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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Madame Faucille et Monsieur Marteau lisent Vierzonitude mais ne le disent pas

Publié par vierzonitude sur 16 Octobre 2021, 06:00am

Nouveau rendez-vous pour les lecteurs de Vierzonitude : les aventures presque vraies de Madame Faucille et de Monsieur Marteau. Aujourd'hui, Madame Faucille et Monsieur Marteau lisent Vierzonitude mais surtout ne le disent pas.

Madame Faucille et Monsieur Marteau lisent Vierzonitude mais ne le disent pas

Madame Faucille, le doigt leste sur l'écran tactile de sa tablette numérique achetée au dutty-free de l'aéroport de Dubaï, balayait avec une énergie matinale, les posts d'un blog honni par une partie de ses amies encartées de préférence dans un parti de gauche qui ne fait plus recette. Elle lisait, avec une délectation singulière, rien qu'à imaginer la grimace des bigoudis des plus extrêmes de ses fréquentations, l'ironie qui nappait ses lectures comme un coulis de fruits rouges sur un gâteau de dividendes.

Monsieur Marteau, le coeur à gauche depuis qu'il était levé dès lors qu'il s'était couché, la veille au soir, du pied droit, cherchait le moyen de dire ce qu'il avait à dire à ceux qui devaient l'entendre sans toutefois que l'on soupçonne que ce fut lui qui disait à ceux qui le méritaient ce qu'ils ne voulaient pas entendre. Dans la vie, on appelait cela l'hypocrisie. Mais Monsieur Marteau nommait cela la prudence.

Madame Faucille se surprit à rire d'un texte consacré justement à son mari de Monsieur Marteau et dont la profondeur satirique égalait la vérité lumineuse de cette face cachée d'un être qu'elle côtoyait chaque jour sans finalement l'entrevoir comme elle venait de le lire sous la plume acérée de ce blog qui faisait disparaître un tant soit peu, ses douleurs rhumatismales et ses maux de tête côté gauche.

Monsieur Marteau que l'anonymat n'enchantait guère eu égard à l'histoire tragique de ses grands-parents pendant la seconde guerre mondiale ne renâclait cependant pas au plaisir de se lâcher derrière un faux nom pour faire avancer sans avoir l'air de brandir un mensonge, la vérité qu'il détenait sur les autres et qu'il retenait cependant de lui.

Madame Faucille s'apercevait, allongée dans son lit encore chaud de sa température corporelle retenue dans les pièges de sa couette en duvet de canard de barbarie, qu'elle passait un moment délicieux à lire ce qu'elle n'oserait jamais dire mais qu'elle se pique de penser outrageusement fort, encore heureux que tout ça ne sorte pas par les huis de ses oreilles.

Monsieur Marteau qui partage la plupart des idées des autres à condition qu'elles soient de lui et qu'on ne lui oppose aucune autre logique qui ne le serait de toute façon pas car elle n'aurait pas reçu l'agrément de sa modestie, rédigea un message que son anonymat libéra en faisant fi de ses principes pourvu que, seul, son intérêt trouve grâce dans cette affaire.

Madame Faucille qu'un sourire vint s'installer de tout son long sur ses lèvres dépourvues du rouge qui d'habitude les habille, lut alors un commentaire qui la fit glousser, puis sourire, rire, éclater de rire et, dans un élan généreux, pensa avec insistance que si toute vérité est bonne à dire, elle est aussi bonne à lire.

Monsieur Marteau fut soulagé qu'enfin, derrière le miroir sans tain d'un modeste blog, il put se livrer, sans entrave, à exercer sa liberté d'expression sans que cela ne puisse avoir des conséquences sur ses affaires, ni sur les futures parties de bridge qu'il avait déjà programmé avec ses amis de la majorité le mardi, ceux de l'opposition le jeudi et les infréquentables le samedi soir.

Madame Faucille, tout à son excitation de lectrice, décida de laisser elle aussi un commentaire, en imaginant un pseudonyme qui pensa-t-elle se trouvait éloigner de son véritable nom sans toutefois s'en trouver à distance raisonnable pour qu'on ne pense à elle en lisant.

Monsieur Marteau laissa d'autres empreintes écrites de sa main sur d'autres articles et se lâcha de plus en plus, trouvant dans ce jeu de la vérité, une énergie qui le fit s'abonner au blog dont il avait entendu parler, en mal, par une partie de ses amis que quelques écrits concernaient directement. Il se jura de le lire sans jamais en parler.

Voilà comment Madame Faucille et Monsieur Marteau lisent Vierzonitude mais ne le disent surtout pas.

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L
On veut des noms!! , le tas de cailloux est prêt à faire feu!! :-))

Espérons pour ce blog,de ne pas tuer au passage une poule aux œufs d'or par erreur et par suspicion erronée ,et à cause d'un début de paranoïa collectif, ça serait bien dommage de ne plus en profiter de cette belle couvée offerte de tout cœur, pour enfin distraire les lecteurs déprimés et d' enfin faire avancer toutes les choses telles qu'elles devraient être faites, à méditer très rapidement!! :-))
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