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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


La romancière vierzonnaise Juliette Bouchet sera au salon du livre de Vierzon, elle annonce un prochain livre "très très drôle"

Publié par vierzonitude sur 13 Novembre 2015, 17:21pm

En mai dernier, un roman singulier débarquait d'une planète lointaine, le Double des corps. Son auteure : Juliette Bouchet, une Vierzonnaise d'adoption qui signe son premier roman chez Robert Laffont, répond aux sollicitations avec une gentillesse touchante et parle, avec franchise, de l'écriture, du succès. Elle sera samedi 14 novembre au salon du livre de Vierzon, au centre des congrès. Pour Vierzonitude, elle est revenue sur cette aventure, son rapport aux médias, aux lecteurs et sur le prochain livre qui sortira le 7 avril 2016.

La romancière vierzonnaise Juliette Bouchet sera au salon du livre de Vierzon, elle annonce un prochain livre "très très drôle"

Les critiques ont été plutôt bonnes, vous avez été invités par Frédéric Taddeï sur Europe 1, des retombées ?

Le livre surprend, décontenance, il a plusieurs grilles de lecture selon le type de psyché du lecteur. Les retombées suite à mon passage chez Taddei ? Aucune idée, il faut laisser le livre infuser, il n'y a rien d'immédiat dans le parcours d'un écrivain il me semble sauf si on conjugue coup de chance, très bon réseau, et bouquin qui déboîte. En ce qui me concerne, mes objectifs sont clairs : que je puisse continuer à être éditée dans une maison qui a un bon spectre de diffusion jusqu'à mon cinquième roman. (Après, soit ça marche et l'aventure est lancée soit je raccroche le clavier et je deviens prof de yoga.)

Quel regard portez-vous sur les écrivains que vous avez côtoyé un peu maintenant ?

Les écrivains dont j'aime le travail sont des personnes qui me plaisent. Je ne porte pas de regard spécifique, je n'ai pas encore assez de recul pour faire des généralités sur un peuple que je n'ai pas l'impression de côtoyer plus que ça.
(Je suis sauvage).

Pensez-vous qu'aujourd'hui, on peut tout l'on est comme à Vierzon ou faut-il être dans la capitale pour réussir ?

Ca dépend de ce qu'on entend par "réussir". Pour se faire éditer par une grande maison, non, puisque j'habitais déjà Vierzon lorsque mon directeur de collection, Stephane Million, m'a dit "Banco" pour mon premier roman. Après, pour "faire parler de soi" puisque aujourd'hui il semble que cela soit la seule manière de quantifier une réussite, ça doit surement aider. La com c'est du réseautage, copinage etc... mais ça marche comme ça dans tous les milieux rien de bien exceptionnel.
En tous cas, si j'étais restée à Paris je ne suis vraiment pas certaine que j'aurai écris deux romans l'un derrière l'autre, sans compter que j'enquille sur le troisième dans la foulée.
Mais Vierzon, Paris, Dunkerque ou Madrid je pense que si le livre est bon, il est bon. Sinon, on peut se cacher derrière son adresse pour se rassurer. Après il est certain que dans une capitale, ou une très grande ville il y a une "énergie", une diversité, un foisonnement propice aux enchaînements improbables. C'est encore et toujours une histoire de rencontres à mon sens.
Je pense néanmoins qu'un séjour prolongé dans une grande ville oû l'on est en contact avec toutes sortes de gens, de tous milieux et de toutes origines permet une ouverture d'esprit certaine et fondamentale dans tout parcours humain.
Le reste, c'est de la branlette intellectuelle.

Vous avez terminé votre second roman, dites-nous en quelques mots et qu'en sort-il ?

Un quadragénaire puceau qui vit reclus sur la côte d'albatre voit sa tranquilité voler en éclats le jour oû il met un coup de boule à un rodeur qui s'avère être en fait, le propriétaire de la demeure dans laquelle il squatte depuis 2 ans. Il le tue, puis le ramène à la vie... Sortie le 7 avril 2016. (Attention, il est très très drôle).

Quelle est votre discipline en matière d'écriture, le matin, tôt, le soir tard, tous les jours ?

Discipline ? Je n'ai aucune discipline sinon j'en serai déjà à mon vingt cinquième roman. J'écris quand je n'ai plus le choix. Là, j'ai glandé tout l'été...Je prends des notes depuis septembre sur le troisième, dès que le plan tient la route je me mets à rédiger. Je me mets une date butoire au 30 juin pour rendre le manuscrit puisque de toute façon avec les enfants, impossible d'écrire une ligne en été !
J'écris en journée, de deux à cinq jours par semaine suivant le planning. Entre 9 heures et 16 heures , sans pause déjeuner.

Quel est le livre que vous aimeriez écrire ?

Mes mémoires quand je serai certaine que toute ma famille est morte et que je peux me lâcher.

Le Goncourt ça vous tente ? Au pire le Renaudot ?

On en reparle dans quinze ans, quand je serai grande. (Et je ne pense pas pratiquer la littérature de la manière visée par ces prix).

Vous avez rencontré votre public, que dit-il de vous et que dites-vous de lui ?

C'est un premier roman donc personne ne sait à quoi s'attendre en ouvrant le bouquin. Le retour principal que j'ai c'est que mon livre est un OVNI et que mon style est peu commun. Organique, muqueux, vorace.

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