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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Le Bourgeois sacrifié : les bonnes feuilles d'un futur livre engagé

Publié par vierzonitude sur 29 Novembre 2022, 11:47am

Le Bourgeois sacrifié : les bonnes feuilles d'un futur livre engagé

La maison du patron


    Il est     aussi rondouillard que sa maison est élancée. En sortant de la gare de Vierzon, on ne voit qu'elle, avec son restaurant réputé à l'intérieur et son nom, sur le côté du mur, en lettres vertes, "La maison de Célestin". La bâtisse sonne le bon dans l'assiette, le chaleureux, le généreux, le convivial. Il y a vingt ans, Annie et Pascal Chaupitre, sont venus, à l'orée des années 2000, mettre leurs pieds dans les petits plats de Célestin. Ils sont tous deux disciples de feu Bernard Loiseau, le chef hyper étoilé de saulieu en Côtes d'Or, venu lui-même inaugurer, avant de se donner la mort, en février 2003, un salon qui porte son nom. Les petits plats de Célestin, l'enseigne actuelle remplace l'ex-Maison de Célestin, qui avait gagné une étoile au guide Michelin. 
    Mais un restaurant gastronomique étoilé, installé dans une ancienne maison de patron, et qui perpétue, ainsi, l'élitisme des lieux une ville ouvrière, défie toute logique. Le plus simple, pour multiplier les couverts, était donc d'oublier l'étoile et la pression du symbole bourgeois que concentrent une maison de maître qui abrite un restaurant étoilé.
    Car pour qui ne connaît pas l'histoire vierzonnaise, ni celle de ce fameux Célestin (de son nom Gérard), un Vosgien, créateur d'un vaste empire du machinisme agricole, à Vierzon au beau milieu du XIXème siècle, il parait simple de traverser la route. Le passage piéton vous jette directement dans les bras de la maison, avec son balcon en fer forgé, sa porte cochère revisitée par un portail noir, ses fenêtres aux sourcils sculptés à l'étage, et son manteau de pierre, en façade, protégé par les monuments historiques. Célestin Gérard avait eu cette idée géniale d'installer son usine et, plus tard, sa maison entre la ligne de chemin de fer du Paris-Orléans (le P.O qui deviendra plusbtard la SNCF) d'un côté et le canal de Berry de l'autre. Ce dernier charriait les matières premières, les trains emmenaient les produits finis.
    Pour qui descend du train, justement, et veut déjeuner dans l'histoire, bienvenue. Vierzon n'est que cela, Histoire et histoires, grande (s) et petite (s). Cette ville moyenne du centre de la France, parvient, au cours de ce vingt-et-unième siècle, à accrocher son nom sur de nombreuses lèvres. La plupart du temps, la référence médiatique à Vierzon n'est guère flatteuse pour la ville. Mais sa consonnance doit être, quelque part, inconsciemment agréable à prononcer. Ce "Zon" qui suit le "Vier".  Et tout ce qu'il suscite comme images et arrière pensée, nostalgie d'un monde bienheureux qui semblerait figer dans un terrier de province ou trou de taupe, en concurrence, avec Châteauroux, la Creuse, enfin l'une de ces perles enfilées sur la fameuse diagonale du vide qui biffe la carte de France dans le sens de la longueur.

 

La chanson de Jacques Brel


    A moins que la chanson de Jacques Brel n'ait infusé, depuis 1968, date de sa création, par perméabilité des consciences, les esprits d'innombrables générations. Par héritage génétique, ou simplement par culture musicale, la chanson Vesoul de Brel dans laquelle il claironne au tout début "T'as voulu voir Vierzon", suscite encore une curiosité proportionnelle au désintérêt que chacun serait en droit d'avoir vis-à-vis d'une ville normale, comme l'était jadis un président, trop normale même, et pourtant, exceptionnellement hors norme pour qui vit à l'intérieur. Cette chanson, reprise et réenchantée des dizaines de fois par de nombreux artistes aurait dû s'appeler Vierzon-Vesoul, si l'on en croit l'accordéoniste Marcel Azzola, venu, un jour, à Vierzon pour un concert en plein air. C'était lui le fameux Chauffe Marcel que Brel balance dans la chanson. Il a fallu attendre 2019 pour que Vierzon s'empare enfin du nom de Jacques Brel (hormis une petite rue ainsi nommée dans un lotissements datant des années 1980) afin de baptiser une vaste place en centre-ville, inaugurée par la fille même de Jacques Brel, France. Elle était déjà venue "voir Vierzon", en octobre 2017, invitée par des amoureux du grand Jacques, déçus du peu de place que Vierzon accordait au chanteur au regard de la nororiété qu'il lui avait offerte. C'est ce jour-là, quand France Brel mit un pied sur la planète Vierzon, que la presse dévoilait la volonté de la municipalité de nommer place Jacques Brel, ce qui fut longtemps un conglomérat de logements insalubres le long d'une rue qui mène d'un côté, à la mairie et de l'autre, au centre-ville.

 

Le grand carrefour
    

    A moins que la position de Vierzon l'épingle prioritairement sur l'échiquier stratégique des villes les mieux placées, là, au beau milieu de deux anciennes routes nationales qui ont charrié pendant des décennies, les héritiers du Front populaire et de ses congés payés. La nationale 20 se déversait dans la nationale 76, en plein milieu de la ville, et tous se croisaient alors dans de mémorables bouchons que Bison Futé a participé à rendre célèbres. Aujourd'hui encore, si les nationales ont perdu leur statut, on entend le nom de Vierzon, au chapitre des bouchons périodiques des départs en vacances, au niveau de l'A71, payante, voulue par le président Giscard d'Estaing pour que son Auvergne chérie soit plus proche de Paris. De là, on quitte cette autoroute à Vierzon pour emprunter l'A20, gratuite, qui commence à Vierzon et dégouline dans le sud, à peu près selon le même tracé que l'ancienne nationale 20. Sans compter sur la stratégie ferroviaire : en 1847, elle a placé Vierzon au coeur de deux transversales, Paris-Toulouse et Nantes-Lyon. On s'arrête à Vierzon, on prend ses correspondances à Vierzon. Alors, des oreilles distraites mais nombreuses ont certainement imprimé sans le vouloir, à force d'être sans cesse prononcé, ce que la mémoire a retenu, le nom de Vierzon.

 

Ligne de démarcation
  

 A moins que des souvenirs douloureux ne soient à l'origine de la popularité patronymique de cette ville martyre, bombardée lourdement pendant la seconde guerre mondiale, et coupée en deux par la ligne de Démarcation, symbolisée par la rivière le Cher. L'Ausweis était de rigueur pour passer de la zone libre à la zone occupée, sur le pont du Cher. On peut y lire, à proximité, sur un panneau, cette phrase : "souviens toi, ici passait la ligne de démarcation juin 1940 - mars 1943." Le film Le dernier métro avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve y fait référence, quand le directeur du théâtre, un Juif caché dans une cave, pense pouvoir rejoindre Vierzon pour passer en zone libre. Des histoires, devenues des légendes, persistent, comme celles du corbillard de Vierzon, suivi par de nombreuses personnes à l'aller, quand il s'agissait d'aller de l'église en zone occupée jusqu'au cimetière  en zone libre... Au retour, les suiveurs du corbillard étaient beaucoup beaucoup moins nombreux... Ou ce bistrot dont la salle se trouvait en zone occupée et la cour en zone libre... L'écrivaine Régine Desforges raconte, dans son autobiographie, qu'elle venait, pendant la guerre, à Vierzon, en vacances, chez sa tante. Elle tenait un commerce, une bijouterie en centre-ville, en zone occupée et devait se rendre, tous les soirs, dans son appartement, en zone libre.

 

Le "Vierzon"
    

A moins que le nom de Vierzon ne soit connu et reconnu grâce à... des tracteurs, fabriqués dans cette ville, des années 1930 jusqu'au début des années 1960, les premiers tracteurs qui ont remplacé le cheval dans les fermes. Dits à boules chaudes et qu'on démarrait, après avoir chauffé la dite boule, en fonte, avec une lampe à souder au bec vertical, puis tourné énergiquement, sans se casser le poignet, un volant pour lancer la machine ! La clef de contact n'existait pas encore. Aujourd'hui, ce geste ancestral fascine petits et grands dans les fêtes de battage à l'ancienne et les rassemblements d'engins agricoles. Le tracteur de la Société-Française de Vierzon est devenu "Le Vierzon", objet convoité de collection, en France et à l'étranger, notamment la Belgique. Le Vierzon se vend au prix d'une grosse berline. Des batteuses et des locomobiles portent aussi le nom de Vierzon, sous des marques comme Brouhot, SFV, Merlin... Certains se demandent encore si c'est le tracteur qui a donné son nom à la ville ou l'inverse...

 

Vierzon la Rouge
    

A moins que ce ne soit pour sa couleur politique, "Vierzon la rouge", éperdument amoureuse du Parti communiste. Vierzon a germé, poussé, grandi, mûri, sous le soleil des fourneaux de la révolution industrielle. Le Comte d'Artois, futur Charles X, est venu y implanter des Forges dans le quartier qui en gardera le nom. Très vite, la ville s'est industrialisée, des manufactures renommées de porcelaine, de verrerie, de machinismes agricoles, de confection, de mettallurgie, ont fait fumer des cheminées, ont fait travailler des milliers d'ouvriers, ont ouvert la voie au syndicalisme, aux grèves, à la revendication, à l'appartenance à une gauche radicale, au Parti communiste version Pepone dans Don Camillo. 

 

Festival raté
    

A moins que la ville soit restée dans la tête de centaines de festivaliers, comme l'écrira l'un d'eux "Vierzon, piège à cons." Juillet 1980. La ville soutient à bout de bras la première d'un festival musical hors norme, Pulsar 80 qui promet ceci : "La musique explose à Vierzon". Titre prémonitoire. L'affiche est extraordinairement riche, à trente kilomètres d'un autre festival musical qui existe depuis trois ans, le Printemps de Bourges. Des chapiteaux sont installés à différents endroits de la ville, on attend Angelo Branduardi, Diane Dufresne, Geneviève Paris, Philippe Chatel, La Bamboche, Malicorne, Bernard Lavilliers, Jacques Higelin, Valérie Lagrange, Caravan, Atoll, Trust, Mink de Ville, Motorhead, Al Jarreau, Billy Preston, John Lee Hooker, Jimmy Cliff, Ray Charles, Madness, Suicide Romeo, entre autres. Le festival dérape dès le début : un chanteur refuse de se produire mais se fait payer. La caisse est dans le jus. Le festival est annulé quelques jours plus tard, des festivaliers incendient, le chapiteau et dansent autour de la caisse en feu, cassent des vitrines, la police charge. "Vierzon rock et flop", titre un hebdo. La légende est faite.

 

Une statue déboulonnée


    Il existe sans doute d'autres raisons, petites et grandes, positives et négatives qui font que le nom de Vierzon laisse une traînée blanchâtre dans les têtes comme les avions dans le ciel. Sur un peu moins de 36.000 communes, elle se hisse, parfois, sur la pointe des pieds et fait parler d'elle, avec ou sans raison. Démographiquement en faillite (un millier d'habitants en moins deuis 1975), plus étendue que Bourges qui compte quarante mille habitants de plus, Vierzon doit sa superficie audacieuse à un passé séparatiste : avant le 8 avril 1937, il existait quatre communes distinctes (Vierzon-Ville, Vierzon-Villages, Vierzon-Forges et Vierzon-Bourgneuf), alors réunies en une seule entité, Vierzon, que le Parti communiste consentit à rassembler, après s'être assuré d'en être les légitimes dirigeants. Ce qui fut le cas de 1937 à 1959, de 1977 à 1990 et de 2008 à aujourd'hui. Soit plus de cinquante ans de règne absolue et sans partage. 


    Peut-on vraiment imaginer qu'aucune arrière pensée idéologique ne porte ce projet de vendre cette maison à un privé ? Pourquoi ce patrimoine historique municipal doit être sacrifié ? Parce que c'est une maison de patron dans une ville ouvrière ? Et qu'il faut, pour nourrir l'ogre anti-capitaliste ne montrer aucune amitié avec le patronat, même sous forme de vieilles pierres. A sa façon, la pensée municipale déboulonne une statue vierzonnaise, au motif officiel qu'il faut faire entrer de l'argent dans les caisses. Au motif officieux que la transparence, à la différence du nuage radioactif en provenance de Tchernobyl, n'a pas franchi les frontières vierzonnaises. Voilà pourquoi ces lignes sont nées : d'une colère froide envers une décision inexpliquée qui balaie le bon sens et piétine le patrimoine historique, sous prétexte qu'il  n'entre pas dans le moule de l'idéologie ambiante.

 

Le tracteur c'est Vierzon 
et Vierzon c'est le tracteur !

 

Le bois, le fer et l'eau : sans cette trilogie d'ingrédients essentiels,  la cuisine agricole vierzonnaise n'aurait jamais servi de tels plats à la France entière et dans les pays étrangers. Imaginez un instant que le hasard a joué une part prépondérante et vous avez, entre les mains, tous les ressorts d'une fantastique épopée agricole et industrielle. 

Le bois, c'est celui des forêts de futaie de Vierzon et d'Allogny. Il servira à la fabrication des batteuses. 

Le fer, c'est d'abord la tradition métallurgique implantée par le Comte d'Artois en 1779 dans un quartier qui résume à lui seul l'activité dominante : les Forges. Le fer, c'est aussi le chemin tracé entre Vierzon et Paris en 1847. L'aube d'un carrefour ferrioviaire se lève sur Vierzon lorsque la ligne Tours-Nevers file dans l'horizon, en 1871. La ville est alors positionnée sur un axe majeur : Paris-Toulouse d'un côté, Nantes-Lyon de l'autre et enrichi, à la fin du XXème siècle, par trois autoroutes, l'A71 (Clemont d'un côté, Orléans-Paris de l'autre), l'A20 (au départ de Vierzon pour Toulouse) et l'A85 (Tours).

L'eau, c'est bien sûr le canal de Berry qui, en 1835, rejoint Vierzon à Montluçon. Cette voie d'eau sert d'abord à acheminer la houille de Commentry et de Saint-Eloy les Mines. Débarquent à Vierzon, les fontes des hauts fourneaux de Montluçon et Commentry, le bois de la forêt de Tronçais, le charbon et les fers des forges de Fourchambault.

Vierzon est une ruche ouvrière que la révolution industrielle a désigné comme un haut lieu du développement économique et parallèllement, des luttes sociales indissociables. Vierzon ouvre ses bras non seulement à la métallurgie mais aussi à la verrerie, à la porcelaine, au grès artistiques fabriqués en série, au textile et au machinisme agricole. L'architecture urbaine se dessine au grè des besoins des industriels : naissent non seulement des usines en plein centre-ville, le cas typique de la Société Française (et de manufactures de porcelaine) mais aussi des quartiers ouvriers au chevet des verreries notamment.

Une conjonction d'élements porteurs a pointé un index ferme vers cette ville, devenue, comme la récompense d'un président socialiste à un dépouté de la vague rose,  une sous-préfecture dans les années 1980. Vierzon, foyer d'un passé prestigieux  incapable d'entrevoir l'avenir : la ville fut LA capitale du machinisme agricole, mêlant les noms les plus prestigieux, Société Française (SFV), Merlin, Brouhot, Carroy-Giraudon, Pierre Renaud, Société vierzonnaise de construction, Rhulmann.

Des milliers d'ouvriers ont hâché leurs vies dans ces usines. Jusqu'à la disparition totale des entreprises, finalement concentrées dans une seule, la firme américaine Case, héritière de toutes les autres, héritière d'un humus historique, fertile et désespérement stérile.

Elle avale d'un féroce appétit la Société Française en 1958, et plus tard, cesse de fabriquer des engins agricoles au profit d'engins de travaux publics. En 1995, la Case ferme ses portes. Licencie les 250 derniers salariés. Plombe la ville socialement. Impose une friche industrielle de sept hectares qui n'est toujours pas totalement aménagée.  

Et, autre paradoxe significatif : l'absence définitive de Case que les élus appelèrent Caize (prononcé à l'américaine) pour s'en éloigner, marque le retour de la Société Française Vierzon. Vierzon n'est plus, ni la capitale du machinisme agricole comme l'avait affrimé le général de Gaulle, ni même une capitale industrielle. Elle gère, comme elle peut, la chute brutale de son économie. Sans penser, à tort, qu'ailleurs, en France, en Belgique, en Suisse, en Hollande, la ville brille encore, à sa façon : les Vierzon sont devenus des pièces de collection. Et la capitale du machinisme agricole est prête à la redevenir... D'une autre façon.

 

Vierzon en lettres de noblesse

 

Célestin Gérard est entrain d'offrir à Vierzon ses lettres de noblesse. En 1866, la première batteuse mobile de France sort des ateliers vierzonnais. Un an plus tard, récompense suprême, consécutive à cet exploit : il reçoit le grand prix unique de l'exposition universelle à Paris et la Légion d'honneur en 1867. Une récompense que Célestin Gérard grave, avec d'autres symboles, dans la pierre sa belle maison, entre la gare et l'usine. Une bâtisse cossue, à la hauteur de la réussite dont les bas-reliefs se commentent lors de visites guidées. Il participe aussi, avec les membres de la famille, à l'édification d'une église baptisée Saint-Célestin, dans le quartier vierzonnais de Villages. La réussite est visible physiquement, son entreprise se développe. 270 personnes y travaillent en 1870. Aussi, le machinisme appelle le machinisme.

Dans le sillage de Célestin Gérard, Del et Brouhot ont eux aussi monté leur atelier. Joseph Grosdemouge (Del) créé avec son fils l'entreprise Del Ferdinand et Cie, spécialisée dans la locomobile et le matériel de battage. 
Charles Brouhot est d'une autre race. Né en Haute-Saône, son tour de France le conduit aussi à Vierzon, une destinée en tout point semblable à celle de Célestin Gérard. 

 

Brouhot travaille chez Del et la dynastie dicte ses lois : en 1853, il épouse la fille du patron. Forcément, l'ascenseur social (pas encore inventé) le mène aux étages supérieurs puisqu'il devient chef des ateliers Del, se fâche avec son beau-père et vole de ses propes ailes, en 1863, dans un local en bordure de la voie ferrée. Avec son associé, Alfred Goffard, Brouhot fonde la Société de construction mécanique de Vierzon, « Brouhot et cie ». Le nom renforcera la renommée de la ville.

En 1870, l'entreprise fabrique, comme celle de Gérard, des locomobiles et des batteuses. Elle n'en est qu'à ses débuts. Toujours est-il que Vierzon a réuni sur ses terres des pionniers efficaces et ambitieux que la grande dépression (1875 à 1895) mettra à mal. Célestin Gérard et Del vendent alors leurs entreprises. 

Gérard, âgé de 59 ans, la cède à Lucien Arbel, fondateur des forges de Couzon et Sénateur de la Loire. C'est à cette période que la prestigieuse Société Française de Matériel agricole voit le jour, le 28 mars 1879, héritage direct du petit atelier de Gérard de 1848. La Française fait désormais partie intégrante de l'histoire de Vierzon ! Ca ne fait d'ailleurs que commencer.

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B
On ne peut pas dire qu'il est bon d'être sur un axe majeur et être contre les plateformes logistiques qui empruntent ces axes majeurs
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L
Bien entendu. Attention, Charlotte va être désagréable et sans argument...

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