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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Lettre à Monsieur l'élu qui veut transformer Vierzon en vallée des Bisounours

Publié par vierzonitude sur 14 Décembre 2016, 20:00pm

Lettre à Monsieur l'élu qui veut transformer Vierzon en vallée des Bisounours

"On a dans cette ville un réel problème. On ne traite pas les villes de la même façon dans la presse." Cette jolie tranche d'hypocrisie est signée, en lettres rouges, en plein conseil municipal, de François Dumon, conseiller municipal, président de la communauté de communes, qui n'a tout de même pas trop à se plaindre de la presse : elle n'a, en tout cas, jamais entamé, depuis trente-neuf ans, son parcours, dans la vie publique, qu'il mandate à droite et à gauche

Cette phrase est grave. Pour la presse, bien sûr et pour la liberté d'expression, même galvaudée, même vomie aujourd'hui. Les élus qui la défendent, en plein jour, sont les mêmes qui veulent la voir au diable, ou mieux, à leurs bottes, sous leurs talons, à leur merci, pour leur dicter leurs communiqués d'autosatisfaction, destinés aux (é)lecteurs-benêts.

Cette presse que les élus aimeraient tant qu'elle loue leur grandeur et leur magnificence, à longueur de colonnes, qu'elle ne relate que les rubans qu'on coupe, les inaugurations, les discours sirupeux. Avant de s'en prendre aux compte-rendus de la presse, les élus devraient regarder la source de l'information. C'est-à-dire, la réalité dans laquelle ils oublient de vivre mais dans laquelle, vivent leurs concitoyens. Et pour le sujet qui nous préoccupe, le fait divers. Matière instable et inflammable. Car ce que François Dumon craint, ce n'est pas le fait divers, ce n'est pas la réalité palpable, ce sont les dégâts qu'elle pourrait causer sur l'image de la ville et donc de ceux qui l'administrent. Rendez-vous compte, cette réalité étalée au grand jour ! Mais que vont penser de nous les autres ?

Il ne faut pas que ça sorte de chez nous !

Il faut taire ces choses-là, parce que chez ces gens-là, monsieur on ne cause pas, non, on ne cause, on triche... Pas de souci, monsieur l'élu. Nous, on prend une ville sans la crainte de se faire agresser, sans besoin de caméras, sans trottoirs pourris, sans rues vides, sans routes à trous, sans commerces fermés, sans serres municipales qu'on veut supprimer, sans choix politiques hasardeux, sans argent public gaspillé. D'autres exemples ? D'accord, on prend une ville comme ça. A vous de faire le boulot. Dites-nous, est-ce la presse qui ferme les commerces ? Est-ce la presse qui agresse les petits vieux dans la rue ou les jeunes femmes avec un couteau ? Est-ce la presse qui est à l'origine des maux de cette ville ? Par contre, c'est la communauté de communes qui créé des empois, qui agrandit les usines, qui arrose les bowlings, qui bouffe aussi la forêt avec un centre routier...

Cette différence de traitement qui vous défrise tant, eu égard pourtant à votre couverture capillaire, est bien évidemment fausse. La presse accorde de la place à un jeune agresseur qui s'en prend à un couple âgé et qui ensuite, revient à la charge en les percutant avec son vélo. Il faudrait ne pas en parler, au pire, minimiser ? Pour ne ternir l'image de Vierzon ? Pour faire croire que tout roule au pays des Bisounours ? Il faudrait que cette ville de Vierzon ne respire pas la réalité à travers la presse ? Il faudrait la ripoliner, façon chape de plomb, façon vieille habitude de pays totalitaire. Vous aimeriez tant avoir la main sur cette presse-là, comme sur vos bulletins municipaux, tout à la gloire de vos actions subventionnés par l'argent public, c'est-à-dire la nôtre. Non, la presse ne traite pas les villes de la même façon, car une ville est un ensemble qui ne ressemble à aucun autre. Et un fait divers ne ressemble pas à un autre fait divers. Mais si ça vous chante de croire, pour vous rassurer, que Vierzon va mal à cause de la presse, de ce blog, des autres, du monde entier, continuez à nier l'évidence. Les habitants de cette ville la connaissent de toute façon. Bien mieux que tous les politiques réunis.

Lettre à Monsieur l'élu qui veut transformer Vierzon en vallée des Bisounours

Adoubé président de la communauté de communes de Vierzon, François Dumon est toujours là ! Depuis le temps ! En fait, si Vierzonitude ne se trompe pas, il se partage la longévité politique avec l'un de ses ex-copains de banc de l'union de la gauche, Jean Rousseau. Les deux hommes sont en quelque sorte les piliers préhistoriques de la mémoire du conseil municipal de Vierzon, l'un dans la majorité, l'autre dans l'opposition. 

C'est qu'il a bourlingué, François Dumon. On ne va pas là énumérer ses gloires politiques qui sont finalement simples : maire-adjoint, tentatives ratées pour être maire de Vierzon, conseiller régional, vice-président de la région, conseiller général, maire-adjoint, conseiller municipal délégué au commerce, membre du conseil d'administration du CREPS de Bourges, président de la communauté de communes, et tout récemment, membre du comité directeur de la ligue du Centre de football, le compte doit être bon, à quelques casquettes près. Comme le souligne la presse locale, dans un portrait qu'elle dresse de lui, il a quand même été "syndicaliste chez Case", et même soudeur, nous a rappelé sa profession de foi des dernières élections européennes. 

La presse locale ajoute : "En 1970, c'est son vrai départ. Il laisse Flambo (marchant de meuble) pour Case, la grosse boîte vierzonnaise. À l'heure du casse-croûte le jeune homme « brut de coffrage » écoute, se syndicalise. Il décide l'année suivante de prendre sa carte au PCF qui, tout en lui offrant des responsabilités, lui ouvre ses écoles (celle « d'un mois », puis celle « de quatre mois »). Il échappera à celle de Moscou... Plus que le syndicat c'est la politique qui l'intéresse (le champ de réflexion est plus large). Jacques Rimbault l'impose comme maire adjoint aux municipales de 1977 à Vierzon. Est-ce parce qu'il a toujours dit ce qu'il pensait « même parfois maladroitement » ?

Les Vierzonnais le voient donc depuis 1977, ça fait un bail, 39 ans, ce qu'il faut pour prétendre partir en retraite, mais non. Car, en politique, ce n'est plus une question de trimestres ou d'argent mais de plaisir, bien sûr.  Ah là là, François Dumon, tout le monde le connaît. Avec ses cheveux longs de vilain garçon, tel qu'il apparaît aux Vierzonnais en octobre 1978 jusqu'à ses cheveux longs, aujourd'hui, mais ans sa tête, comme le chante Léo Ferré. Il pourrait chanter "Marche à l'ombre" de Renaud ! Ou "Hexagone", c'est plus gauchiste encore. 

La presse locale dit encore : "En 1978 il devient permanent. Il continue à se frotter à des Rimbault, Micouraud qui vont lui apprendre « la manière de faire » comme la façon d'aborder un budget de collectivité. Il se lance dans la campagne de 1981 avec ses « débats épiques ». Un premier grand examen de passage : « J'en ai vendu du Programme commun ! Et j'ai vite appris aussi qu'on ne pouvait pas appliquer un programme si les gens ne s'en emparaient pas »

Le voilà permanent, si jeune, joli ! "C'était en 1977 et c'était à Vierzon. Qui aurait parié un kopek huit ans plus tôt sur cet ado en rupture d'études qui traînait alors son vague à l'âme entre une pompe à essence et une boutique de fringues et ses week-ends à suivre un groupe de copains aujourd'hui encore fous de rock ? Le goût pour les cols blancs de ce fils de fraiseur fait partie probablement des séquelles d'une enfance qui aura aux yeux de certains mal tournée... lit-on encore de lui.

Pour le sauver d'une défaite électorale aux élections régionales, François Dumon va pouvoir pantoufler, chez lui, à Vierzon, rue Blanche Baron, dans le fauteuil de président de la communauté de communes. L'envie lui prendra-t-il de se refaire pousser les cheveux ? Histoire de faire jeune comme en 1977 ?  "Imaginez ! Élève de Notre-Dame et enfant de choeur, même dissipé... Bon, d'accord ! Dans la soupe du soir il y a de l'anti dote. Le père, ancien prisonnier de guerre reste révolté par l'injustice et achète la Vie ouvrière. Mais quoi ! Il est quand même délégué CFTC à La Précision Moderne où il croise des Maurice Renaudat, Fernand Micouraud, Jacques Rimbault qui le surnomme affectueusement ? c'est une sorte d'habitude chez le futur député-maire de Bourges que d'affubler tout le monde de surnoms...- « Le Père Bouladoux » en référence à un dirigeant emblématique de la CFTC à l'époque."

A 63 ans, la vie politique continue. Ne manque plus qu'il se mette au vélo pour accompagner Jean Rousseau, conseiller municipal de l'opposition et ancien maire de Vierzon. Les vieux de la vieille ont sans doute des souvenirs à raconter à qui veut les entendre. "Mais le président de la CDC regarde surtout devant lui avec « le souci de continuer à développer ce territoire qui lui tient à cœur », lit-on dans la presse locale. Normal, trente-neuf que le territoire le porte,  il ne va pas le lâcher maintenant.

Lettre à Monsieur l'élu qui veut transformer Vierzon en vallée des Bisounours
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Jag 17/12/2016 12:11

Merci pour le CV édifiant de cet élu.
Encore un professionnel de la politique qui a été incapable de trouver un job productif dans le secteur privé...il pourrait nous remercier de l'entretenir.

visiteur 15/12/2016 09:41

Les journalistes ne sont pas mieux considérés que les politiques dans l’opinion publique alors messieurs on se calme les vierzonnais n’ont pas besoin de ces diatribes inutiles :-/

chat noir 20/07/2015 16:58

Non intelligent, il a vite compris ses intérêts. Soit l'usine ou le conseil municipal. Si tu vivre longtemps non de dieu, choisi la politique, tranquillité assuré, certainement pas l'usine et ces cadences infernales qui te tue, vite fait bien fait.

Evidence 19/07/2015 10:21

Cheveux longs, et idées courtes.

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