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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Vierzon est ingrate avec Brel, ce n'est pas la presse belge qui le dit mais Vierzonitude !

Publié par vierzonitude sur 19 Mai 2015, 10:03am

Vierzonitude avait repris cette info parue dans la presse locale comme quoi la presse belge avait traité Vierzon d"'ingrate" envers Jacques Brel. En fait, la presse belge n'a pas du tout traitée Vierzon ainsi et c'est le canard Vosges-Matin qui souligne que Vierzon ne voue pas le même culte à Jacques Brel que Vesoul. En revanche, les propos du maire de Vierzon restent en l'état. Si la presse belge ne l'a jamais fait, c'est Vierzonitude qui estime que Vierzon est ingrate envers Jacques Brel ! On apprend même que le maire de Vierzon pourrait être invité à Vesoul ? Avec sa célèbre devise gravée sur une coupe : "Vierzon est le trou du cul du monde, et Vesoul l'intestin grêle" ? Classe !

Vesoul. Deux mètres soixante-dix. « L’échelle un et demi », retranscrit Frédéric Lanoir, en langage de sculpteur.

Depuis son atelier de Vellefaux près de Vesoul, le Haut-Saônois a eu l’idée de génie que personne n’a encore eu ici : réaliser une statue en bronze à l’effigie de Jacques Brel, pour la ville de Vesoul. Dans la ville préfecture de Haute-Saône, rendue célèbre par l’interprète de la chanson « Vesoul », on a depuis longtemps honoré la mémoire du chanteur et comédien belge disparu en 1978, en lui dédiant une place et un collège, dans les années 70, et en créant même un festival de chanson française estampillée Jacques-Brel. Mais Frédéric Lanoir voit plus grand : « Je le veux plus haut que le commun des mortels », glisse dans un sourire le sculpteur de 46 ans, aux airs de D’Artagnan, avec sa barbichette en pointe et ses petites moustaches.

Plus encore que ses chansons, ce que Frédéric Lanoir vénère chez ce grand ponte des années 60-70, « c’est l’énergie qu’il dégage sur scène ». « C’était un homme authentique, qui vivait ses chansons, ses textes. Et d’une profonde humanité. Il disait souvent que ce n’était pas la durée de la vie qui importait mais son intensité. En tant qu’artiste, je me retrouve tout à fait dans cet état d’esprit. Je n’ai pas choisi une voie toute tracée, et la mienne est parfois semée d’embûches, mais je fais quelque chose qui me tient à cœur. » Frédéric confie aussi la fierté qu’il aurait de laisser son empreinte dans sa région et en l’honneur d’un si grand personnage.

Une « Quête » de 43.000€

Et si la statue n’est encore qu’au stade de projet, dans la tête du sculpteur, tout est fait. « J’ai une photo de Jacques Brel en tête. Il est en train de chanter ‘’La Quête’’ et pointe le doigt vers le public, le regard déterminé. C’est ainsi que je veux le représenter. »

L’idée de Frédéric Lanoir ne date pas d’hier. « J’ai commencé à y penser dans les années 2000, mais le projet a pris de l’envergure il y a un an, grâce à ma rencontre avec Richard Crosse. »

Le maire de Vesoul, Alain Chrétien, voit le « Projet Brel » de Frédéric d’un très bon œil. « C’est la première fois qu’un artiste nous sollicite avec un projet déjà bien dessiné pour une statue de Jacques Brel », détaille le premier édile. Pour lequel l’emplacement du monument est déjà tout trouvé : « Sur le nouveau parvis du théâtre Edwige-Feuillère que nous allons réaliser sans doute en fin d’année prochaine ou 2015 au plus tard. »

Reste à ficeler les détails, dont l’un, pas des moindres, concerne le financement. Frédéric Lanoir estime que le projet va coûter 43.000€. L’idée d’une souscription a été évoquée avec la municipalité qui n’est pas la seule à plancher sur la meilleure manière de rendre hommage au chanteur qui l’a extirpée de l’anonymat…

« T’as voulu voir Vierzon ? »

Ainsi, entre le député-maire de Vesoul, Alain Chrétien, et Nicolas Sansu, son homologue du Cher, premier édile de Vierzon et député de la 2e circonscription, c’est devenu la petite blague, à la sortie de l’Assemblée nationale. « T’as voulu voir Vesoul, t’as vu Vierzon ! » Les deux hommes ne sont pourtant pas du même bord, le Vésulien étant étiqueté UMP, Nicolas Sansu, GDR (Gauche démocrate et républicaine). « Mais ça ne nous empêche pas de discuter, heureusement ! », assure Nicolas Sansu, qui est venu une fois à Vesoul, en 2010. « Mais c’était encore du temps d’Alain Joyandet. »

Toutefois à Vierzon, on ne voue pas le même culte à Jacques Brel. « On a dans l’idée, peut-être de renommer notre place de la Gare à son nom, mais rien n’est encore fait », raconte le député du Cher qui aimerait toutefois que sa ville soit connue pour autre chose. « On est fier, certes, car la chanson ‘’Vesoul’’ est mondialement connue, mais je ne trouve pas que ce soit toujours extrêmement positif. Mais si Alain m’invite à l’inauguration de la statue, je viendrai avec plaisir ! »

Zoom
Chanteur, Richard Cross est un fan absolu de Brel. Après avoir découvert le projet de Frédéric, grâce à Facebook, celui qui a travaillé pour la Star’Ac notamment veut apporter sa contribution : lancer à Vesoul un événement musical autour de l’artiste. « L’idée serait de chercher le meilleur interprète capable de reprendre et revisiter Brel. » Là encore, tout reste à faire, mais à Vesoul, l’idée a séduit. Affaire à suivre…

Laurie MARSOT

A Vesoul, Jacques Brel aura sa statue, créée par Frédéric Lanoir et à Vierzon, rien, nada, peanuts, sauf une petite rue. Très ingrate la ville de Vierzon envers Jacques Brel. Pourtant Vierzon doit sa notoriété. Sans blague ! Interrogé par journal Vosges Matin, en 2013, ressurgit dans la presse locale,, le maire de Vierzon ressort son vieux projet de baptiser la place de la gare, place Jacques Brel. Balivernes ! Cette idée date de 2009, lorsque pour les 40 ans de la chanson, un groupe de Vierzonnais bréliens s'était rendu à Vesoul, avec un tracteur de Vierzon. L'année précédente, un groupe de cyclotouristes avait relié Vierzon à Vesoul. Tout était prête, y compris un collectif ViVe Brel (Vierzon Vesoul Brel) qui souhaitait créer des liens entre toutes les villes de la chanson et monter, à Vierzon, un festival Jacques Brel. Mais devant le manque criant d'enthousiasme de la majorité qui ne défend que ses idées, le collectif a laissé à d'autres le soin de rendre hommage à Jacques Brel. Vierzon est retombée, elle, dans son atonie légendaire.
Le maire de Vierzon avait improvisé l'idée d'une place Jacques Brel place de la gare parce qu'il n'avait sans doute rien d'autres à proposer de mieux. Et surtout, cela ne dépend pas de lui ! L'idée a maintenant sept ans,et aucun réel désir de vouloir le faire. C'est vrai, Vierzon est ingrate envers Jacques Brel et se fout complètement de lui. Même pas une carte postale à l'office de tourisme avec la mention "T'as voulu voir Vierzon..." alors une place, il ne faut même pas y compter. Rappelons cette anecdote qu'un autre journal local, aujourd'hui disparu, avait rapporté dans ses pages : le maire de Vierzon avait déclaré que Vierzon, était le trou du cul du monde et Vesoul, l'intestin grêle. Effectivement...

T'as voulu voir Vierzon

V comme Vesoul et V comme Vierzon... En 1968, Jacques Brel enregistre sur son album intitulé“J'arrive”, une chanson singulière. Sans le savoir, elle offre à Vierzon, une extraordinaire notoriété, toujours d'actualité. La chanson porte le titreVesoul mais elle commence par ces deux vers « T'as voulu voir Vierzon, et on a vu Vierzon ». Impossible d'échapper à la rengaine. L'image de Brel et celle de Vierzon sont depuis soudées dans une valse atypique.

Quelques semaines après la sortie du disque, une équipe de télévision se rend à Vesoul pour réaliser un reportage (archives INA). Les Vésuliens et son maire de l'époque, avec un accent taillé dans le bois, témoignent de leur satisfaction qu'un grand chanteur comme Jacques Brel immortalise Vesoul dans son oeuvre. Aucune caméra de télévision à Vierzon. Aucun signe extérieur non plus de satisfaction locale. La chanson passe sur la ville sans s'y arrêter.

La légende raconte qu'un soir, après un repas pris dans un restaurant de la ville de la Haute-Saône, la patronne demande à Jacques Brel, « pourquoi ne feriez-vous pas une chanson sur Vesoul ? » Brel promet... Signe le livre d'or. Et s'en va.

Vesoul content,

Vierzon indifférent

Pendant ce temps-là, à Vierzon, il ne se passe rien. Vesoulest pourtant l'un des plus gros succès commerciaux de Jacques Brel. Rien qu'un long silence enfoui comme si cette chanson est une bêtise inavouée. Ce qui est palpable, c'est qu'elle n'est pas vraiment la bienvenue dans le coeur des Vierzonnais. Dans les années 1980, seulement,le maire de Vierzon, Fernand Micouraud fait pourtant barrer deux pages de son journal municipal d'un « J'aime Vierzon et Brel ». Mais chanson et chanteur sont expédiés en à peine deux lignes. Circulez, il n'y a rien à voir !

Une petite rue nichéeprend ensuitele nom de Jacques Brel, dans un quartier pavillonnaire. Mais ce sera tout pour le grand homme, à Vierzon du moins. A plusieurs reprises, il chante àBourges, la Préfecture voisine de trente kilomètres, à la Maison de la culture notamment. Il ne vient jamais chanter à Vierzon. Y-a-t-il seulement mis les pieds ? En a-t-il franchi les frontières sur les sièges de sa DS lors de ses innombrables déplacements ? A-t-il simplement choisi Vierzon par hasard pour voisiner avec Vesoul, dans un strict souci phonétique ? On raconte que le grand Jacques se serait arrêté au Buffet de la gare de Vierzon. On raconte aussi tout et son contraire. La légende a pris le pas sur la réalité historique.

Pourquoi une ville entière refoule-t-elle, jusqu'à l'énigme psychanalytique, le fabuleux statut que permet cette chanson, sur les lèvres de plusieurs générations ? Faites l'expérience : citez Vierzon, la réponse est d'une évidence déconcertante « Ah, t'as voulu voir Vierzon ! » Les anecdotes en la matière foisonnent et montrent nettement que Vierzon est connue et reconnue grâce à la chanson.

C'est peut-être dans les plis invisibles du texte et dans ses non-dits, qu'il faut chercher la solution d'un tel reniement. Vierzon et les Vierzonnais croient toujours que Jacques Brel s'est moqué d'eux. Il est vrai qu'une interprétation retrouvée sur internet peut prêter à confusion : Jacques Brel utilise, en introduction, le ton d'un personnage précieux et interprète le début de sa chanson avec de l'ironie plein la bouche.Mais dans aucun des mots écrits par Brel ne transpirela moindre moquerie. Pas plus pour Vierzon que pour Vesoul, Honfleur, Hambourg, Anvers etc. Il raconte juste les caprices d'une femme qui se lasse très vite des endroits où elle se trouve. “T'as plus aimé Vierzon, on a quitté Vierzon...”

Vierzon a vu Vesoul

Pourquoi, cependant, Vierzon s'est-elle sentie atteinte dans son image alors que Vesoul, par exemple, a joué le jeu en baptisant un collège, une place et un festival du nom de Jacques Brel ?

En 2009, intrigués et soucieux de réparer cette erreur, des Vierzonnais bréliens et des amoureux de Vierzon venus d'ailleurs,accompagnés du maire,décident de se rendre à Vesoul, avec un... tracteurVierzon, production de la Société Française de Vierzon (SFV).

La délégation est reçue officiellement par la municipalité de Vesoul dont l'adjoint à la culture chante... Brel, à la guitare ! Des cyclotouristes vierzonnais avaient précédemment relié les deux villes-soeurs en plusieurs jours pour les beaux yeux de Jacques Brel et de l'exploit sportif. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, Vierzon a donc vu Vesoul ! En 2010, bis répétita mais à Honfleur cette fois-ci,la même délégation vierzonnaise, accompagnée de Vésuliens de la première rencontre,est reçue en grande pompe, avec Brel et toujours le tracteur Vierzon, pour trait d'union. Le périple ne s'arrête pas là. En avril, le groupe brélien relie Anverse, mais Anverse dans la Nièvre, un lieu-dit attaché à la commune de Glux-en-Glenne. Pour le symbole et le clin d 'oeil. Et le groupe compte aller dans toutes les villes et les lieux de la chanson.

En août 2010, Marcel Azzola est l'invité du festival vierzonnais « Les estivales du canal ». Il confirme : la chanson a failli s'appeler Vierzon-Vesoul puis Azzola-Vesoul. Mais seul Vesoulest resté, pour une histoire de jaquette de disque nous a t-il confié.

Assis à la terrasse d'un café, face à la gare, Marcel Azzola raconte que Jacques aurait (le conditionnel est de rigueur) parlé de Vierzon et de Vesouldans sa chanson car son envie de trouver un bar ouvert la nuit aurait mué en frustration inégalable. D'où ce souvenir précis de Vierzon... L'explication vaut ce qu'elle vaut. Toujours est-il que l'innacessibleétoile de Jacques Brel brille au-dessus de la ville. En 2009, le maire de Vierzon promet, à la mairie de Vesoul, que l'actuelle place de la gare de Vierzon portera le nom de Jacques-Brel. Il n'est jamais trop tard...

Un collectif baptisé VI (Vierzon)-VE (Vesoul) BREL,né de la volonté des membres de la délégation brélienne, veille à la mémoire du chanteur dans la sous-préfecture du Cher... L'ombre de Brel n'a jamais autant plané sur la ville.

Vierzon de A à Z, de Rémy Beurion aux éditions Alan Sutton, 16 euros

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Commenter cet article

mobal 19/05/2015 21:16

Sur la nomination de la place de la gare , encore du "éventuellement , peut-être..."
N'oublions pas qu'un Vierzonnais a commis la plus monumentale thèse écrite sur Jacques Brel : il s'agit de JMarie Favière , qui ne manque pas lors des commentaires de Cinérencontres(blog cinégraphe) d'inclure régulièrement des passages tirés de l'oeuvre du chanteur poète belge ...

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