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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Vierzon de A à Z : R comme routes et autoroutes, un carrefour national

Publié par vierzonitude sur 16 Août 2016, 08:00am

Vierzon de A à Z : R comme routes et autoroutes, un carrefour national

Au choix : deux nationales, trois autoroutes, deux transversales ferroviaires. Un ex-canal rouvert, peut-être, un jour à la navigation. Qui dit mieux ? Il ne manque plus qu'un aéroport international pour compléter la liste et une gare pour le TGV...
Ah, le TGV, un serpent de mer (il en a la forme d'ailleurs). Sa place à Vierzon est en tout cas évoquée depuis les années 1980, lorsque le nez effilé du train à grande vitesse s'arrête, pour la parade, dans la gare de la ville. Aujourd'hui, ce n'est pas Vierzon seule qui milite pour une ligne à grande vitesse mais le Cher tout entier. Mais le département est tiraillé entre les élus qui souhaitent le voir le plus près possible de leur commune... A suivre en 2020-2025 ?
Route et rail
Vierzon est idéalement située sur l'axe Nantes-Lyon et l'axe Paris-Toulouse. L'activité ferroviaire marque toujours la ville et sa position géographique a très largement contribué à l'essor industriel de Vierzon depuis son arrivée, au milieu du XIXème siècle. L'activité cheminote s'est depuis délitée, au grès des modernisations successives et des resserements économiques. De plusieurs milliers de cheminots, l'effectif a fondu à quelques centaines aujourd'hui. Le crissement des wagons ne se fait plus entendre dans l'environnement de la gare de triage, vaste emprise rayée de faisceaux fantômes, mais aussi de la carte.
La route en plus du rail ont toujours servi Vierzon et... l'ont paradoxalement desservies aussi. Dès la construction de la route royale reliant Paris à Toulouse, au milieu du XVIIIème siècle, le destin de Vierzon bascule. On ne passe plus dans l'actuelle rue Victor-Hugo mais dans ce que les Vierzonnais appellent toujours, la rue Neuve, (rue puis avenue de la République), épine dorsale de la cité. Jadis, avant la route royale, pour se rendre à Paris, il fallait emprunter le quartier de Saint-Martin (Vierzon-Villages), dans la direction de... Tours ! Ensuite, un obscur embranchement permettait de rejoindre la Capitale... La route royale voit le jour en 1772, percée entre la rue Victor Hugo (ex-rue des Capucins) et la rue de la Gaucherie. Cette nouvelle artère prend le nom, judicieux de, rue Neuve des Capucins, achevée en 1774. Plus tard, la route nationale 20 prend sa place et le tracé de la route royale. Les congés payés sur la nationale 20 font vite la place aux encombrements automobiles. Le revers de la médaille. Un revers hélas, encore trop présent dans les esprits. Même si les bouchons ont déserté le centre de la ville depuis plusieurs décennies, l'image colle encore à la peau, du moins au bitume. Les longues transhumances estivales se heurtent invariablement, dans les années 1960 notamment, aux célèbres bouchons de Vierzon. De longue files de voitures se retrouvent tôle à tôle, au milieu de Vierzon, sur le dos de la nationale 76 (vers Bourges d'un côté et Tours de l'autre) et sur celui, surtout, de la nationale 20 (le Sud de la France). C'est au centre de Vierzon que justement les deux nationales se rejoignent.

Vierzon de A à Z : R comme routes et autoroutes, un carrefour national

Ah les bouchons !

A l'époque, Bison Futé a beau prévenir, les bouchons paralysent la ville. Sous leurs képis, les policiers, chargés de réguler au mieux la circulation, manient le baton dans l'air. En bas de l'avenue de la République (ancienne rue Neuve), une guérite abrite un fonctionnaire. La route d'Espagne n'a que deux sens. Elle emprunte la rue des Ponts pour se jeter plus loin, en bas de la Côte de la Noue, officiellement nommée l'avenue du 14 juillet. La circulation gagne ensuite la sortie de Vierzon, avenue de Massay, bordée d'arbres. Les automobilistes jurent qu'on ne les y reprendra plus dans cette ville-bouchons mais chaque année, il en tombe des centaines, des milliers dans la nasse estivale. Vierzon-bouchon, la rime est imparable.
Vierzon est un carrefour et une ville d'étape, nationalement connue pour ses difficultés de traversée et sa longueur symptomatique : de l'entrée par les Forges (route de Bourges) jusqu'à la sortie par Villages (route de Tours), les kilomètres sont austères...

Vierzon de A à Z : R comme routes et autoroutes, un carrefour national

Désengorger Vierzon

En 1972, lit-on dans un bulletin municipal, daté de novembre, « au lieu que Vierzon, carrefour d'intérêt national, puisse tirer de sa position géographique une source de dévéloppement et d'expansion, sa position actuelle provoque une nuisance qui devient de plus en plus insupportable. En effet, les artères principales de notre ville se trouvent pratiquement asphyxiées, submergées par une circulation en progression constante, source de pollutions multiples et d'accidents. » Tout arrive pourtant.
La déviation de la RN 20 est en construction, en juillet 1973. En 1975, l'ouverture de cette déviation est appréciée “surtout lors des week-end et des congés en constatant une diminution importante du trafic routier, en premier lieu du trafic poids-lourds dans la rue des Ponts.”
Les 6,7 kilomètres de bitume changent la vie de Vierzon. Pourtant, la déviation aurait pu être construite plus tôt, les premières études datent de 1941. Il a fallu attendre le 30 août 1968 qu'un arrêté ministériel déclare ces travaux d'utilité publique. Pendant ce temps-là, les municipalités successives dénoncent la lenteur des travaux d'Etat eu détriment de la vie d'une commune et de ses habitants.
Désengorger Vierzon est une priorité avec le démarrage des travaux de la déviation de la RN 20 et déjà, en 1972, la promesse d'une branche autoroutière Orléans-Vierzon-Bourges et au-delà Clermont-Ferrand. Cette autoroute, baptisée A71, n'arrive qu'en 1989. Pourtant, son ouverture est annoncée déjà en 1978 ! Une bouffée d'oxygène, une libération perçue comme tel au regard de la fête engendrée, le soir même de l'ouverture de l'autoroute A71 et de ses deux sorties pour une seule ville, l'une à l'est aux Forges, l'autre au nord.
L'A71 permet surtout de délester le centre de Vierzon, gangréné, non plus par des flots de voitures, mais par une intense circulation de poids-lourds, plusieurs milliers par jour, de Tours à Bourges et de Bourges à Tours. La rue Armand-Brunet qui ouvre et ferme le centre de Vierzon, est aussi un goulot d'étranglement terrible, bordé d'un côté par des commerces et de l'autre, par l'antique bâtiment des ex-Nouvelles Galerie, immeuble jadis orgueilleux du XIX è siècle.

Vierzon de A à Z : R comme routes et autoroutes, un carrefour national

Trois autoroutes

D'autres infrastructures routières sont vivement réclamées pour complèter le dispositif vierzonnais : un nouveau pont sur le Cher, une bretelle de raccordement entre la RN 76 et la RN 20... La nouvelle ligne de ponts voit le jour vingt ans plus tard, au milieu des années 1990. Les plans existent aussi depuis les années 1950...
Déjà, l'A71 est ouverte. Les façades de la rue Armand Brunet, à l'entrée du centre-ville, se débarrassent petit à petit de leur noirceur, pollution due au va et vient mazouté des camions.
Un autre projet pointe le bout de son nez : le doublement de la nationale 20. Elle doit devenir alors l'A20. Autoroute gratuite partant de Vierzon pour relier Toulouse d'une traite, via Châteauroux, Limoges, Brives. Vierzon peut se targuer de posséder deux autoroutes majeures, l'une vers Paris et Clermont-Ferrand, la seconde vers le sud.
Il est loin le temps des bouchons... enfin presque !
Difficile de se départir de ses anciennes habitudes... La jonction entre l'A20, autoroute gratuite et l'A71, autoroute payante, est toujours le théâtre d'importants ralentissements que distingue une fois encore les radios.
Vierzon, cinquante ans plus tard, est toujours synonyme de bouchons mais cette fois-ci, à l'extérieur de la ville. Ce qui n'empêche pas de nombreux automobilistes de toujours fréquenter le coeur de la ville, lieu de passage.
Plus fluides, les trains. Ils nourrissent Vierzon depuis plus de cent cinquante ans et permettent surtout de placer la ville à 1h30 de la gare d'Austerlitz et grâce à l'A71, à deux heures de Paris ! Un atout très largement mis en avant. Du coup, pour qui fréquente les trains entre Paris-Toulouse et Nantes-Lyon, impossible d'échapper à Vierzon, Vierzon, deux minutes d'arrêt, correspondance pour....


Aux dispositifs autoroutiers existants, une troisième autoroute fait son apparition, il y a quelques années, l'A85. Très attendue. Un bol d'air pour la nationale 76, tortueuse à certains endroits, dangeureuse à d'autres, théâtre de très nombreux accidents mortels. L'A85 relie Vierzon à Tours via Romorantin, grâce à un embranchement, à quelques kilomètres au nord de l'A71. L'offre est désormais alléchante. On n'attend plus que l'aéroport international (sur l'emplacement peut-être de l'aérodrome Vierzon-Méreau) et le gare TGV. D'ici là....

Vierzon de A à Z : R comme routes et autoroutes, un carrefour national

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chantal 10/08/2014 14:59

Que de souvenirs! J ai vécu ces bouchons . Je me souviens que mon père partant de la Genette pour aller a la gare mettait presque 3 quarts d heure pour se rendre a son travail en voiture! En temps normal il fallait compter 10 bonnes minutes ( le pont de l Europe n existait pas!); C était le temps des vacances juillet aout!

Quand il faisait très chaud, certains vacanciers descendaient de voiture , allaient acheter des boissons chez un commerçant et remontaient dans la voiture , celle ci n ayant pu faire que quelques mètres dans la file.

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