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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Huit emplois en moins aux Galeries : toujours pas un seul mot de compassion

Publié par vierzonitude sur 5 Octobre 2019, 10:00am

On ne peut pas dire que l’annonce de la fermeture des Galeries a soulevé des réactions. Comme d’habitude, rien. Comme si la fermeture d’un magasin à Vierzon était la norme. Personne pour monter au créneau, pour tirer la sonnette d’alarme, pour souligner qu’Action coeur de ville, censée donner un coup de main au commerce de proximité, finalement ne sert à rien, ou à pas grand chose.

Encore beaucoup de phrases pour peu de résultats. Même la page facebook de l'office du commerce de Vierzon n'a pas relayé l'information, on ne va pas plomber l'ambiance avec ce genre de chose...


Mais surtout, le plus visible, c’est l’absence totale d’empathie pour le personnel. Personne pour dire que huit salariés sont concernés par cette fermeture, huit personnes ! Dans une entreprise traditionnelle de Vierzon, il y aurait déjà des drapeaux syndicaux devant la grille et une motion du conseil municipal. Là, c’est un commerce, alors rien. L’indifférence habituelle. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui. Comme si à Vierzon, les emplois dans le commerce n’étaient pas de vrais emplois.

Non, les vrais emplois sont ceux que la communauté de communes de Vierzon fait croire  qu'elle a permis de créer ou permis de rester...  Hôtels, restaurants, pôle poids-lourds, Véolia... Par contre, quand il y en a qui ferme, là aussi, silence radio.

Les emplois créés c'est grâce aux élus, les emplois perdus, c'est la faute des autres. Les vrais emplois, ce sont ceux de Ledger, des entreprises qui construisent leurs locaux sur le Parc technologique. Ou  ceux d’Aldi, de Lidl, pour justifier leur agrandissement et leur construction.

Alors, franchement, qu’est-ce que huit emplois en centre-ville... Pourtant, ils sont aussi importants que l’activité en elle-même. Et puis derrière l'enseigne, il y a des humains, bon sang, des gens que les clients ont côtoyé. Pourquoi cette indifférence ? Pourquoi pas un mot envers ces personnes qui, dans quelques semaines, vont sans aucun doute perdre leurs emplois ?

Au-delà de la vacance commerciale qui gangrène cette ville et plus particulièrement l'avenue de la République, il y a la vacance des emplois. Pour ces huit emplois-là, aucun élu, majorité comme opposition, pas même l'office du commerce,  n'a publiquement regretté qu'au-delà d'un nouveau commerce qui ferme, il y a huit salariés qui vont perdre leurs emplois.

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AR 05/10/2019 15:46

la compassion ? C'est un truc de bigoterie ce machin là ?

Athos 05/10/2019 19:21

C'est surtout que ça fait bien.

Robert 05/10/2019 13:57

Et là personne dans cette entreprise pour aider ces personnes pour faire retrouver au plus vite, du travail dans leur branche avant la fermeture définitive!
Au moins ces personnes congédiés ont de la dignité pas comme certains entrepreneurs de cette ville,qui ne se gênent pas pour tendre le panier aux donateurs !

Athos 05/10/2019 19:20

J'y pense, on a jamais su si le personnel licencié de La Maison de la Presse avait retrouvé du travail, le propriétaire oui, mais comme salarié cette fois.

Tanche déprimée 01/10/2019 14:39

Si il n'y a jamais un seul mot de la part de la nomenklatura soviétique en place lorsque un commerce se meurt c'est que dans leur "mentalité" encore bloquée en 1950, le commerce = poujadistes = petit patron = petit bourgeois = libéraliste/capitaliste = votant à droite.
Point barre.

AR 05/10/2019 15:48

vous avez oublié de mentionner le KGB local et j'en parlerai a Maurice THOREZ.

lili nono 01/10/2019 10:12

C'est vrai qu'un commerce encore ouvert Avenue de la République, ça commençait à faire tache.

Athos 01/10/2019 09:00

Il n’est pas trop tard pour les mots (sincères ?) de compassion. A la lecture de votre billet, l’opposition modem, silencieuse comme vous l’avez souligné, va se précipiter pour rattraper le coup. La main sur le cœur, ils savent faire, le coeur sur la main, c’est autre chose.

AR 01/10/2019 07:48

Il faut assumer le choix de la libre entreprise privée

Wizard 01/10/2019 16:14

Dictature quand tu nous tiens. Le problème général c'est quand on veut toujours plus de fric mais qu'on est incapable d'en créer. C'est sans doute très dur à vivre.

AR 01/10/2019 07:46

Depuis 30 ans on nous martèle la tête pour nous faire admettre la fatalité et la banalité du chomage et suppression d'emplois du a la volonté du dieu argent. Faudrait savoir . Pas un mot pour les NG ? que voulez vous ? De la compassion ? de la pleurniche ? En voila : Oh les pauvres ! Et pour les agents des services publics qui nous sont utiles tous les jours , bien plus important que les accessoires de mode , on en a des mots ? , Et contre l'implantation des grandes surfaces pour le consumérisme pollueur ? Rien ?

AR 05/10/2019 15:45

Wisard , j'hallucine ! ! votre propos est en décalage total avec un mauvais procès d'intention et je ne vois ou vous avez lu ce que vous prétendez a ma place. Je vous lis souvent on vous a connu plus perspicace et plus fin

Patti 03/10/2019 18:47

de toute façon...de nos jours...et depuis quelques années c'est faire de l'argent avec de l'argent....nouvelle économie...

Wizard 01/10/2019 16:01

Non, il ne s'agit pas de la volonté du dieu argent. Outre le fait que le propriétaire part en ou à la retraite, ce dont il a le droit ne vous déplaise, les choses suivent leur cours naturel.
En sommes, vous préconisez et exigez l'asservissement des citoyens qui ont des capacités à produire des richesses au bénéfices des… autres. Bref, à quand la pénalisation des appels au rétablissement de l'esclavage ? Quelle tristesse quand on en arrive là.

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