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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé

Publié par vierzonitude sur 16 Décembre 2019, 05:50am

Il n'en restera qu'un. Le message a été clair, vendredi soir, lors de la concertation nationale des assises de la citoyenneté. Quelqu'un dans le public a posé la question du devenir des fours à globe. Pas d'illusion : impossible de sauver les trois, classés monuments historiques. Trop cher (on parle de plus de 500.000 euros...) Mais la ville a expliqué qu'elle pourra en sauver un,... d'ici à quelques années.

La communauté de communes, dans le cadre des travaux de réhabilitation du B3 de la Société-Française devrait avoir un budget pour protéger l'un des fours à globe de la décrépitude, en attendant d'avoir des financements  pour pouvoir les restaurer. 

Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé
Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé
Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé
Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé
Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé
Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé
Fours à globe : un seul sur les trois pourra être sauvé

En matière de patrimoine, on sait d'ores et déjà que les fours à globe n'ont qu'une vocation : s'écrouler. Classé à l'inventaire des monuments historiques, ces anciens fours de verriers devenus des fours à porcelaine croupissent doucement à côté de la Société Française qui elle aussi croupit doucement. Entre monuments en périls, ils doivent sans doute se tenir chaud, se remonter le moral.

Dommage, ce site est plutôt sympa, surtout quand il fait beau. Les restaurer coûterait un bras (on parle de 500.000 euros et encore on doit être loin du compte.) Et comme ils sont classés, on ne peut pas faire n'importe quoi avec. Problème insoluble. A moins d'un mécène mais il ne faut pas rêver. Ce n'est pas demain la veille que les fours à globe serviront à quelque chose. Remarquez, la Société française non plus...

A l'origine, l'usine Gaucher était une verrerie construite en 1860 pour Félix Richer. Elle fut transformée en 1881 en fabrique de porcelaine à trois fours. Cette fabrique était régie par une société en nom collectif : Besnard, Lachaise et Cie. En 1882, elle employait 180 personnes. Elle prit le nom de B.L. et Charonnat en 1900. Elle fut cédée en 1919 à une famille de banquiers, les Gaucher, qui l'exploita jusqu' en 1959. L'usine Gaucher couvrait une surface de 2700 m2.

Elle comporte un ensemble de trois fours ronds à globe, à feu intermittent à flamme renversée, fonctionnant au charbon, qui datent vraisemblablement de la période de transformation de l'usine en porcelainerie. L'un des fours est détruit. Ils sont installés sous une charpente en fer exceptionnelle par son ancienneté. Le système, qui doit dater des années 1840-1850, a été conçu et fabriqué sur place. S'agit-il de la charpente de la verrerie ? Ce site est représentatif d' une activité importante de l'industrie vierzonnaise : la fabrication de la porcelaine.

Il est aussi très caractéristique de l'implantation des sites industriels dans la ville au 19e siècle, enclavé dans le tissu urbain, situé entre la gare du chemin de fer et le canal. Il se trouve de plus très proche d'une autre usine de porcelaine, l'usine Blin, où est conservé un four de même type adapté pour fonctionner au gaz. Ces fours à globe sont d'un grand intérêt car ils sont représentatifs d'un système technique utilisé sur une longue période, jusqu'à la fin des années 1950, mais dont il ne reste que peu d' exemples. La présence sur un seul site des fours à globe fonctionnant au charbon et d'un four fonctionnant au gaz permet de montrer l'évolution des modes de production. Les bâtiments vétustes de l' usine Gaucher ont fait l'objet de permis de démolir en 1991 et le 21 avril 1998.

D'un point de vue urbanistique, les deux usines de porcelaine Gaucher et Blin formaient avec les bâtiments de la Société Française un ensemble industriel particulièrement conséquent. La ville de Vierzon, propriétaire, souhaite réhabiliter le site des usines de porcelaine de la Croix Blanche. Elle a fait démolir les bâtiments vétustes des deux usines Blin et Gaucher pour ne conserver que les bâtiments abritant les fours et les fours eux-mêmes. Elle souhaite réaliser un aménagement paysager du site et pour ce faire a demandé des fonds européens. 

Les anciens bulletins municipaux révèlent bien des surprises. La couverture de celui-ci, intitulé Vues de Vierzon, détaille le budget de 1988. Et que voit-on, en couverture, un four à globe ainsi légendé : "dans le site de porcelaine de la Croix-Blanche, un "four à globe". protection et mise en valeur à l'ordre du jour." Protection et mise en valeur... La belle affaire...

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un autre 16/12/2019 11:29

Dommage pour le patrimoine et dommage pour l'image de Vierzon déjà bien malmenée. Le site les jouxtant est de plus en plus fréquenté, à voir le parking souvent saturé, et ces fours sont pour beaucoup de gens venant d'ailleurs un des premiers aperçus qu'ils ont de cette ville, sans compter la façade arrière du B3 qui donne un aspect lunaire à ce décor, mais là ça va peut être enfin s'arranger en partie.

mete-thenioux 16/12/2019 10:13

je m'en douter !! on préfère mettre des millions dans une fontaine qui ne servira a rien a refaire une auberge de jeunesse de faire un musée du numérique ou de la soie que de sauvegarder le véritable patrimoines , voila bravo a ces Messieurs de la politique ces fanfarons des media ne vous étonnez pas qu'il y a des gents qui finissent par ne plus Vous aimez

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