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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Ces bâtiments vétustes qui vérolent le centre-ville

Publié par vierzonitude sur 13 Janvier 2019, 14:00pm

Résumons : la ville signe, en 2010, une concession d'aménagement avec la Sem-Territoria (Société d'économie mixte rattachée au conseil départemental du Cher). En 2017, à la faveur d'un plan de rénovation urbaine, la ville rompt son contrat avec la Sem, avec des conséquences, aujourd'hui encore non chiffrées officiellement, pour les contribuables vierzonnais.

En 2011, une série de logements insalubres fait partie d'une liste de 14 immeubles qu'on peut dire prioritaire. La moitié seulement du problème a été résolu. Avec des immeubles situés en centre-ville ou dans le quartier piéton.

En plus des logements indignes et des immeubles que les propriétaires n'entretiennent plus, combien de pas-de-porte vides sales, délabrés vérolent eux aussi le bon fonctionnement des commerces qui restent ouvert. L'ancien Jem's en est l'exemple parfait, une vraie honte dans l'artère commerçante de cette ville. L'ancien magasin La Grande Fabrique n'est pas mieux. Sans compter les vitrines en bois rue Victor-Hugo ou rue Joffre... N'y-a-t-il donc vraiment rien à faire ?

Huit ans plus tard, les millions engloutis dans cette concession (ils n'ont pa servi qu'à cela non plus mais aussi pour l'achat des bâtiments démolis de l'ilôt Brunet-Rollinat) ne sont même pas venus à bout de "seulement", 14 immeubles vétustes... 

Mais il y a pire, explique la presse locale :  ces immeubles ne sont plus soumis à aucune obligation de travaux ni aux avantages du dispositif qu'avait permis notamment la concession d'aménagement. retour à la case départ. Pas étonnant que tout le monde s'est affolé quand un  morceau de plancher d'un immeuble de la rue Joffre s'est effondré. L'immeuble, depuis 2011, est connu pour être insalubre. Vite, l'urgence est surtout de construire une auberge de jeunesse dans les locaux de la Société-Française...

Mauvais timing que cet immeuble de la rue Joffre dont un plafond s'effondre le samedi après-midi et ne s'effondre plus le mardi. En matière de miracle, on a guère fait mieux que Vierzon depuis Lourdes. Un immeuble qui menace ruines et qui fait parler de lui, en période de fêtes, dans une rue abandonnée depuis des années et dans laquelle on implante de nouveaux commerces, évidemment, ça fait vilain. 

Mais il ne s'est rien passé du tout, dans cet immeuble rue Joffre. Le principe de précaution, lit-on dans la presse, était "étudié avec encore davantage de vigilance depuis les effondrements survenus, le 5 novembre, à Marseille". Il a en fait affolé tout le monde pour rien. Tout est rentré dans l'ordre, enfin rien n'est rentré dans l'ordre car il n'y avait pas eu de désordre auparavant. Toutefois, s'il n'y avait pas de désordre à la base, donc pas d'effondrement, pas de risque, pourquoi un périmètre de sécurité ?

L'immeuble en question a été mis en lumière. Depuis neuf ans, il est vide. Et un appartement vide,  comme un commerce vide en rez-de-chaussée, depuis neuf ans, ça se dégrade. La preuve : "cet immeuble dont l’intérieur est, toutefois, déjà, très dégradé", lit-on  encore dans la presse. On se demande pourquoi d'ailleurs les propriétaires possèdent des immeubles pour les laisser pourrir sur pied et ne pas les louer. C'est un autre débat. L'ancien magasin Jem's avenue de la République est une provocation quotidienne.

En pleine rue Joffre, cet immeuble "très dégradé" montre l'état d'abandon de cette rue, par certains propriétaires d'une part, par les autorités publiques de l'autre. "En effet, il fait partie d’une liste de quatorze bâtiments établie, en 2011, dans le cadre d’une précédente opération de restauration immobilière, concernant le centre-ville dégradé", apprend-onIl a fallu attendre qu'il ne se passe rien. Or, "un autre accès à cet immeuble, rue de l’Étape, devrait être condamné." Mais pourquoi puisqu'il n'y a rien eu ?

Résumons : on sait que cet immeuble est déjà dégradé en 2011. Sept ans plus tard, rien ne s'effondre et parce que rien ne s'est effondré, parce que rien ne s'est passé, on découvre quand même qu'il est sur une liste de bâtiments dégradés depuis sept ans... Et que depuis sept ans, rien, nada, personne ne s'est soucié de l'état de cet immeuble. De celui-ci et d'autres. Comme des commerces vides. Bah, c'est la conjoncture. Les propriétaires sont injoignables, ils n'ont pas le téléphone ces gens-là, ni d'adresse. 

Et l'immeuble dans lequel il ne s'est rien passé du tout, samedi, fait face à une belle maison à colombages que la communauté de communes a récemment racheté pour 60.000 euros.

La communauté de communes sait au moins choisir ce qu'elle achète, dans une rue tranquille, face à un immeuble où il ne passe rien mais où le principe de précaution fait irruption au milieu de cette tranquillité. Dès lors, il aurait fallu appliquer ce principe à l'ensemble de la rue pour éviter qu'elle ne devienne ce qu'elle est devenue... Ah bon, il s'est passé quelque chose à propos des commerces rue Joffre ?

Ces bâtiments vétustes qui vérolent le centre-ville

Avertis par deux lecteurs, Vierzonitude est allé voir ce qu'il se passait rue Joffre. Car hier après-midi,  pompiers et police sont intervenus dans le milieu de la rue (à hauteur de l'agence de voyage). Un périmètre de sécurité a été délimité sur une longueur de trois immeubles. Les piétons peuvent néanmoins passer.

Comme nous l'avait expliqué nos lecteurs, l'étage d'un immeuble s'est effondré, lit-on dans la presse locale. "Aucun blessé n'est à déplorer mais deux voisins ont dû être relogés." Syndrome de Marseille ? Il s'agirait d'un plafond qui, au n°25, se serait effondré brusquement. Cet immeuble était inoccupé, comme nous le confirmait un lecteur de Vierzonitude, un immeuble aussi vide que le local commercial du rez-de-chaussée.

 

 

Des précautions sérieuses ont toutefois été prises, explique la presse : "Les locataires de deux appartements situés au n°27 de la rue, dans un immeuble mitoyen, ont été évacués à titre de précaution. L'un a été relogé chez des proches, le second par le Centre communal d'action sociale (CCAS) de la ville. De même, les deux commerces voisins de l'immeuble - une agence de voyages au n°23 et une boutique à l'enseigne des 1.000 trouvailles, ont également été évacués."

Un lecteur de Vierzonitude explique que "pour le moment aucune casse importante, le bâtiment est fissuré sur plusieurs endroits et il penche de vue ! On voit en effet une ondulation de l'extérieur." Une lectrice ajoute en effet que "si on regarde la façade en journée, le mur est fissuré". 

 

 

L'alerte est suffisamment sérieuse pour avoir évacué locataires et commerçants. une rue qui n'avait pas besoin de cela en ce moment. Gangrenée par la vacance commerciale, une pépinière commerciale avait permis la réouverture de quatre nouveaux pas-de-porte jusque-là vide.

Le propriétaire n'est toujours pas identifié. Une rue qui souffre de vacance au rez-de-chaussée mais aussi dans les étages où la plupart des logements sont vides. On espère que cette alerte fera prendre conscience qu'il est impératif de s'occuper en profondeur de cette rue. 

Ces bâtiments vétustes qui vérolent le centre-ville
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Perrin 13/01/2019 16:06

Quels sont les actionnaires privé de la SEM , sachant que les collectivités doivent détenir entre 51 et 85 % des parts, donnez des noms je suis sûr que les vierzonais aimeraient savoir .

LoL 19/12/2018 16:41

Avec "T atou" sur la tronche et l'agence de voyage "Simplon" d'à coté, on connait déjà la destination des prochaines vacances des personnes qui passeront dans le quartier prochainement !!
Durée illimitée et sans retour ,garantie!!

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