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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Chez Verneuil, place du Mail...

Publié par vierzonitude sur 12 Mai 2022, 05:40am

Chez Verneuil, place du Mail...

C’était un vélo de cross jaune, en exposition, rue Voltaire, dans la vitrine de chez Verneuil, réparations mobylettes et de vélos. Place du Mail, il y avait les ateliers. Rue Voltaire, le magasin d’exposition.

Je n’ai jamais vraiment eu de désir profond pour un vélo. Mes parents m’en avaient offert un rouge, sur lequel ma mère m’a appris à pédaler. Plus tard, ma sœur m’a offert un vélo de course blanc d’occasion avec lequel j’ai réalisé une chute mémorable rue du Champ-Anet. Puis il y avait ce vélo de cross jaune chez Verneuil devant lequel j’ai bavé pendant des semaines et des semaines, parce que ma mère m’avait promis de me l’acheter, sans doute lorsque l’argent serait réuni pour le faire.

Pour patienter, j’avais découpé la photo de mon futur vélo et je le regardais autant de fois que cela me chantait. Mais je sentais aussi le brûlure de l’impatience au creux de mon ventre. Jamais je n’aurai pensé prétendre à un tel vélo.

Et je ne sais pas combien de fois j’ai pu le regarder dans sa vitrine. Mon frère, dix ans mon aîné, n’avait pas encore dépassé le stade de la Mob, et pour, l’un de ses copains travaillait chez Verneuil, au doux surnom de l’Envahisseur, je vous laisse deviner la raison. Biberonné aux 103 (orange et bleu), aux guidons rapprochés que l’on ne pouvait pas y mettre le poing, j’ai pourtant jeté mon dévolu sur un vélo de cross jaune. 

Une belle bête sur laquelle je me voyais déjà, dans ma cour ou sur le chemin qi longeait le Cher et qui me menait jusqu’au jardin de mon père. Jamais je n’avais désiré un objet de cette façon, mais jamais je n’avais éprouvé une telle frustration entre l’instant de la promesse faite par ma mère et l’instant où je le posséderai. Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que jamais, jamais je n’aurai ce vélo.  Pour la simple raison que mon oncle, (le chef du rayon boucherie de Monoprix), m’a fait la surprise de m’offrir la… Mobylette (verte) dont ma cousine ne se servait plus. En quelques instants, le vélo jaune de chez Verneuil a repris sa place dans la vitrine du quotidien, je suis monté sur la Mobylette verte et j’ai entamé une longue séquence de passion pour ce genre de deux roues. J’avais désormais un point commun avec mon père. 

hez Verneuil, place du Mail. C’était un vélo de cross jaune, en exposition, rue Voltaire, dans la vitrine de chez Verneuil, réparations mobylettes et de vélos. Place du Mail, il y avait les ateliers. Rue Voltaire, le magasin d’exposition. Je n’ai jamais vraiment eu de désir profond pour un vélo. Mes parents m’en avaient offert un rouge, sur lequel ma mère m’a appris à pédaler. Plus tard, ma sœur m’a offert un vélo de course blanc d’occasion avec lequel j’ai réalisé une chute mémorable rue du Champ-Anet. Puis il y avait ce vélo de cross jaune chez Verneuil devant lequel j’ai bavé pendant des semaines et des semaines, parce que ma mère m’avait promis de me l’acheter, sans doute lorsque l’argent serait réuni pour le faire. Pour patienter, j’avais découpé la photo de mon futur vélo et je le regardais autant de fois que cela me chantait. Mais je sentais aussi le brûlure de l’impatience au creux de mon ventre. Jamais je n’aurai pensé prétendre à un tel vélo. Et je ne sais pas combien de fois j’ai pu le regarder dans sa vitrine. Mon frère, dix ans mon aîné, n’avait pas encore dépassé le stade de la Mob, et pour, l’un de ses copains travaillait chez Verneuil, au doux surnom de l’Envahisseur, je vous laisse deviner la raison. Biberonné aux 103 (orange et bleu), aux guidons rapprochés que l’on ne pouvait pas y mettre le poing, j’ai pourtant jeté mon dévolu sur un vélo de cross jaune. Une belle bête sur laquelle je me voyais déjà, dans ma cour ou sur le chemin qi longeait le Cher et qui me menait jusqu’au jardin de mon père. Jamais je n’avais désiré un objet de cette façon, mais jamais je n’avais éprouvé une telle frustration entre l’instant de la promesse faite par ma mère et l’instant où je le posséderai. Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que jamais, jamais je n’aurai ce vélo. Pour la simple raison que mon oncle, (le chef du rayon boucherie de Monoprix), m’a fait la surprise de m’offrir la… Mobylette (verte) dont ma cousine ne se servait plus. En quelques instants, le vélo jaune de chez Verneuil a repris sa place dans la vitrine du quotidien, je suis monté sur la Mobylette verte et j’ai entamé une longue séquence de passion pour ce genre de deux roues. J’avais désormais un point commun avec mon père.

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M
"L'envahisseur" oui j'en ai connu un, sans doute le même. Les surnoms de l'époque valaient leurs pesant d'or , en vrac: "4 Cylindres", "Bison futé", "Tête d'ampoule", "Cul de sel" ...
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