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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Le second roman de Juliette Bouchet : "Ne sommes nous pas tous un peu des transsexuels assoiffés de sang ? Non???"

Publié par vierzonitude sur 13 Mars 2016, 16:40pm

Il arrive. Le second roman de la Vierzonnaise Juliette Bouchet débarque en librairie, "Avant, j'étais juste immortel". Vierzonitude a lu le livre et s'est entretenu avec l'écrivaine. Avant la critique du bouquin, savourez l'interview de l'auteure.

Le second roman de Juliette Bouchet : "Ne sommes nous pas tous un peu des transsexuels assoiffés de sang ? Non???"

Après le sexe (Le double des corps), aujourd'hui le sang (bio) avec Avant j'étais juste immortel, le troisième sera rock n'roll ?

Sur le premier on est sur un seul personnage (c'était le premier hein, on y va piano), dans le second on suit une galerie loufoque et attachante de spécimens authentiques , dans le troisième là, c'est un monde total qui évolue sur trois générations (j'vois grand d'un coup, la grosse tête sans doute).

Comment passe-t-on d'un transsexuel à un vampire ?

Le plus naturellement du monde!! Ne sommes nous pas tous un peu des transsexuels assoiffés de sang ? Non??? Il n'y a que moi ??? Zut...;-)
J'ai eu l'idée de ce roman au cours d'un séjour sur la côte d’albâtre, lors d'une ballade, nous sommes tombés nez à nez avec une bâtisse magnifique et quasiment laissée pour morte , mon imagination s'est mise en route instantanément , et bim, Raphael (le héros) est né.


L'expérience d'un premier roman est forte. Et celle d'un deuxième ?

Au niveau de l'écriture le second a été pondu en sept mois à peine. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, sans jamais ressentir la moindre pression, j'étais dans une sorte de jeu avec moi même, je trouvais tout cela tellement étrange (d'être publiée), je n'ai pensé qu'à une chose, profiter, me faire plaisir.

Comment vous est venue cette idée de vampire qui suce du sang bio ?

Premièrement, en bonne adolescente qui se respecte, le Dracula de Coppola (et oui je n'ai pas 20 ans, les Twilight sont arrivés trop tard dans mon éducation sensuelle), m'a transformée en adoratrice du démon. Pour le reste...de fil en aiguille en fait... le parallèle s'est fait naturellement entre mon personnage dont la matière première vitale est l'homme, et Nous, intoxiqués au dernier degré par la manière dont nous ingurgitons une nourriture truffée de pièges pour nos organismes, nous destinant ainsi à une mort lente et douloureuse. Donc je voulais parler de ça, mais en fun. (Sinon ça aurait sans doute été plus compliqué). Et puis j'effleure le sujet, c'est une trame de base, qui permet à Raphael de sortir de son confort et de son isolement pour aller à la rencontre des autres, se frotter à ses idées reçues et à ses croyances infondées (et aussi à une jolie brune).

Vous le faites exprès de trancher aussi vivement un joli minois qui est le vôtre avec des histoires barrées et dégantées ?

Je ne comprends pas la question. Si je fais exprès d'être moi même, c'est totalement involontaire ;-) en même temps très honnêtement je n'ai pas le temps pour les compositions de "bon ton". Mais vous m'intriguez, il y aurait une littérature spécifique au type de visage ? Une morpholittérature? Fichtre ça me donne des frissons.

Racontez-nous : où avez écrit ce second roman ? Vierzon ? Paris ? La Roumanie ? Chambre avec vue ?

100% Vierzon, 100% feu de cheminée.

Pensez-vous que des vampires nous entourent ? Si vous en avez fait un livre, c'est que ça doit être un peu vrai... ?

Ceux de la vraie vie sont beaucoup plus mauvais que mon Raphael et sa clique (qui ne sont motivés que par leur survie comme nous les humains), ils ont une soif de pouvoir sans borne et sucent sans compter, à s'en faire éclater la panse. Miroir inversé, l'homme est un loup pour l'homme, qui va à la chasse...Bla bla bla...


Le docteur Pobéda est au courant qu'il est dans votre livre ?

Ha ha, en fait Pobeda est le nom de famille de mon cher et tendre, c'est un clin d'oeil, un "private joke" (sauf que d'un coup c'est vachement moins privé là).

"J'ai crevé la dalle, dormi sur ma béquille et au final j'ai sucé une joggeuse dans le parc Monceau". C'est une phrase travaillée ou sortie d'un jet (d'encre) de votre inspiration ?

Je ne travaille qu'en premier jet.

Vous êtes sans doute sur le troisième roman. A partir de combien espérez-vous compter dans le monde de l'édition ?

Ha ha ha.

Et le troisième parle de quoi ?

De l’effondrement puis de la résurrection de notre civilisation vu par trois générations de femmes ( grand mère, mère, fille) dans une petite ville du centre de la France. En mode décalé free style. Là je rentre dans un univers complet, mon terrain de jeu s'agrandit, mon horizon recule, mes lignes s'étirent, ma langue se délie et mes ailes se déploient.
Saut de l'ange.

Le second roman de Juliette Bouchet : "Ne sommes nous pas tous un peu des transsexuels assoiffés de sang ? Non???"

Vous avez aimé le premier Juliette Bouchet, Le double des corps ? Vous aimerez aussi Avant, j'étais juste immortel. Parce que (Vierzonitude n'a pas encore plongé son nez dans le bouquin mais c'est pour bientôt...), si le second a l'étoffe du premier, on ne va pas s'ennuyer. Et si vous n'avez pas lu le premier, alors le 7 avril, courez chez votre libraire de la rue Voltaire à Vierzon, et achetez les deux ! En attendant, Vierzonitude vous livre ce que l'on peut lire sur le site de Robert Laffont. Le second livre de l'auteure vierzonnaise sent un peu la provoc' et promet, on est sûr, de bousculer le lecteur. Allez, on le lit et on vous dit ça !

Pas facile pour un vampire de trouver du sang % bio.

Raphaël, quadra bobo puceau malgré lui, vit reclus dans un vieux manoir sur la côte d'albâtre, et n'aime les gens que pour les vider de leur sang. Malheureusement, de plus en plus sujet aux intoxications alimentaires, il passe une nuit sur deux le bide en vrac et les certitudes branlantes. Un soir, après une des ses virées, dans un noir couloir du manoir, il tombe nez à nez avec un vieux lord anglais, Sir Roberts, le véritable propriétaire des lieux. Attendri par l'humour so british du vieux bonhomme, Raphaël le transforme, sans lui demander son accord, pour en faire un compagnon. Tous les deux battent alors la campagne à la recherche d'humains « gluten free »... Des nonnes jouvencelles aux vieux paysans de l'arrière-pays, dénicher un humain qui mange bien devient une mission un brin compliquée... Et tout s'emballe encore davantage quand notre beau puceau aux crocs acérés rencontre une doctoresse à la beauté diablesse.

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