaces et la création de zones commerciales peut être une arme redoutable pour limiter leur prolifération en périphérie. Mais cette mesure est dans les faits particulièrement difficile à mettre en place puisqu’il faut que l’ensemble des communes d’un territoire donné se mettent d’accord."

D'un autre côté, ça tombe bien, les élus vierzonnais n'ont jamais eu l'intention d'interdire les grandes surfaces en périphérie : Aldi, Lidl, Feuillette et sans doute d'autres cachés sous le tapis jusqu'au 22 mars 2020...

Les Echos expliquent que "la volonté des élus de refuser l'extension infinie du commerce de périphérie est dans tous les cas indispensable. On ne peut pas autoriser la création ou l'extension de zones commerciales en périphérie sans compromettre gravement l’efficacité des actions de redynamisation du centre-ville."

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Athos 10/01/2020 12:00

Prudence aussi avec ce qui soi-disant marche !

Récemment vu un reportage en matière de soutien aux commerces du centre ville de Gaillac dans le Tarn connu pour son festival des lanternes.

Subventions aux nouveaux commerçants, commerces vacants transformées en galerie d'art éphémères, site web, manager de centre ville.

Finalement rien de bien nouveau. Un commerçant interviewé semble d'ailleurs dubitatif, les chiffres d'affaires continuant à baisser.

Le maire Patrice Gausserand (UDI) est lui très satisfait de son action ambitieuse. On voit bien qu'il apprécie cette petite pub à la télé.

J'oubliais, il vient d'être investi par LREM pour les prochaines municipales…

Leon 10/01/2020 11:27

Par delà les polémiques assez légitimes sur les bonnes stratégies commerciales et les aides accordées au petit commerce et à l’artisanat, on peut se demander comment plus de commerces peuvent se développer quand la population décline et voit son pouvoir d’achat baisser. On pourrait peut-être se poser la question comme ça

Wizard 10/01/2020 10:18

Post grotesque au possible, comme toujours sur ce sujet.

S'il fallait résumer ces appréciations toutes plus foireuses les unes que les autres :

1) Le commerce local, y compris son office et celui de l'artisanat, a vocation à survivre sous perfusion grâce à des fonds publics alimentés par une fiscalité tout aussi locale. Le tonneau des Danaïdes revisité et institutionnalisé.

2) La consommation des citoyens est mise sous curatelle dans un premier temps, puis passera définitivement sous tutelle ensuite : obligation de consommer ce qui n'est pas interdit là où on vous dira de consommer.

Il ne reste plus qu'une alternative pour la population attachée à sa (la) Liberté : un boycott massif et permanent du dirigisme appliqué à la consommation.

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