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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


En 2001, le port sec de Vierzon devait intégrer l'ancienne gare de triage...

Publié par vierzonitude sur 28 Juillet 2021, 06:25am

Photo France Bleu Berry

Photo France Bleu Berry

En juin 2000, la ville voulait devenir devenir un nœud logistique

Aussi, expliquait le Moniteur, "deux importants projets devraient prochainement relancer l'économie de Vierzon qui entend profiter de sa position de carrefour central pour se spécialiser dans la logistique. Deux dossiers, l'un ferroviaire, l'autre routier, à l'origine concurrents, devraient déboucher et se rejoindre. Le premier est lancé par la région et la SNCF qui viennent de rendre publique leur étude sur la réalisation d'une « plate-forme multimodale polyvalente » située sur le site de l'ancienne gare de triage. L'étude conclut à la faisabilité de ce projet notamment pour la logistique ferroviaire de biens industriels ou de grande consommation comme l'acier, le carrelage ou le bois. La gare de Vierzon pourrait également remplir une mission de « port sec » pour Nantes-Saint Nazaire. Au total, 25 millions de francs sont inscrits au contrat de plan pour ce dossier. Mais la surface de la gare de triage (10 hectares) est jugée trop peu importante, de même que le potentiel démographique de Vierzon et les infrastructures d'accès au site. C'est pourquoi l'étude estime que « le transport combiné rail-route ne trouve pas à Vierzon un potentiel suffisant ».

Ce projet pourrait alors s'appuyer sur la zone du « vieux domaine », plate-forme de logistique routière aménagée par la ville et baptisée « Centre Berry Logistique ». Pour lancer son projet d'une centaine d'hectares la ville a déjà réalisé un embranchement ferroviaire (12 millions) et construit un premier bâtiment relais (12,8 millions) qui vient d'être loué à un transporteur. Longtemps en sommeil ce projet vient de recevoir un coup d'accélérateur avec l'arrivée d'un important investisseur. Sogeprom, filiale de la Société générale, a en effet décidé d'acheter 25 hectares de terrain pour y construire près de 120 000 m2 d'entrepôts. Le permis de construire pour quatre bâtiments devrait d'ailleurs être déposé dès juin. Au total, les travaux de viabilisation et de construction des bâtiments pourraient atteindre 250 millions de francs : un chantier comme Vierzon n'en a pas connu depuis très longtemps."

Et ce n'est pas tout, la même année, le Moniteur expliquait ceci : "L'idée d'une plate-forme multimodale sur l'ancienne gare de triage de Vierzon avance. L'étude de faisabilité donne sa chance à ce projet. L'étude débouche sur un projet économique et technique complémentaire à la plate-forme Centre Berry Logistique du Vieux-Domaine. Concrètement, l'ancien triage serait approprié à la multimodalité qui consiste à transporter par fer ou par route des marchandises, à les décharger sur la plate-forme pour les valoriser (assemblage, étiquetage). La SNCF s'apprête à lancer ses propres études d'avant-projet. Les travaux d'aménagement de l'ancien triage sont estimés à 3,51 millions d'euros (23 MF)."

Résultat néant.

 

En décembre 2001, il y a donc vingt ans, le magazine le Moniteur expliquait que  "l'association des ports du Nord-Ouest Atlantique (PNOA), créée voici juste un an, vient de présenter une première étude de faisabilité justifiant son grand projet : un port sec à Vierzon dans le Cher, sur le modèle d'autres grands ports européens, notamment Bilbao qui prévoit l'ouverture de quatre ports secs en Espagne."

On rappelait, il y a exactement vingt ans, ce dont on se vante aujourd'hui que "Vierzon est, en effet, un noeud autoroutier (A71, A20 et bientôt A85) et ferroviaire au carrefour des axes Paris-Toulouse et Nantes-Lyon. « L'idée est d'élargir l'hinterland des ports adhérents en établissant loin dans les terres une plate-forme permettant de massifier les flux en privilégiant le mode ferroviaire », expliquent les promoteurs du projet : responsables des ports de l'Atlantique et élus de la région Centre associant pour la circonstance la SNCF Fret."

En 2001, nous avions donc eu cela : 

"Carrefour routier et ferroviaire, Vierzon pourrait, à terme, profiter pleinement de sa position géographique. C'est l'objectif de Michel Quimbert, président des ports du nord-ouest Atlantique (Brest, Lorient, La Rochelle, Nantes/Saint-Nazaire), de Francis Rol-Tanguy, directeur du fret à la SNCF, et de Jean-Michel Bodin et François Dumont, vice-présidents de conseils régionaux, qui viennent de signer une convention d'étude pour la création d'un « port sec » à Vierzon."

Pour quels résultats ?
 

En 2002, nous avions eu cela, un beau projet tombé à l'eau lui aussi :

"La ville de Vierzon a décidé de reprendre en direct l'aménagement de sa zone logistique où un projet de 120 000 m2 porté par un promoteur privé (Sogéprom, filiale de la Société Générale) a échoué. La SEM VIE (SEM de Vierzon) projette, ainsi, de réaliser un bâtiment de 10 000 m2 sur le site du « Vieux Domaine ». Les travaux pourraient alors commencer en mars prochain pour une livraison à la fin 2003. Le projet représente un investissement d'environ 2,3 millions d'euros."

 

Carrefour routier et ferroviaire, Vierzon pourrait, à terme, profiter pleinement de sa position géographique. C'est l'objectif de Michel Quimbert, président des ports du nord-ouest Atlantique (Brest, Lorient, La Rochelle, Nantes/Saint-Nazaire), de Francis Rol-Tanguy, directeur du fret à la SNCF, et de Jean-Michel Bodin et François Dumont, vice-présidents de conseils régionaux, qui viennent de signer une convention d'étude pour la création d'un « port sec » à Vierzon. Les ports secs sont indispensables

A cette époque, l'étude prétendait que huit filières pourraient revoir leur chaîne logistique en fonction d'un port sec à Vierzon. "Ces besoins logistiques importants sont recensés dans l'alimentation animale, l'industrie papetière, celle du pneumatique ainsi que l'eau minérale, les matériaux de construction et les conteneurs maritimes." A l'heure actuelle, seul les conteneurs maritimes ont trouvé écho à Vierzon grâce à la plateforme Combronde au Vieux-Domaine. 

Et rappelons que si Combronde a pu s'installer, c'est qu'en amont, la connexion ferroviaire a pu être construire. L'étude évoquait un port sec qui pourrait être développé sur l'ancienne gare de triage de Vierzon mais aussi sur la nouvelle zone d'activité de Centre-Berry-Logistique. Le Moniteur expliquait encore que "les premiers investissements indispensables au projet sont une voie de stationnement de 750 mètres sur la gare, estimé à 5,3 millions d'euros, ainsi que l'électrification de la voie ferrée Vierzon-Tours, estimée à 56 millions d'euros. Ces investissements sont inscrits au contrat de Plan pour une fin des travaux en 2006." Tout cela a été fait. Selon les élus soutenant le projet, notamment Jean-Claude Sandrier, député du Cher, la mise en place du port sec pourrait prendre 10 ans.I Il en fallu le double.

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Commenter cet article

Leon 28/07/2021 09:58

Merci pour la circulation excessive de portes conteneurs route de Brinay alors interdit au plus de 7.5 tonnes...

Fastbernie 29/07/2021 08:34

Bien dit Léon! merci qui? mais aux décideurs qui n'ont pas construit les accès directs aux autoroutes. Le port-sec et les autres transporteurs ne peuvent qu'envoyer leur trafic PL en plein Vierzon... une étude d'impact?? silence radio...

Le Marin 30/01/2021 00:09

Exact.
Jusque dans les années 1990,la ligne Tours Saincaize n'était pas électrifiée.
Par conséquent le site ferroviaire de Vierzon était un pont d'arrêt obligé pour les trains de marchandises qui devaient remplacer une locomotive électrique par une locomotive diesel ou inversement.Et cela créait une charge de travail pour les conducteurs du dépôt de Vierzon.
Ce que les élus PCF et la CHT cheminots ont oublié de nous dire lorsqu'ils militaient pour l'électrification de Tours Saincaize,c'est qu'une fois les travaux finis,le site ferroviaire de Vierzon n'avait plus aucune utilité.
Le site de Vierzon vivait du fait que son noeud ferroviaire était partiellement électrifié.
Aujourd'hui tout est électrifié,sauf Bourges Montluçon.
Dans quelques années,avec la montée en puissance de la traction à hydrogène,les caténaires ne serviront plus à grand-chose.
Que d'argent gâché!
Que de poudre aux yeux!
Mais à l'époque il fallait faire rêver les Vierzonnaises et Vierzonnais avec un ministre des transports communiste,une gauche plurielle qui a transformé tout ce qu'elle a touché en étron.
Il fallait faire rêver les Vierzonnaises et Vierzonnais pour récupérer la mairie perdue en 1990.
Mais c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses!
Et aujourd'hui,à Vierzon,à part laisser les habitants livrés à eux même face à un commerçant aux visées expansionnistes,les élus ne servent pas à grand chose.

Lev 29/01/2021 19:44

En tout cas, un nouveau rond-point qui sera financé sur fonds publics est déjà en projet pour accueillir les structures que le groupe Virtuo pretend nous imposer

Fastbernie 29/07/2021 08:25

Bien dit Lev! et un rond-point qui ne résoudra rien vu le trafic des semis prévu! ce dont évidemment la Com-com ne parle pas...

Mymy 29/01/2021 17:45

A part nous polluer avec leur camion, bousiller les routes , nous polluer avec leur bip bip incessants, limitation de vitesse non respecté, murs fissuré etcetc
Le quartier du vieux domaine est devenu invivable.

Memory 29/01/2021 14:57

Point de port sec à Vierzon.
La gare de triage est à l'abandon.
Avec l'électrification de l'axe Tours Vierzon Saincaize,plus rien ne justifie que les trainq de marchandises fassent escale à Vierzon.
Avant l'escale à Vierzon était justifiée par un changement de locomotive(diesel par electrique ou inversement) et un changement de conducteur.
Un port sec à Vierzon?Le port sec est à Neronde où sont entreposées les céréales.
Un port sec à Vierzon?Sauf que les professionnels de la logistique et des activités portuaires recherchent,outre du rail route,du fluvial.
A Vierzon pour le fluvial on repassera.
En conséquence les céréales vont directement de Neronde à La palisse.
Vierzon est devenue depuis longtemps un site NON ESSENTIEL.
Et je n'accable pas les élus locaux.

Fastbernie 29/07/2021 08:43

Accabler les élus pour ce constat, non.. en revanche, leur acharnement à lancer des projets déments comme Virtuo est incompréhensible. Ils devraient avoir compris que leur chantage à l'emploi est obsolete.... à terme, ces plate-formes n'auront besoin que de quelques techniciens de maintenance robotique pour fonctionner... une nouvelle classe de travailleurs sera née : les chômeurs boomerang!

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