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Vierzonitude

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Harmonie d'Un moment d'Harmonie : Mon métier est ma passion, je ne baisserai pas les bras

Publié par vierzonitude sur 26 Avril 2020, 06:00am

Harmonie Gobin a ouvert il y a trois ans, à Saint-Hilaire-de-Court, son institut de beauté Un moment d'Harmonie. Vierzonitude a voulu savoir comment elle vivait le confinement, comment elle envisageait la réouverture, l'avenir... Voici ses réponses.

Harmonie d'Un moment d'Harmonie : Mon métier est ma passion, je ne baisserai pas les bras

Votre salon est fermé depuis le 17 mars. Comment
vivez-vous le confinement à titre personnel...

Je profite un max de mon mari et de mes enfants, ce qui est assez compliqué en temps normal. Les journées passent très vite entre les devoirs / activités des enfants, l'entretien de la maison et du jardin. Cela m'a permis de rattraper mon retard. J'ai pris le temps de cuisiner, bricoler et jouer avec mes enfants. Mon mari a beaucoup travaillé dehors. Heureusement pour nous que la météo est favorable, car je pense que les journées auraient été bien plus longues. Cependant, l'éloignement et le manque pèsent surtout pour les enfants, heureusement que l'on peut appeler nos familles et les amis en Facetime.

Comment vivez-vous le confinement à titre
professionnel et économique surtout ?

La nouvelle de ma fermeture a été assez brutale, un samedi soir où nous recevions des amis à la maison. C'est une amie qui m'a appris la nouvelle par téléphone. La première pensée, c'est comment allons-nous faire ?!! Les premiers jours, ma première préoccupation a été de chercher toutes les démarches que je devais faire. Ensuite, il faut aussi bien aux charges de l'institut ainsi qu'à nos charges personnelles qui ne sont en aucun cas décalées. Ma banque personnelle a refusé de décaler mon prêt immobilier n'étant pas dans leur banque en professionnel. Comme d'autres commerçants, la gestion de mon entreprise représente beaucoup de travail et un très grand investissement, d'où la grande inquiétude face au confinement. Le Fafcea nous a permis de faire deux formations à distance 100% remboursées et les marques avec lesquelles je travaille, ont offert à leurs partenaires toutes les vidéos des soins durant le confinement. Je pourrais faire découvrir des nouveautés à mes clientes dès la réouverture. Cela est très motivant.


 
On parle d'aides de l'Etat, êtes-vous éligible, est-ce  que cela est suffisant ? Et sinon, comment faites-vous pour tenir ?

Oui, j'ai pu bénéficier du fond de solidarité de l'état de 1.500€ en mars et j'espère qu'elle sera renouvelée en avril. Ma comptable, très présente, a fait toutes les démarches très rapidement et continue de m'accompagner au quotidien. Ce fond reste léger pour palier aux différents frais de l'institut. J'attends une réponse de mon assurance pour la perte d'exploitation. Aucun autre aide ne m'a été donné. Ma trésorerie me permet pour le moment de tenir.

La date du 11 mai vous apporte-t-elle un peu d'espoir ?

La date du 11 mai reste très flou et anxiogène. Les mesures sanitaires s'annoncent très strictes, les prestations réduites. J attends les annonces de la fédération d'esthétique d'ici la fin du mois, nous dévoilant les fiches sanitaires, afin d'assurer au mieux la sécurité de mes clientes ainsi que la mienne et celle de ma famille.  Ma priorité sera que mes clientes passent un bon moment et ressortent satisfaites de leurs soins, malgré les gants et les masques. Je continue de discuter régulièrement avec mes clientes via les réseaux sociaux ou sms, cela est très important de garder ce contact. On parle de nos futurs fous rires avec nos masques, nous échangeons sur notre confinement à la maison, et sur nos rendez-vous épilations au bout de deux mois...

Pas d'activité, pas de rentrée d'argent, on suppose que les charges tombent, le loyer à payer. Comment faites- vous pour faire face ?

Mon loyer a été annulé pour toute la période de confinement, je remercie la mairie de ma commune pour son soutien. Il faut continuer à payer l'électricité, l'eau, le téléphone, la TVA, la sacem/spre, l'assurance... L'urssaf a été suspendu mars et avril, ces mensualités seront lissées jusqu'à décembre. Mon prêt a été décalé de trois mois, et je pense renouveler de trois mois supplémentaires. En attendant, j'ai pu mettre en place ma boutique en ligne sur mavillemonshopping.fr et très bientôt des bons d'achats grâce Hélène de l'OCAV.

Parlez-vous avec d'autres commerçants de la situation et si oui, qu'en disent-ils de leur côté ?

Je suis en contact avec d'autres commerçants, tous aussi inquiets par cette situation. Nous partageons notre quotidien avec nos familles et les actualités du confinement.

Comment envisagez-vous de reprendre toutefois une activité en accord avec les mesures sanitaires. Comment allez-vous faire ? 

Travaillant seule et prenant qu'une cliente à la fois, cela ne me changera pas mon organisation sur ce point. Il faudra cependant espacer les rendez vous pour désinfecter l'institut entre chaque cliente. Certaines de nos prestations risquent d'être soit réduites soit interdites pour le moment (à priori, il serait possible que les soins visages ne soient pas autorisés). Je vais devoir m'habituer à une autre façon de travailler, avec des gants, masque, visière..... J'ai déjà pris les devants, en commandant des produits d'hygiène et linges jetables, des plexis en caisse et sur la table à manucure pour accueillir mes clientes le plus sereinement possible. J'espère que nous pourrons obtenir des masques d'ici là. Cela représente un coût supplémentaire non négligeable, surtout que certains fournisseurs en profitent pour augmenter les tarifs.

Comment voyez-vous l'avenir proche, l'avenir plus lointain ?

L'avenir reste difficile à imaginer... Mon institut fêtera ses trois ans, le 29 juin prochain. Il se développait très bien jusqu'ici, et de beaux projets se dessinaient pour cette année. Malheureusement, je vais jouer la sécurité et remettre, je l'espère, mes projets à l'année prochaine. Beaucoup de charges restent simplement décaler, il faudra les payer au retour. Entre le nombre réduit de clients au quotidien et les charges décalées, la reprise risque de ne pas être celle que l'on souhaitait tous. A savoir combien de temps nous serons imposés ces mesures... Mon métier est ma passion, je ne baisserai pas les bras.

Avez-vous déjà des rendez-vous ? 

Les clientes me contactent de plus en plus depuis l'annonce du déconfinement, le 11 mai. Je ne prends aucun rendez-vous pour le moment, j'attends la liste officielle des commerces pouvant ouvrir à cette date. Les clientes sont très compréhensives et attendent de mes nouvelles.

 

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