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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Dossier de la rentrée : objectif national pour les SAV rugby

Publié par vierzonitude sur 2 Septembre 2019, 05:40am

La rentrée est arrivée. Et avec elle, des dossiers chauds à plus ou moins long terme qui vont marquer la fin de l'année 2019 et bien sûr 2020. Vierzonitude essaie d'en faire le tour.

Pour la première fois depuis 1948, les SAV rugby ne joueront pas en Nationale cette année. Reléguée en honneur, l'équipe première a toutefois un challenge entre les mains : remonter en Nationale à la saison prochaine, tâche compliquée mais pas impossible. La ville a maintenu le niveau financier de la subvention pour ne pas ajouter une déroute financière à la déroute sportive. 

Le rugby vierzonnais, à partir de cette rentrée, sera teintée d'un objectif destiné à redonner la fierté au rugby de cette ville. Nul doute que joueurs et encadrement vont se donner les moyens de leur ambition. Il faudra aussi avoir les deux yeux rivés sur l'équipe féminine qui, cette année, a réussi des exploits. Des frissons en perspective.

"Il n'y a plus d'espoir. Les SA Vierzon évolueront en Honneur la saison prochaine. La faute à une campagne catastrophique (trois victoires en dix-neuf matchs) en Fédérale 3 et à une septième défaite consécutive concédée ce dimanche après-midi, à Robert-Barran face à La Châtre (5-15)". 

C'est ce que l'on peut lire, ce dimanche soir, sur le site de la presse locale. Ce coup-ci, les SAV rugby qui évoluaient en Nationale (Fédérale 3) depuis 1948 joueront en Régionale (Honneur) la saison prochaine. Un bon sang de coup dur pour ce sport phare de Vierzon dont l'histoire est riche et que vous pouvez lire ci-dessous.

 

La passion du rugby depuis 1905 (inspiré du livre de Fabrice Simoes sur le rugby vierzonnais)

Le rugby a pollinisé la ville grâce au vent de l'école nationale professionnelle, l'ENP, devenue plus tard, le lycée Henri-Brisson. Le vent cheminot n'a fait qu'accentuer la manoeuvre sportive, confirme un grand spécialiste du ballon ovale. Pourtant, la rumeur était belle : grâce à ses cheminots venus de toutes parts, le rugby serait arrivé avec eux, dans la vapeur et le rail. Mais c'est oublié aussi que les élèves de l'école nationale étaient issus, aussi, de toutes les régions de France. Pour équilibrer le match, disons que les élèves ont fait germer le rugby, les cheminots l'ont fait pousser. La passion l'a entretenu.

Voilà comment Vierzon est devenue une terre d'ovalie, fortement marquée, encore, le dimanche, par les matchs de son équipe phrare, les SAV. Passons aussi sur les vertus de camaraderie, d'équipe, de solidarité qui couronnent ce sport. Depuis plus d'un siècle, le rugby marque son empreinte, depuis le 10 décembre 1905, date historique du premier match entre deux équipes Vierz'arts sur la plaine de Venise : les vestiaires sont chez l'habitant, les douches dans la rivière d'à côté. Les Vierz'arts sont les membres de l'association des anciens élèves de l'ENP.

Une semaine après le premier match

La rencontre est officielle. Les potaches ont marqué un point. Ils leur restent à persévérer. Dans leur sillage, Jim Agard et ses étudiants prennent le taureau par les cornes. A Vierzon, les choses vont certainement plus vite qu'ailleurs. Question de tempérament. Dans la semaine suivant le match originel, le docteur Constant Duval donne l'impulsion vitale à la création du premier club de rugby. Pas étonnant que le stade, à la sortie de la ville, où s'ébrouent régulièrement les joueurs, portent son nom. Le Sporting Club de Vierzon est né. Une page vierge s'écrit. Exaltant. Pour Noël 1905, le cadeau au pied du sapin sportif étale un club dont le siège social est établi place de la Croix-Blanche (actuelle place Gabriel Péri).

Le Sporting-Club est par excellence, l'acte de naissance du rugby. On peut lire dans la presse, après la première victoire du club vierzonnais : « Certainement, il y a peu de villes où le sport a fait de si grands pas en un an comme à Vierzon. » La messe est dite. En janvier 1906, un second club voit le jour, le Stade Vierzonnais, que le ballon rattrape après la seconde guerre mondiale. Le Sporting-Club, déjà mythique, choisit comme siège social, quelques années après sa création, le Café des Arts, autre bistrot mythique de la Croix-Blanche. Ca y est. Le rugby est une culture locale. Le sport, un apprentissage de la vie. Pas de télévision, rien qui ne puisse détourner, finalement, les amateurs des terrains, le dimanche.

La vie passe. Cinq cents adhérents en 1919. La première guerre mondiale a bien évidemment ouvert des saignées. D'autres clubs rejoignent le sporting, le Stade vierzonnais, l'Amicale tennis et voilà la naissance du premier club omnisports, rejoint plus tard par la Société nautique et la société de tir. En 1920, le Préfet inaugure le terrain du Chalet. Rien à voir avce la plaine de Venise : tennis, tribunes, toilettes, vestiaires, douches chaudes. Merci Constant Duval. « C'est là le plus beau terrain des sports qui puisse se voir à deux cents kilomètres à la ronde » écrit la presse locale.

Et un club cheminot

Le rugby issu des élèves de l'école nationale a de beaux jours devant lui, et derrière également, au vu du palmarès et du dynamisme rugbistique de la ville. Les cheminots entrent en piste le 9 avril 1923, avec un nouveau club : Compound (machine à vapeur) Olympique Vierzon (COV). Ce qui tranche le cou à la belle histoire des cheminots pourvoyeurs du rugby vierzonnais. De toute façon, le Sporting-Club et le COV finissent par se rejoindre, pas forcément de la plus belle façon : en 1939, les deux clubs ne survivent pas à la grande tourmente qui s'apprête à balayer le pays.

Loin de l'insouciance des années précédentes. Le Sporting-Club se paie le luxe de posséder son hymne, créé au Café des Arts, les paroles sont de Rogador et la musique de Frédiani, pilier des lieux. Le 12 mai 1928, les Rouge et Vert vendent leur partition au profit de la caisse du secours du club. Le rugby est un sport qui fait mal... Douze ans plus tard, le Sporting sombre. Mais c'est sans compter sur le toujours très dynamique Jim Agard, déjà à l'origine des premiers rebonds du ballon ovale, pour remettre sur pied une structure sportive, baptisée les Sports Athlétiques Vierzonnais (SAV), toujours d'actualité. C'est à l'été 1941, que les SAV foulent officiellement la terre vierzonnaise. Au rythme de la reconstruction, les SAV bâtissent aussi leurs équipes, leur palmarès. Le club est le seul désormais qui parle de rugby, contrairement au football dont la multiplication des clubs fait encore débat actuellement...

Dès lors, c'est indéniable, le rugby vierzonnais est une racine historique du sport de la ville. En 1963, une école voit le jour et c'est toujours au stade Constant-Duval que les choses se passent. Bien sûr, de grands noms ont marqué le rugby vierzonnais et c'est pour ne pas faire de jaloux que nous n'en citons aucun... En 1984, les SAV accèdent à la deuxième division. Deux ans plus tard, elle descend en Fédérale 3, en fait, la troisième division. Le club de Vierzon joue ainsi au yo-yo. En 1987, hop, les SAV sont en Fédérale 2. Et hop, en 1990, elle redescend en Fédérale 3 (descente administrative). Quatre ans plus tard, elle revient en Fédérale 2, y reste neuf années et rejoint la Fédérale 3 en 2003. Et en 2004, badaboum. Redescente en Fédérale 2. C'est en tout cas haletant et rempli de challenge. Le rugby vierzonnais a fêté son centenaire en 2005. Il est parti pour un autre.

1941

1941

1946 avec Lucien Theurier (le bar l'Olympic), dernier rang, troisième gauche.

1946 avec Lucien Theurier (le bar l'Olympic), dernier rang, troisième gauche.

1946

1946

1950

1950

1952

1952

1957

1957

1960 finale contre Lourdes

1960 finale contre Lourdes

1960 contre Lourdes

1960 contre Lourdes

1960 Juniors finalistes contre le Creusot

1960 Juniors finalistes contre le Creusot

1960

1960

Minimes 1971

Minimes 1971

1974

1974

12 janvier 1975

12 janvier 1975

Octobre 1978

Octobre 1978

Juniors 1978

Juniors 1978

Juniors 1979

Juniors 1979

Sans date

Sans date

Dossier de la rentrée : objectif national pour les SAV rugby
Dossier de la rentrée : objectif national pour les SAV rugby
Dossier de la rentrée : objectif national pour les SAV rugby
1955

1955

Dossier de la rentrée : objectif national pour les SAV rugby
1987 Montée deuxième division

1987 Montée deuxième division

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Régis Sonnes 17/03/2019 21:07

Les SAV resteront toujours les SAV.Peu importe le niveau de l'équipe première.Cette saison chacun a fait ce qu'il a pu.Et en guise d'optimisme je me permets la question suivante:Qu'est ce qu'ils ont fait les cadets,les juniors et les nanas ce week-end?Quand on pense aux équipes qu'il y eut par le passé.En 1987 avec Thierry Ducros déjà,Le goff,Bouziar,Rongier de St cernin(cousin avec le patron de lbm),Lulu Gerbot(jamais j'oublierai mon éducateur en minime),Eric main,Colett,Chausson,Rivas,Daniel Gallon,Devautour,Gérard Laubron,Jacky Ramillon.......Les sav ce sont tout ces gars qui les ont faits et bien d'autres.Allez les SAV.

un autre 17/03/2019 19:57

Et puis faudrait peut être mener une vraie recherche de sponsors et ne pas se contenter des subsides publiques...et puis renouer le lien avec la ville et ceux qui la peuplent parce que niveau communication, c'est pas trop ça, délicat de susciter de l'intérêt. C'est le moment de tout remettre à plat.

un autre 17/03/2019 19:54

Beaucoup de mercenaires se sont bien servis depuis des années. Puisse cette relégation permettre de revenir à de vraies valeurs avec des joueurs qui veulent bien se dépouiller pour ce blason, pour cette ville et pour ce club.

Portolan 11/03/2019 08:33

Depuis le temps que j'entends que les SAV finiront comme St Florent et Romorantin......dédramatisons.Peu importe que les sav évoluent en fédérale 2,3 ou en honneur.L'important c'est que le club vive bien et qu'il y ait de nombreux licenciés à l'école de rugby.Remercions le saviste Thierry Ducros qui reste fidèle à son club et l'ensemble des joueurs qui chaque dimanche font ce qu'ils peuvent.Mais Ndebele a raison.Il y a bien trop de fric dans le sport amateur.Allez les SAV.

Ndebele 12/02/2019 22:05

Le rugby professionnel est une catastrophe et il a contaminé l'ensemble du championnat de France.Il y a trop d'argent dans le sport.Tant pis les sav joueront en honneur et ce n'est pas une honte.Que les crevards aillent taper d'autres clubs pour se mettre 2000 euros dans la poche tout les mois.Les sav ont permis à beaucoup de gens de se faire embaucher à la mairie,à la sncf ou ailleurs.....Où sont ces gens aujourd'hui?Dans ce monde la reconnaissance et la fidélité sont de bien vilains défauts.Merci et bravo à des Mourad Souid,Djamel Gourari,Thierry Ducros d'être restés si longtemps fidèles à leur club.Oui il y a trop de fric dans le sport,t compris chez les amateurs.

Michel 12/02/2019 19:33

J'ai porté le maillot des SAV durant de longues années et je suis très triste de la situation du club.
J'ai quitté Vierzon il y a 30 ans et je suis les SAV à distance par la presse. Je pense que le club est à l'image de la ville, en déclin. Le rugby a subit des grandes mutations avec le professionnalisme. Pour survivre en fédéral 3, il faut un budget, des joueurs que l'on paye, des sponsors, etc... et Vierzon n'en n'a plus les moyens. C'est dommage.
Je les ai vus jouer récemment à Blois, évidemment ils ont perdu mais j'ai vu un équipe très volontaire qui s'est battue jusqu'au bout avec leurs moyens.
Allez les SAV

berlodio 12/02/2019 16:39

Tres triste de voir les SAV dans cette situation ça fait mal au coeur pour le club , les joueurs ,l'école de rugby , les supporters, la ville. Beaucoup de joueurs formés a Vierzon partent ou jouent dans les clubs voisins, car maintenant pour garder ses joueurs il faut de l'argent et aux SAV y'en à pas..... et le résultat est la. je constate qu'il n'y a plus l'amour du maillot et du club. j'espère que les personnes qui aiment ce club vont réagir et venir en aide aux SAV en usant de leurs connaissances , et compétences pour les mettre au service du club car Vierzon mérite au moins le niveau F3 qu'elle a quasiment toujours connu .
Allez les SAV!!!!!

Vierzonnais. 12/02/2019 08:37

N'oublions pas le docteur Constant Duval mort en martyr.Une ville sans légende est une ville condamnée à mourir de froid,et il fait chaud à Vierzon.

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