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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Ce samedi, le marché de la place Micouraud monte place Brel

Publié par vierzonitude sur 14 Juin 2019, 16:00pm

Ce samedi, le marché de la place Micouraud monte place Brel

Ce samedi 15 juin, une semaine après l'inauguration de la place Jacques Brel, le marché qui se tient actuellement place Fernand Micouraud montera d'un cran, sur la place Jacques Brel justement. L'autre marché, place du Mail restera à sa place. 

L'argument permettant de déplacer le marché de la place Fernand-Micouraud place Jacques-Brel c'est de dire qu'il y aura un parking tout près, celui de la place Fernand Micouraud laissé libre par les commerçants non sédentaires. L'autre argument c'est qu'il y aura une rampe pour personnes à mobilité réduite qui permettra de rejoindre la place Micouraud à la place Brel. 

 

Historiquement, car il faut bien parler de tradition, même à Vierzon, le marché sera ainsi coupé en deux. Car la place du Mail et la place Micouraud est lié par un petit passage qui, quand il ne sent pas l'urine, n'est pas désagréable à emprunter. Du coup, la place du mail sera déconnecté de la place Brel. 

Après la mort du marché place du Marché au Blé (le samedi) qui a ensuite eu pour conséquence, la mort de la rue Joffre, la ville a donc décidé de déplacer le marché de la place Fernand Micouraud, place Jacques Brel ainsi que les quelques marchands restants. Certains trouveront que Vierzonitude est un peu trop agrippée aux traditions, paradoxe dans une ville qui en entretient d'autres, et pas forcément que bonnes pour Vierzon. 

Mais c'est un fait : le marché rétrécit depuis des années et des années. La place Foch, à l'image de la rue Joffre, n'est pas dans une forme phénoménale commercialement parlant. Le marche de la place du Mail mélange les torchons et les serviettes et celui de l'ex-place de l'Intendance va changer de décor, quitter l'ombre des arbres pour les pavés de la place Jacques Brel.

La place Foch sera définitivement abandonnée, en ce qui concerne le marché hebdomadaire. A défait d'avoir des idées géniales pour relancer la machine, on déménage, on change, on bouleverse. Rien de tels que des courants d'air !

Mardi

Marché Quartier Sellier
Place du marché, de 8h à 12h

Mercredi

Marché Vierzon-Villages
Place Julien Rousseau, de 8h à 13h

Jeudi

Marché Vierzon-Bourgneuf
Place Marceau, de 8h à 11h

Marché Vierzon-Forges
Place de l’Ancienne Mairie, de 14h à 20h

Samedi

Marché du centre-ville
Places Aristide Briand, Aimé Césaire et Fernand Micouraud, de 8h à 13h
et bas de la place Foch de 8h à 17h

Ce samedi, le marché de la place Micouraud monte place Brel

Les marchés sont, à Vierzon, une tradition têtue, un rituel immuable. Ils balisent la semaine, avec leurs rendez-vous qui se comptent sur les deux mains. Les deux plus importants se situent, en centre-ville, le samedi, et dans le quartier de Sellier, le mardi.

Le mercredi, le quartier de Villages, jadis commune indépendante jusqu'en 1937, conserve, avec un oeil rivé sur ses traditions, son marché au pied de l'ancienne mairie. C'est l'occasion de se revoir, de discuter et de boire un verre au café tout proche. Là-dessus, les convictions n'ont pas varié. Des marchés, des clients, des habitudes, la pendule hebdomadaire n'est jamais grippé. Les marchés vierzonnais sont installés dans le paysage.

Celui hebdomadaire du samedi, en centre-ville, est millénaire. La charte de l'abbaye de 843 octroie aux moines les revenus de deux foires à la Sainte-Perpétue, la Saint-Pierre et la veille du dimanche. Les différentes places de Vierzon se spécialisent dans la vente de certains produits. Le marché au vin s'enracine rue de l'Etape (inventaire de 1809). Le marché aux porcs s'implante place du tunnel-château avant l'arrivée du chemin de fer.

Le beurre et les produits laitiers voisinent place de l'hôtel de ville. Les légumes investissent la rue Maréchal Joffre et les grains, la place du marché au blé. Pour passer d'un marché à un autre, notamment celui de la place de l'Etape à celui de la place du Marché au Blé, les Vierzonnais pouvaient emprunter la rue du Chevrier, dite aussi ruelle du Chevrier, dans la vieille cité.

En 1842, le marché aux grains est l'un des plus considérables du Cher. Les routes de Paris à Toulouse et celles menant à Bourges, Romorantin et Issoudun, accentuent le besoin de commerces. S'ajoutent les activités industrielles de la ville avec les Forges, la navigation sur le Cher et en même temps sur le canal de Berry, les voisins solognots sont autant de clients friands. Sans oublier la population vierzonnaise qui s'accroit au rythme de l'expansion industrielle.

D'ailleurs, la place idoine, baptisée Vaillant-Couturier, résiste encore et toujours. Pour les Vierzonnais, elle reste la place du marché au blé. En 1872, d'ailleurs, elle est agrandie, après la destruction de la rue de la Boucherie. La place du Marché au Blé est d'autant plus emblématique, qu'elle concentre le coeur de la vieille cité médiévale.

Sur de nombreuses cartes postales anciennes, les marchés de Vierzon s'étalent d'une manière élégante et hétéroclite. Place du Mail, en ville, on voit de vieilles dames vendre le contenu de leurs paniers. Les quartiers de la ville vivent, d'une façon dépendante, au rythme des marchés. Pour la petite histoire, l'administration révolutionnaire en créé un nouveau, le dimanche devant... le parvis de l'église Notre-Dame, abandonné seulement en 1872, à la suite de nombreuses plaintes des desservants de l'édifice religieux. La cohabitation est vue d'un très mauvais oeil.

Aujourd'hui, le marché du centre-ville maintient une tradition très ancienne. Et malgré son dynamisme, le territoire qu'il occupe ne cesse de se rétrécir. Chaque semaine, les premiers arrivants s'installent à partir de 3h30. Sur la place de l'intendance, près de la mairie, on y trouve les producteurs locaux de fromages, beurre, oeufs, vins, bouchers, rôtisseurs. La place Aristide-Briant se hérisse de maraîchers, poissonniers, fleuristes et la place Foch se couvre du non-alimentaire, principalement des vêtements. Paradoxalement, la place du marché au Blé finit par abandonner son commerce ambulant.

Dans les années 1980, le marché du samedi s'y étend encore. Les Vierzonnais grimpent ainsi la rue Maréchal Joffre pour s'y rendre. Peine perdue. Les marchands font de moins en moins d'affaires et la place du Marché au Blé quitte le périmètre du marché hebdomadaire. Au grand dam des commerçants du quartier. Aujourd'hui, le marché est une valeur sûre mais, à l'oeil, on constate que les activités évoluent.

Au regard de l'animation engendrée par les marchés traditionnels, certains quartiers tentent l'aventure, avec plus ou moins de bonheur. Etape nouvelle, les nouveaux quartiers nés des cités construites à la verticale de la fin des années 1950 jusqu'aux années 1970, se lancent également dans l'organisation de marché.

Celui du Clos-du-Roy, par exemple, devient très vite renommé. Il se déroule le dimanche matin et rompt avec la tradition dans la nature des activités ambulantes qu'il offre. Il préfigure le marché de Sellier, implanté chaque mardi matin. Son exotisme en fait sa réputation jusqu'à le hisser derrière celui du centre-ville. Une vaste place lui est dédié.

Place Marceau (place des Radis), une poignée de commerçants fidèles s'accrochent à leurs clients. Et inversement. Le quartier de Bourgneuf a essayé, à son tour, d'implanter un marché. Même chose dans le quartier de Chaillot, en vain. Celui de Villages est amoureusement entretenu. Dans les anées 1990, difficile de laisser vide la place du Marché au Blé. Depuis, chaque jeudi, quelques commerçants s'y retrouvent encore. Mais loin, très loin du faste qu'elle connut jadis.

Et un marché couvert ? Le projet, du moins l'idée, est l'Arlésienne qui court les allées. Certains y sont favorables, d'autres franchement opposés. Faut-il instituer un marché couvert quotidien ? Ou seulement hebdomadaire ? Et si oui, à quel endroit ? Régulièrement, la question traverse l'actualité. Régulièrement, elle ne trouve aucune réponse. D'abord parce que Vierzon ne compte pas de Halles comme Bourges par exemple, entre celle de Saint-Bonnet et celle au blé.

Toutefois, lorsque la société Case a fermé ses portes en centre-ville, la haute et métallique architecture a donné des idées : et si l'on créait un marché couvert à cet endroit ? Récemment, le vide de l'ancien bâtiment des Nouvelles-Galeries, en centre-ville, a réactivé les appétits. Sans démolir tout à fait le bâtiment ne pourrait-on pas y créer des halles ? Le septicisme est pesant. Surtout, une fragilité relative entoure l'activité des marchés qui parviennent à résister aux assauts de la concurrence de toutes sortes. Alors, une halle couverte ne risquerait-elle pas de déséquilibrer le bel ensemble ? Une raison essentielle de l'absence de marché couvert. Un juste ralliement à la raison.

(1) : Les principaux marchés : mardi, marché de Sellier; mercredi, marché de Villages; jeudi, marché au Marché au blé; samedi, marché en centre-ville.

 

 

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Commenter cet article

Le Duc 10/06/2019 01:43

En ce jour de liesse, pourquoi cet article qui sent l'aigri ?

vierzonitude 10/06/2019 10:13

Ce n'est pas parce que la place est réussie que le déménagement du marché est une bonne idée !

JIM 09/06/2019 17:11

et en plus, ils ont demandé aux commerçants de ne pas faire de traces de gras sur le sol!!!! ahahahahaha !!! on déplace des commerces de bouche et on leur dit " au fait, ne tachez pas avec vos produits alimentaires!" Couper le marché en deux c'est vouloir l'achever! Mais imposer ce genre de normes qui peut devenir reproches voire amendes, c'est se foutre de la gueule des commerçants! Tout cela pour prétendre une utilité à leur nouvelle place! Illogique, stupide, anticommercial, incohérent!

Raslebol 10/06/2019 11:57

Entièrement d'accord avec vos propos, du vrai foutage de gueule en perspective pour les commerçants!
C'est comme faire une omelette sans casser des oeufs , ces élus veulent s'empiffrer avec le pognon que ça leur rapporte, mais pas faire la vaisselle qui va avec!
Si ça les dérangent ces fameuses tâches inévitables , alors la seule solution , c'est de laisser comme c'était, et tout ira pour le mieux!

JAKIKI 09/06/2019 12:12

Est ce qu'il y aura une équipe de nettoyage après le marché?Car qui dit véhicules à moteur dit fuites de carburant et huile.Sans compter les traces de pneus sur les dallages!
Encore une décision prise démocratiquement par Mr le Maire.

Raslebol 10/06/2019 11:58

Si c'est comme le reste , on va bien rigoler !

JIM 20/05/2019 10:10

c'est une décision regrettable qui ne tient pas compte de la logique de déplacement! cela sera bien plus dangereux! 1- il n'y aura pas assez de places de parking, 2- on passe facilement du marché place mail-briand( restau au bureau et scala) vers la place fernand micouraud et ça c'est un méga avantage.3- la rampe d'accès n'est pas un ascenseur, résultat: cela sera plus difficile pour un handicapé d'y grimper depuis micouraud 4- si on passe par la place du mail, on a la circulation automobile qui passe rue voltaire , donc il y a plus de danger d'accidents à ce croisement là qu'en passant par le petit souterrain piétonnier de la scala 5- il n'y aura plus l'abri et la fraîcheur des arbres au bord de l'eau donc chaleur et soucis de santé et de conservation accrus sur la nouvelle place bétonnée! 6- il serait temps de faire marche arrière avant d'IMPOSER cette idée!

J 20/05/2019 09:27

Le marché ce sera désormais chez Aldi ou Lidl, c’est la volonté de nos rouges ....le marché du samedi matin sera comme la maison de la presse, bientôt de l’histoire ancienne. L’histoire n’intéresse pas le maire qui est toujours partant pour un coup de bulldozer...et ensuite une bonne couche de béton.

Le duc 10/04/2019 20:43

La place du marché au blé, la place du mail, et maintenant la place du marché. Au moins le marché lui donne une utilité et un nom qui a plus de sens que son nom officiel.

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