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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


A Vierzon, les bistrots sont de plus en plus rares

Publié par vierzonitude sur 10 Août 2015, 18:00pm

A Vierzon, les bistrots sont de plus en plus rares

l'Insee ne dénombvre plus que 27 bistrots à Vierzon. La ville est descendue bien bas. On parle là de bistrots purs avec une licence IV. Ce qui fait qu'à Vierzon, il y a un bistrot désormais pour 997 habitants. La vache ! Le nombre de bistrots a fondu beaucoup plus vite que le nombre d'habitants. Au 19è et au 20è siècle, il y a un bistrot pour trente ou quarante habitants. Entre les cabarets et les cafés, les Vierzonnais s'y perdaient volontiers. Vierzon est devenue un désert bistrotier. Ils ont fermé les uns après le suns après les autres. Les usines ferment, le bar d'en face ferme avec. Et petit à petit, ils se sont concentrés, dans les coeurs de quartier. Aux Forges, plus un seul bistrot en périphérie de la route de Bourges. En centre-ville, idem. A Villages itou. A Bourgneuf, Rachel a choisi l'avenue du 14 juillet plutôt que le bord de la Genette. La Douane du Briou survit malgré sa solitude. La rue des Ponts est vide de toutes licences IV, cette rue qui ne vivait que de caboulots. Personne ne s'est inquiété de cette chute radicale. Personne ne evut voir dans la disparition des bistrots, un message alarmant de l'état de notre société. L'image du bistrot qui véhicule l'alcoolisme est usée. Il faut y voir maintenant, le dernier rempart contre la mort à petits feux d'un esprit collectif. La solitude avance et nous guette jusqu'au fond de nos écrans de smartphones. Le bistrot est de ces lieux publics qui élaborent depuis toujorus une stratégie de groupe et empêche ses membres de sombrer dans le gouffre d'un monde plus en plus individualiste. 27 cafés à Vierzon... C'est une catastrophe.

A Vierzon, les bistrots sont de plus en plus rares

34.669 débits de boissons recensés par l'Insee au 1er janvier 2014 en France. On peut retourner les chiffres dans tous les sens, la Bretagne ne termine jamais en tête de classement. Avec 3.209 établissements ayant pour activité principale le débit de boissons -les bars pour faire simple- la région arrive derrière Rhône-Alpes (3.547) et Provence-Alpes-Côte-d'Azur (3.317). En rapportant ce chiffre au nombre d'habitants, toujours pas de titre pour la Bretagne qui obtient tout de même une belle seconde place derrière la Corse, alors que les deux régions citées ci-dessus dégringolent dans le classement.

Question écrite n° 03408 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 06/12/2012 - page 2799

M. Roland Courteau attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les critères permettant de calculer les quotas de débits de boissons dans les communes touristiques.

Ainsi, il lui indique que le critère d'appréciation des ratios et des autorisations ne correspond pas à la population réelle accueillie par les communes touristiques. En effet, la prise en compte du seul critère de la population municipale totale apparaît inadaptée.

Il lui paraîtrait plus équitable que la population à prendre en compte pour ces communes soit la population DGF et non la population municipale totale.

Il lui demande donc de lui faire connaître sa position par rapport à cette proposition ainsi que les initiatives qu'il compte prendre pour qu'une solution satisfaisante soit apportée au problème éovoqué.


Réponse du Ministère de l'intérieur
publiée dans le JO Sénat du 21/02/2013 - page 619

Les débits de boissons à consommer sur place sont répartis en trois catégories, selon le type de licence dont ils disposent :- la licence de 2e catégorie permet de proposer des boissons du 2e groupe (vin, bière, cidre, ...) ; - la licence de 3e catégorie permet de proposer des boissons du 2e et du 3e groupe (vins de liqueur, apéritifs à base de vin, liqueurs titrant 18° d'alcool pur au maximum) ; - la licence de 4e catégorie permet de proposer les boissons du 2e , 3e , 4e groupe (rhums, et alcools provenant de la distillation) et du 5e groupe (toutes autres boissons alcooliques). Le premier alinéa de l'article L. 3332-1 du code de la santé publique interdit d'ouvrir un nouveau débit de 2e ou de 3e catégorie dans les communes où le total des établissements de cette nature et des établissements de 4e catégorie atteint ou dépasse un quota, correspondant à la proportion d'un débit pour 450 habitants, ou une fraction de ce nombre. Cette disposition précise que « la population prise pour base de cette estimation est la population municipale totale, non comprise la population comptée à part, telle qu'elle résulte du dernier recensement. » Le calcul du quota mentionné à l'article L. 3332-1 est d'interprétation restrictive : c'est le franchissement de chaque fraction de 450 habitants qui permet à la commune de disposer d'un nouvel établissement exploitant une licence II ou III. L'esprit de la loi est de maîtriser et de limiter le nombre d'ouvertures de nouvelles licences. C'est également pourquoi l'article L. 3332-2 du code de la santé publique interdit la création de toute nouvelle licence IV. Dans ce contexte, la population municipale totale telle qu'elle résulte du dernier recensement donne l'image la plus fidèle du nombre de personnes domiciliées toute l'année dans la commune, sans tenir compte du caractère aléatoire des résidents de courte durée. Cependant, le premier alinéa de l'article L. 3332-1 du code de la santé publique ne concerne que les créations de licences II et III. En vertu des dispositions du second alinéa de ce même article le transfert d'une licence à consommer sur place, quelle que soit la catégorie de celle-ci, n'est pas concerné par la règle du quota. Par ailleurs, cette règle n'est applicable ni aux créations de licences de restaurant ni à celles de licences à emporter. Le Gouvernement n'envisage pas de modifier ces dispositions.

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bruno 10/08/2015 20:45

Quatre bistrots ont été concernés par les off des estivales ! pourquoi pas un petit coup de musique dans chaque quartier et arrêtons d'emmerder ceux qui fond des efforts ( L 'Arcuterie le Bar a Vin la Toscane ) et joue le jeux de l'animation de la ville en programment des concerts le soir a des heures ou les Vierzonnais de base regardent la télé en se disant que c'est mieux ailleurs . OK avec votre analyse Chat Noir A bientôt au bistrot

Max 19/06/2015 02:11

Ah les brigands, y nous ont déjà mis a sec et vlà ty pas qu'y veulent nous foutre a l'iau !!!

chat noir 18/06/2015 18:34

Et ça va être de mal en pire, avec les nouvelles normes, les formulaires administratifs, les nouvelles lois, ces établissements sont appelés clairement à disparaître purement et simplement. J'irai même plus loin si je peux me le permettre, d'ici à vingt ans si on continue dans cette direction, 90 % des petits commerces disparaîtront

Nos scribouillards, technocrates, fonctionnaires veulent quoi ? Que tout les lieux de rencontres qu'ils ne contrôle pas disparaissent. Ainsi l'information est courts-circuitee sans cuite, et les individus devienent atomisés. Que le peuple n'existe plus, qu'il n'y ait que des individus assujetti à la manne que l'on voudra bien leur accorder. Des bons moutons bien dociles.

Séparer pour mieux régner. Mais à Vierzon il pouvait y avoir tout les bistrot que tu veux, les bellements couvrent toutes autres paroles et pensées. Mon pauvre ami, on a que ce qu'on mérite à Vierzon, et ailleurs également.

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