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Vierzonitude

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La politique vierzonnaise du trou qu'on bouche en créant un trou

Publié par vierzonitude sur 29 Octobre 2021, 16:09pm

La politique vierzonnaise du trou qu'on bouche en créant un trou

La politique urbanistique vierzonnaise a conduit la construction d'Aldi, route de Neuvy, sans la moindre résistance de la part de nos chers élus, pourtant si prompts à manifester leur désaccord, pour peu que ce soit contre le gouvernement. Du coup, Aldi a ouvert, Leader Price a fermé et nous avons, sur les bras, un local vide. On appelle ça un trou.

Cette même politique urbanistique vierzonnaise a permis la construction de Feuillette. Pourvu que ça bouche les trous d'un terrain en friches acheté à prix d'or (1,1 million d'euros) par la société d'économie mixte (Sem-Vie) dont le maire est le président à une société qui est partie de Vierzon. Mais avec l'argent du terrain qu'elle avait vendu. Merci qui. Du coup, Feuillette s'est montée et a emmené avec lui Thiriet qui a déménagé. A sa place, il y a un trou.

Du coup, on se retrouve avec deux trous sur les bras : celui des cuisines Schmidt, parties à l'Orée de Sologne (mais attention hou là, la majorité n'y est pour rien !) et celui de Thiriet (la majorité y est pour tout) parti avec Feuillette. On nous annonce l'arrivée providentielle d'un locataire qui occuperait les deux pas de portes vides réunis. On croise les doigts.

Donc on construit, puis on déménage. On crée un trou et on le bouche en réant un autre trou. Puis ça fait des trous. Puis c'est génial parce que ça fait trente ans que ça dure. En 1990, quand le Forum République tend ses bras de béton armé, la pharmacie qui se trouve à l'angle de la rue Gallerand et de l'avenue de la République y court. Cette même pharmacie dont le président de la communauté de communes, sans doute dans un accès de remord, a racheté pour 212.000 euros avec l'argent des Vierzonnais. 

Il y a trente ans déjà, on jouait à ce jeu-là. Du coup, la pharmacie avait laissé un trou. L'ouverture du supermarché Major devenu Carrefour Market a sonné le glas de Monoprix. Du coup, Monoprix a fermé, il y a un trou bouché par les Nouvelles Galeries, laissant un trou dans son bâtiment historique, alors occupé par Gifi qui lui-même est parti à l'Orée de Sologne  réant aussi un trou. On a démoli le trou, tant mieux, pour créer cette magnifique place arborée (c'est de l'humour) qu'est la place Jacques Brel (sans trou).

Baracher-Mathat est parti de la rue de la Gaucherie pour les hauteurs de Vierzon. Donc, il y avait un trou. Que la ville a bouché en rachetant les locaux afin d'y loger des associations. Coût des travaux à venir : plus de 700.000 euros. Oui, ça fait cher le trou à boucher.

L'Auberge de jeunesse est partie. Donc il y a un trou maintenant à la place des locaux. Que va faire la communauté de communes ou la mairie ? On ne sait pas. Mais il y a un trou.

Des trous il y en aussi en face Intermarché, route de Brinay. Des locaux commerciaux qui ne trouvent pas preneurs depuis des lustres. Et il risque d'y en avoir un autre local bientôt vide. Encore un trou.

Grâce à Action coeur de ville, la communauté de communes rachète des trous commerciaux et les bouche.

La direction des routes du Conseil départemental a quitté le Pré d'Anet. Il y a un trou. La ville a racheté le trou sans savoir comment le boucher. C'est tout le drame de cette ville qui renomme les trous, opportunités. On achète, ça peut servir. Pour mémoire, la Direction des routes a bouché le trou laissé par le départ d'un magasin de vente de matériaux parti remplir un autre trou près de Point P.

Mais il y a mieux. La communauté de communes achète maintenant des trous pleins. C'est à dire des locaux déjà occupés, prétextant qu'elle a un projet dont on ne sait rien, et qu'elle veut lutter contre l'inflation de l'immobilier à Vierzon. Il faut dire qu'on part de loin, on a de la marge, Vierzon est l'une des villes les moins chères de France. Enfin, la communauté de communes a quand même un trou plein à 212.000 euros.

Et la ville de son côté vend aussi des trous pleins, la maison de Célestin Gérard avec un restaurant dedans.

Voilà, c'était l'histoire des trous vierzonnais qu'on bouche en créant d'autres trous qu'on bouche en créant d'autres trous qu'on bouche en créant d'autres trois qu'on bouche en créant d'autres trous.

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J
Il y a des années, les sociétés d'économie mixtes (SEM) servaient beaucoup à alimenter les caisses des partis au pouvoir dans les collectivités territoriales.
Maintenant, grâce aux lois votées, juré, promis, tout est clair, les détournements n'existent plus. On aimerait y croire !
Je suis étourdi par le flot des achats et investissements en travaux menés par les autorités locales. Vierzon, une ville si pauvre ! ... et si riche du patrimoine immobilier de sa SEM. Ces trous, plein ou non ajoutés au bâtiments communaux laissés plus ou moins à l'abandon sont-ils identifiés dans un inventaire publique ?
Une vrai opposition, au lieu de dormir pendant les conseils communautaires pourrait identifier ce patrimoine, les coûts associés, les charges d'entretien, etc ...
Ça pourrait servir aux contribuables et ça montrerait comment la ville est si bien gérée.
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L
Et pourtant c'est pas dû au manque de béton déversé régulièrement pour boucher ces fameux trous!! :-))
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