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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Le programme des Estivales du canal 2016

Publié par vierzonitude sur 26 Mars 2016, 14:00pm

Le programme des Estivales du canal 2016

Comme l'année dernière, ça sent la restriction budgétaire. Mais la qualité n'exige pas la quantité. De deux mois de fête, Vierzon passe pour la seconde fois à trois week-end de concert pour 100.000 euros. Tout est concentré entre le 1er et le 17 juillet. En août, des films en plein air sont programmés. On est loin de la grande fiesta des débuts. Mais il faut faire des choix, non ?

La Grande Sophie

La Grande Sophie

Vendredi 1 er juillet : Les Hurlements d’Léo
Samedi 2 juillet : Les Innocents
Dimanche 3 juillet : FD voie express, Jules et le vilain orchestra
Vendredi 8 juillet : Petites pièces, de la compagnie Cécila Chevassus
Samedi 9 juillet : Jeanne Cherhal
Dimanche 10 juillet : La Grande Sophie
Vendredi 15 juillet : Carte blanche au Not’île, hommage à Mano Solo.
Samedi 16 juillet : Alexis HK, Karimouche, Flavia Coelho
Dimanche 17 juillet : la Rue Ketanou

Le programme des Estivales du canal 2016
Le programme des Estivales du canal 2016

Tout petit déjà, Jules est vieux.

Quand les filles de l’école se trémoussent sur les tubes pop des 80’s, lui fume la pipe en écoutant les disques de Reggiani, Brel, Nino Ferrer, Bob Dylan, Renaud ou Goldman.

La spirale est enclenchée, impossible de faire demi-tour.
En 1988, il enfile une veste en velours et commence la musique avec deux frangins, Sam et Fred, qui deviendront les insupportables Ogres de Barback.

Autant dire que ça ne s’arrange pas.

Jules navigue ensuite parmi plusieurs groupes. Il se met au service des autres, alterne plateaux télé noir et blanc au piano avec Julio Iglesias, et sessions de bassiste avec des artistes aussi médiocres que Kent, Jacques Higelin, Bénabar ou Catherine Ringer, dans la variété comme dans le rock alternatif….

De pire en pire !

Cela aurait pu s’arrêter là si Jules n’avait pas, alors, les deux pires idées de sa vie : Il commence à se couper les poils du nez, alors que, plus tu coupes, plus ça repousse. Mais surtout, il veut écrire ses propres chansons et les défendre sur scène.

Oh le con…

Chanter Solo. A huit. Hurler sa rage, porter son énergie rock, distiller sa poésie héritée des plus grands auteurs français. Cela ne pouvait qu'être eux. Les Hurlements d'Léo s'attaquent à Mano, en petits frères de la même trempe. Celle qui noue le ventre et illumine les rires. Celle qui rend la vie plus intense. Celle qui ne se résigne pas à voir les fascismes en tous genres ramper dans les cerveaux d'une France malade de ses peurs. Celle dont les colères se chantent haut et fort.

Depuis 1998, les Bordelais sont des aventuriers artistiques. Les parcours fléchés ne sont pas pour eux. En une dizaine d'albums, du « Café des jours heureux » au « Bordel de luxe », les Hurlements d'Léo ont brandi l'esprit de la révolte et de la rencontre au fil des scènes communes, des idées partagées, des proches humanités. Avec les Ogres de Barback pour « Un air, deux familles », avec Les Fils de Teuhpu pour « Camping de luxe » : des bouts de chemin sont faits avec ces troupessœurs au mépris d'une quelconque démarche carriériste. Alors quand une nouvelle pause se dessine au sein de ce groupe aussi souple que solide, un nouveau projet pousse. L'idée de l'un des Hurlements devient l'enthousiasme de tous : saluer celui qui les a tous influencés, qui a fait quelque part ce qu'ont été les Hurlements depuis dix-sept ans. Un groupe en éveil, sur la route, fronde à la main. Ce gars-là, c'est Mano Solo. Projet : un spectacle pour faire revivre ses chansons jamais reprises, brûlots de vie cabossée, de lucidité rageuse. Parce qu'il est inconcevable d'y aller sans leur aval artistique, Laurent Kebous et la bande font le tour des gardiens du temple laïc de l'écorché disparu en janvier 2010. Fatiha Bendahmane d'abord, manageuse indéfectible d'un Solo pas toujours facile à suivre. Celui de Napo Romero, le guitariste des Gutter Rats, des Chihuahuas et des Frères Misère, les trois groupes qu'emmènera l'artiste en marge des disques en son nom. Celui du peintre Fred Kleinberg avec qui Mano a vécu et travaillé lors de sa période toulousaine. Non seulement ils sont emballés mais ils font mieux : les trois seront de la tournée qui commence en mai 2014. Fatiha au merchandising, Kleinberg à la scénographie (toiles géantes, vidéos) et Napo sur scène avec les Hurlements d'Léo. Une quarantaine de dates ont déjà prouvé la belle pertinence de l'ensemble. Le voyage dans l'univers de Mano est luxuriant, les reliefs y sont escarpés, la force des mots choyée, la rage décuplée, l'émotion sans facilité.

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Pagel 17/06/2016 19:10

Pas d'hommage à Mano Solo le 15 juillet , erreur il s'agit de 2 groupes locaux dont : Nice Dead People .
Ils ne sont guère connus, mais ils valent bien les groupes " vedettes " . il suffira de les écouter pour se faire une idée .

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