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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


C'était en 2019 : Bastien Poupat, un Vierzonnais en Argentine

Publié par vierzonitude sur 22 Décembre 2019, 06:40am

Bastien Poupat est un Vierzonnais, journaliste freelance basé à Buenos Aires en Argentine. Il vient de sortir un livre "Ultra, mode de vie", l'histoire du mouvement ultra français. 

C'était en 2019 : Bastien Poupat, un Vierzonnais en Argentine

Pourquoi un livre sur l'histoire du mouvement ultra-français ?

C'est un sujet qui nous a toujours passionné. Quand je dis nous, j'évoque les 3 co-auteurs de cet ouvrage. Adrien Verrecchia, qui est journaliste de formation, et aussi rédacteur en chef du site La Grinta (média indépendant) qui l’a lui-même crée il y a un peu plus de 8 ans maintenant. Supporter de Toulon, il n’a en revanche jamais fait partie d’un groupe ultra même si il a beaucoup étudié le phénomène. De son côté Benoît Taix n’est pas journaliste. Il supporte le PSG et a aussi une expérience en tribune parisienne, du côté d’Auteuil pour être plus précis. Enfin, pour ma part, je suis originaire de Vierzon et actuellement basé en Argentine à Buenos Aires. Je ne suis pas journaliste de formation même si je collabore encore à l’heure actuelle avec Onze Mondial notamment. Fan des Girondins de Bordeaux, j’ai fréquenté les tribunes bordelaises sans être toutefois un membre actif au sein d’un groupe ultra.

 

Comment vous est venue l'idée ou l'opportunité d'écrire ce livre ?

L'idée est venue lors du cinquième anniversaire du site La Grinta que je présentais précédemment.  On voulait marquer le coup. Étant donné que nous sommes un site plutôt axé tribune (mais pas que), la décision d'écrire un ouvrage sur les ultras de France a commencé à trotter dans nos têtes. Après plusieurs échanges avec quelques leaders de groupes importants en France, qui nous ont soutenu dans cette démarche, nous avons décidé de foncer. Bon, au final le livre sort pour les 8 ans de La Grinta, certes avec un peu de retard, mais avec la fierté d'avoir accompli ce travail en total indépendance.     

 

Comment passe-t-on de la Nouvelle République à journaliste freelance en Argentine ? 

A la Nouvelle République, je pigeais de manière sporadique sur des événements sportifs à Vierzon où dans les alentours proches. J'ai ensuite commencé à voyager, en Italie en particulier, qui est le berceau du mouvement-ultra. On y revient très souvent dans le livre d'ailleurs. J'ai écumé pas mal de stades au sein de la botte pour étudier plus en profondeur le sujet. Je me suis aussi rendu en Angleterre, en Ecosse, en Espagne, en Turquie et dans d'autres pays pour observer les différentes mouvances dans ce milieu. Puis, en 2009, j'ai effectué mon premier voyage en Amérique du Sud, en Argentine en l’occurrence, qui reste une référence footballistique surtout en terme d'ambiance dans les stades. J'ai toujours eu cette attirance envers le football sud-américain. Di Stephano, Pele, Maradona, Francescoli, Chilavert, Riquelme etc ce sont des noms qui parlent à tout le monde et particulièrement à tous les passionnés de football. Et même si les gens ne suivent pas le championnat argentin, ou les différents championnats sud-américains en général, ils connaissent La Bombonera (stade de Boca Juniors), le Monumental (stade de River Plate) pour leur côté mythique et l'atmosphère de folie qu'il y règne lors d'un match de football. Cela m'a tellement plu que je retournais une fois par an dans ce pays. Cela jusqu'en 2014, année où j'ai décidé de m'y installer comme journaliste freelance. Au début, ce n'était pas facile, il faut l'admettre. J'écrivais pour des médias indépendants et tous les jours il a fallu se battre, se faire sa place, accumuler les contacts... Mais petit à petit ça a marché. J'ai eu l'opportunité d'aller couvrir la Copa America 2015 au Chili pour 20 minutes et par la suite concourir pour le groupe So Press ou encore Onze Mondial avec qui je continue à l'heure actuelle une collaboration.

 

En dehors du football, avez-vous d'autres sujets de prédilection ?

Tout à fait, en Argentine j'ai aussi eu l'occasion de pigé sur le tennis ou encore le polo, un sport assez singulier et très populaire dans le pays. Il faut aussi savoir que je suis un grand voyageur dans l'âme, et j'ai beaucoup écrit sur le tourisme ces derniers temps. En Argentine, mais aussi sur les pays voisins comme l'Uruguay ou encore le Paraguay. 

 

Vous êtes Vierzonnais, prouvez le !

Les Mess', le Balto, le Fontenoy, le Paris, la Prade... Ça va ? J'ai les bonnes références ? 

 

Plus sérieusement, racontez-nous votre parcours de Vierzon à Buenos Aires.

En réalité, j'ai quitté l'école (lycée Henri Brisson) assez tôt, à 17 ans, n'étant pas un grand passionné de cette dernière... C'est le moins que l'on puisse dire et mes anciens profs vierzonnais ne vous diront pas le contraire... J'ai ensuite accumulé les boulots avec des petits CDD sur Vierzon. Après cela, je suis rentré à la SNCF (c'est de famille lol) durant un peu plus de 3 ans sur Noisy le Sec, en banlieue parisienne. Je n'ai jamais réussi à me faire à cette vie parisienne et, de là, l'idée de tout plaquer pour aller vivre en Argentine a beaucoup mûrie. En 2014, j'ai ensuite pris un congé sans solde pour partir dans ce pays et me consacrer à 100% au journalisme. Pour en venir à ce choix de vie en Argentine, depuis mon premier passage ce fut un véritable coup de foudre, je suis tombé amoureux du pays, de ses habitants particulièrement accueillants et l'aspect culturel m'a aussi beaucoup plu. Ici, la vie est beaucoup plus tranquille qu'en Europe et en particulier en France où elle reste plus cadrée, plus structurée. Ici c'est plus au jour le jour, ça a un côté agréable. 

 

Quand serez-vous en France pour la promotion du livre ?

Je rentrerais au mois d'août prochain où on aura quelques événements prévues dans quelques villes où nous nous sommes rendus pour le bouquin. Au final, pour cet ouvrage, nous avons choisis 20 villes (Marseille, Saint-Etienne, Lyon, Grenoble, Nîmes, Montpellier, Strasbourg, Mulhouse, Metz, Lille, Lens, Monaco, Nice, Cannes, Toulon, Bastia, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris). Le chiffre 20 nous paraissait cohérent et permettait de faire un clin d’œil à la Ligue 1 qui est un championnat qui se compose de 20 clubs. Pour la promo du livre, il faut dire ce qui est, je serais un peu en retard car elle a déjà commencé depuis quelques temps et d'ailleurs, l’accueil qui a été fait à ce dernier dépasse toutes nos espérances. Et au sein même du mouvement ultra, nous avons eu beaucoup de retours positifs. C’est une chose qui nous a énormément touché car ils sont plutôt critiques sur tout ce qui les concerne.

 

Avez-vous prévu une dédicace à Vierzon ?

Pour le moment non, mais j'aimerais beaucoup. Ce serait génial de prévoir quelque chose à Vierzon quand je serais sur place. Qui sait ? Peut-être que cela se fera.

 

Avez-vous d'autres projets d'écriture ?

Le fait d'avoir dû faire des choix avec 20 villes fait qu'il y a encore beaucoup de sujets à traiter au sein de l'hexagone, mais pourquoi pas non plus dans les pays francophones voisins. Je pense notamment à la Belgique ou à la Suisse. Pourquoi ne pas reprendre les routes et voyager de nouveau ? On a quelques idées mais pour l’instant cela reste encore assez flou.  

 

Et des projets de reportage ?

Oui. Comme je disais précédemment je continue ma collaboration en tant que correspondant pour le magazine Onze Mondial. Le mois dernier je me suis rendu en Uruguay sur les traces d'Edinson Cavani, l'attaquant du Paris Saint Germain, dans sa ville natale à Salto pour un reportage qui sortira dans le magazine du mois de février. Sur le long terme nous avons d'autres projets comme un reportage sur le football en Patagonie et plus particulièrement en Terre de Feu ou encore au Paraguay pour célébrer les 40 ans de la dernière Copa America que ce pays a remporté. En Juin, je serais aussi au Brésil pour la Copa America 2019 que je couvrirais aussi pour Onze Mondial avec une rubrique journalière sur leur site. Bref, que de très belles choses à venir... Espérons le :) 

On peut aussi mentionner que le livre est à la vente uniquement sur le site https://lagrinta.fr/ :)

 

 

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Wizard 24/01/2019 10:58

Bonjour Cajiste, qui pourrait donner à penser qu'il y a une vie, et pourquoi pas une belle, après le Cajo. Si je voulais faire de l'humour, je dirais en outre que ce sont souvent les fruits trop mûrs qui restent au fond du cageot c'est bien connu. La référence au Monde diplomatique me rappelle également quelqu'un qui traine souvent dans ces parages.
Merci cependant pour votre témoignage concernant les rencontres du café repaire. Ce sont des témoignages comme ceux-là qui manquent à l'édification de l'esprit citoyen dans ces temps où nous sommes noyés sous l'insignifiance du quotidien ou le sérieux sinistre et partisan de moralistes à la petite semaine.
Pour rester dans le thème que vous évoquiez, qui peut faire l'objet de longs développements pas nécessairement consensuels, il est important également de bien le situer au cours des siècles. De nombreux auteurs nous informent, parmi lesquels je conseillerai Paul-Louis Canler qui fit sa carrière au sein du Service de la Sûreté de la Préfecture de Police de Paris sous Louis-Philippe et Napoleon III (éditions du Mercure de France). Le sujet vu sous l'angle d'un policier, certes, mais bien loin des niaiseries à la Vidocq qu'on nous sert de nos jours. C'est une indication de lecture mais il ne faudrait pas imaginer que je fais miennes les conclusions de l'auteur qui, et ça risque de vous surprendre, plaçait en tête du palmarès des délinquants les Savoyards (ramoneurs) et surtout...les Auvergnats contre qui il semblait vraiment avoir une dent.
Vous pourrez utilement recouper l'ambiance de cette époque par la lecture de Maxime Du Camp qui a brossé des tableaux sociologiques de Paris dans ces écrits consacrés à notre Capitale.
Longue vie à Cajiste, donc, et qu'il reste bien cool dans ses...baskets.

Cajiste 23/01/2019 18:45

Dominique Vidal historien et journaliste au Monde diplomatique était l'invité du café repaire mercredi dernier pour nous présenter son nouveau livre sur l'antisémitisme et l'antisionisme.Les chaises ont manqué.La culture à Vierzon n'est pas morte.

Cajiste 23/01/2019 18:42

Bonsoir Wizard.

Wizard 23/01/2019 16:20

Amis de la culture, bonsoir.

VierzonnOUAIS! 23/01/2019 11:42

Poupat au Café Repaire!Ça aurait de la l'allure!Ou en dédicace dans le hall de la gare avec du maté Amanda bien chaud pour se rechauffer et des empanadas pour se restaurer!Vierzonnitude a bien dédicacé dans une laverie!Mais surtout pas au chalet Pierre Semard car trop loin de Vierzon.

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