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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Chut, ne parlez pas de délinquance, ça agace la gauche et fait grimper l'extrême droite

Publié par vierzonitude sur 7 Février 2017, 12:55pm

Voici des fleurs, c'est bien non des fleurs, ça détend...

Voici des fleurs, c'est bien non des fleurs, ça détend...

Ainsi, il ne faudrait pas parler des faits divers de Vierzon sous prétexte que cette réalité, dévoilée au grand jour, ferait grimper le Front national et agacerait la gauche radicale. Ainsi, il faudrait avoir des scrupules à dire qu'il y a eu une bagarre générale sur l'esplanade de la Française samedi soir, ou que les locaux de la CAF de Vierzon ont été cambriolés ou que Vierzon, comme d'autres villes, sont confrontés à une délinquance qui agace. Ainsi, il ne faudrait rien dire, surtout ne rien dire, tout cacher, ne rien laisser transparaître pour éviter que la bête ne se nourrisse de cette réalité là. Courte vue... Courte vue qui arrange d'ailleurs les politiques en place car en ne disant rien, ils font acte factice de lutte contre le Front national (certains sont persuadés encore que le vote F.N n'est pas un vote d'adhésion mais de réaction). ET en même temps, ils plaident pour leurs chapelles politiques : regardez, grâce à nous, Vierzon est calme. 

Interrogé dans le Figaro du vendredi 3 février, un article tant décrié, le maire donne sa version des faits dans le Petit Berrichon. Etrange pratique. Le journal dénonce le "parisianisme" des journalistes du Figaro, histoire de maintenir intact la vieille querelle entre Paris et le reste du monde et bien entendu, son appartenance politique droitière. Cela justifierait donc que l'article paru dans le Figaro sur l'insécurité à Vierzon, serait de mauvaise foi, infidèle à la réalité, tout simplement parce qu'un journal de droite écrit sur une ville de gauche. Crime de lèse-majesté. L'entre soi politique est encore le meilleur des mondes. Ce qui étonnant, c'est qu'il y a quelques années, quand Libération, journal de gauche, était venu taper Vierzon (Jean Rousseau en était le maire), la gauche n'avait pas moufté...  De même, lorsque l'Humanité rédige ses cahiers de doléances à partir de Vierzon ou interviewe le député communiste, aucun commentaire non plus sur une certaine complaisance de classe politique. Comme quoi, la mauvaise foi est bien une question politicienne. 

Donc, le sous-préfet de Vierzon et le député-maire de Vierzon ont trouvé un stylo complaisant pour se dédire de leurs propos et dénoncer pour le premier, une incompréhension, pour l'autre un complot ourdit par de sombres officines... C'est carrément carnavalesque. Si les personnes interviewées dans le Figaro sont si sûres d'elles de la déformation de leurs propos et de leur désinformation inhérente, il existe le droit de réponse qui, sous certaines conditions, permet à tout à chacun de s'expliquer dans les colonnes du canard incriminé. Mais on dit tout dans le Petit Berrichon, comme s'il fallait à tout prix qu'il y ait un journalisme de gauche contre un journalisme de droite, un journalisme honnête contre un journalisme malhonnête, un journalisme parisien et provincial, un journalisme digne d'intérêt et un journal indigne d'intérêt, un journalisme qui caresse dans le sens du poil et l'autre qui hérisse.

Le débat sur l'insécurité n'apporte aucune solution à une ville qui souffre. Comme pour l'affaire Fillon : le plus important, c'est de savoir qui a vendu la mèche, les faits après tout, même s'ils sont réels, ont peu d'importance. On préfère faire la chasse à celui qui a rendu possible la publication de cette réalité plus que la réalité en elle-même. Voilà comment on fonctionne aussi à Vierzon. A la sensibilité politique, uniquement, aux calculs politiciens, essentiellement. Alors, chut sur toute la ligne. Cachez cette délinquance qu'on ne saurait voir. Cachez tous les problèmes jusqu'aux prochaines élections. Après peut-être, on verra si on a le temps d'en parler...

 

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Les Amis de Jacques 07/02/2017 15:20

Nous voulons signaler quelque chose de beau et qui fait du bien : un extrait d’interview que Jean-François Poulignier, ophtalmologue, a accordé au journal local.

Voici :

« J'accueille des habitants très différents qui se retrouvent tous dans mon cabinet. C'est un petit ferment d'unité. Je pense que je les reçois dans l'empathie. C'est peut-être le seul moment pour eux ? Un peu de regard d'empathie, cela fait du bien à la société. » Il se désole de voir le lien social dont il fait partie s'écrouler « comme un château de cartes ».

A Vierzon, il y a ainsi des gens bons et formidables, de vrais professionnels, mais pas de la politique, des gens qu’il faut remercier de tout cœur.

Les Amis de Jacques 07/02/2017 14:52

Pour mettre un terme à cette liberté de pensée et d’expression, pourtant inscrite dans la Constitution Française et la Constitution Européenne, ne vont ils pas nous reconstruire la Bastille sur le terrain de l’Ilot Rollinat ? Quelle belle officine cela leur ferait !


Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n´vit pas, Monsieur
On n´vit pas, on triche

Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n´cause pas, Monsieur
On n´cause pas, on compte

Parce que chez ces gens-là
Monsieur, on ne s´en va pas
On ne s´en va pas, Monsieur
On ne s´en va pas

Rappelons-leur qu’il est inutile de chercher à savoir qui a vendu la mèche en écrivant et chantant les paroles ci-dessus. Leur auteur est mort le 09 octobre 1978. Il est venu, il a vu et …………. et il s’est simplement enfui au calme serein des Iles Marquises.

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