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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Participez à l'observatoire des bistrots et de la tradition bistrotière

Publié par vierzonitude sur 16 Février 2022, 07:00am

Combien en reste-t-il ? Une poignée ? Quelques spécimens devenus rares. On veut parler de ces troquets qui ont figé le temps, Chez Rachel en bas de l'avenue du 14 juillet, la Douane du Briou rue Félix Pyat, le Bazile Bar au Bois d'Yèvre...

De ces troquets au fumet précieux qui savent encore marquer de leur empreinte la grande histoire bistrotière. Trop sont partis avec la vague, trop n'ont pas résisté aux assauts de l'époque. Mais Rachel, avec sa voix rauque, cette façon de "bistroter" à l'ancienne, est la garante d'une tradition presqu'éteinte.

Non, les gobelets en carton des fast-food ou des boulangeries industrielles ne remplaceront jamais la porcelaine des tasses du petit crème du matin. Il y a comme une urgence à les préserver, à ne jamais les voir partir, à conserver leurs murs, leurs comptoirs, leur place dans cette société qui ne saura jamais trouver mieux que de tels lieux. Les bistrots tels que ceux décrits sont irremplaçables. N'attendons pas. Venez participer à l'Observatoire des bistrots pour conserver ceux-là et d'autres.

Envoyez-nous, s'il vous plait, vos témoignages, documents, cartes postales, photos, photos d'objets etc. Créons un observatoire de la tradition bistrotière dans une ville qui accepterait de créer un lieu qui nous permettrait de rassembler tout ce qui fait du bistrot un patrimoine unique. Organisons un centre ressources des bistrots où l'on pourrait envisager des conférences, des actions, des expositions, un salon du bistrot qui mêlerait traditions bistrotières et rendez-vous des professionnels.

Pour faire partie de cet observatoire, envoyez vos coordonnées à :

vierzonattitude@gmail.com

Participez à l'observatoire des bistrots et de la tradition bistrotière

Tous au bistrot !  Travaillez au bistrot. Blasphémez au bistrot ! Ecrivez sur le zinc. Rigolez au bar. Goûtez la solitude dans un caboulot. Retrouvez-vous à plusieurs dans un troquet. Mais bon sang, allez-y. Pour rien, même. Pour l'ambiance. Pour y lire un livre, voir passer les voitures, bavarder avec le patron ou la patronne. Jaugez l'air du temps. Lisez le canard. Parlez à votre voisin que vous ne connaissez pas. Faites un 4-21. Ecoutez de la musique. Retrouvez-vous y une minute ou deux. Regardez l'envers du décor. Le bistrot est un lieu unique qui par le truchement d'une bande de crevures, devient un lieu de résistance, de liberté, de démocratie, d'échanges, de rires, un lieu de vie malgré tout. Alors, allez au bistrot !

Participez à l'observatoire des bistrots et de la tradition bistrotière

Vierzon, ville de troquets, de comptoirs, de zincs. Terre propice aux cabarets, abreuvoirs et bouges, bouchons, rades et estaminets. Le bistrot a toujours tenu, à Vierzon, une place singulière, baromètre social, inlassable lieu de rencontre et de distraction, d'habitudes souvent jugées mauvaises et de perdition, sans doute exagérée, que les hygiénistes ont étranglé.

La loi actuelle et absurde, empêche toute nouvelle création de licence IV, nécessaire à l'exploitation d'un café. Cette loi est à l'origine, en plus des changements sociétaux, de la disparition des cafés de quartier et des bistrots de campagne.

A Vierzon, peut-être plus qu'ailleurs, le XIXe siècle a multiplié les débits de boissons, sous la forme de cabarets, de cafés. Les épiceries servaient de l'eau de vie au comptoir, les hôtels et les restaurants abritaient aussi un coin café. Celui de l'Hôtel du Boeuf, rue Neuve (actuellement avenue de la République) ajoutait un billard, en 1874. Dans les années 1920, l'hôtel abrita un invité prestigieux : Antoine de Saint-Exupéry se servit même de papier à en-tête de l'hôtel pour y écrire ses impressions et y dessiner quelques croquis de Vierzonnais.

Ville ouvrière, Vierzon a durablement inscrit le zinc dans sa tradition républicaine autant que Liberté, égalité, fraternité alors ajoutons-y Café ! En 1861, Vierzon-Ville (1) dénombrait un débit de boissons pour 83 habitants; en 1873 un débit de boissons pour... 44 habitants. Les cabarets, plus spartiates que les cafés, servaient surtout du vin blanc ou du vin rouge sur les tables. Les porcelainiers plus que les verriers avaient pour habitude de consommer du vin blanc.

Fluxion de poitrine

Le dimanche d'un Vierzonnais se résumait ainsi, dans la Gazette vierzonnaise datée du 18 décembre 1884 : « les uns vont s'enfermer dans les cafés, d'autres vont bastringuer dans les quatre ou cinq bals semés de par la ville, au risque d'attraper une fluxion de poitrine; enfin, les plus posés et ceux qui détestent la fumée du tabac et qui ne sont pas possédés de l'envie de devenir sourds, préférent arpenter la rue neuve (l'artère principale de la ville), la monter, la descendre, une vingtaine de fois. Ce n'est pas que cet exercice soit des plus créatifs mais ils est assurément plus hygiénique et moins dangereux. »

Edouard Burdel, un médecin de l'hospice de Vierzon, vice-président de la Société médicale du Cher a suivi les Vierzonnais, pendant de longues années, dans leurs périgrinations cabaretières et bistrotières. Il en a fait un ouvrage « de l'ivrognerie, de ses effets désastreux sur l'homme, la famille et la société et les moyens d'en modérer les ravages ». Le tableau qu'il dresse est sombre : « combien de familles d'ouvriers sont plongées dans le dénûment le plus complet, combien d'enfants se livrent au vagabondage, au vol même, parce que le chef engloutit au cabaret, le dimanche et le lundi, le produit du travail de la semaine ! »

Les lois hygiénistes, poussées par de puissantes ligues anti-alcool qui conseillaient de manger les fruits au lieu de les distiller, ont mis un coup d'arrêt à la prolifération des cafés et des cabarets. Aujourd'hui, encore, impossible de créer un café sans l'obtention d'une licence IV qui elle-même ne se crée plus mais se rachète. La disparition progressive des usines, à Vierzon, a précipité aussi la chute des cafés. Le désert bistrotier avance inexorablement.

Des cafés corporatistes

Pourtant, la tradition est restée forte et des clivages se sont créés, avec d'un côté, des cafés ouvriers comme celui du café de l'Univers, à la Croix-Blanche (le bâtiment était devenu un bar de nuit réputé...); de l'autre, des plus huppés, comme le café des Négociants (désormais un magasin de vêtements), place Foch, disparu dans les années 1960.

Vierzon a toujours cajolé ses débits de boissons. Certains sont devenus aussi corporatistes, au gré de l'économie du quartier : Vierzon-Villages, marqué par le chemin de fer, a aligné ses noms de cafés ferroviaires : le café du Dépôt a cotoyé le café de l'Avenir qui voisinait avec le café du Signal d'arrêt, rue des Ateliers, lui-même proche du café des Gueules noires, de la Cabane en bois, du café des Marches, du Rendez-vous des cheminots. Les mariniers du canal de Berry se retrouvaient au café de la Marine, rue des Ponts, devenu plus tard la Tassée puis l'Eden, la bar a fermé dans les années 1990.
Les pêcheurs de la Loeuf avaient démocratiquement choisi le nom de leur café : le Goujon qui tête.

Dans le quartier du Bois d'Yèvre, c'était le Rendez-vous des pêcheurs. Des noms, typiques, ont marqué l'histoire vierzonnaise : le café des Echelles dans le quartier des Forges évoquait le quartier des échelles. Elles permettaient à chaque maison, alignée comme à confesse, de se rendre au grenier. Rue Marcel-Sembat, le café de l'échelle rappelait que c'est par elle que les cheminots qui travaillaient sur les voies descendaient au café. Le Pouriau était un repère de jardiniers dans le quartier de l'Abricot, on y servait des fillettes de rouge et l'on y vendait des graines au comptoir tandis que le café des Métallos ouvraient ses bras aux salariés del'usine Case, héritière de la Société Française de Vierzon qui fabriqua, jusqu'au milieu des années 1960, des tracteurs.

De moins en moins de bistrots

Le café des Arts, place de la Croix-Blanche, a laissé sa place en 1973 à une résidence. Le café des Abattoirs a survécu jusqu'au XXIème siècle après la démolition desabattoirs dans les années 1990. L'Olympic, tenu par un sportif local émérite, footballeur et rugbyman dans une même saison, est devenu un restaurant chinois et le café du Commerce, un magasin de jouets. Le petit Robinson est depuis plusieurs décennies une maison d'habitation, même sort pour le café de l'Ane qui renifle, bistrot frontalier entre Vierzon et Méreau, agrafé sur un lieu-dit célèbre “Moscou”.

Le tissu bistrotrier a rétréci au lavage des années et au changement des habitudes. Souvent, les cafés avaient élu domicile dans la maison même des proprétaires, qui pour ne pas se séparer de leur maison, ont préféré fermer le café plutôt que de le vendre.

En 1955, Vierzon comptait encore 158 bistrots, ils n'étaient plus que 129 en 1982 et moins de 70 en 2010... Le déclin n'est aujourd'hui pas terminé. La télévision a remplacé la belote. La cigarette est interdite au comptoir. Du coup, les terrasses n'ont plus de saison. Mais à Vierzon, l'histoire reste écrite au rythme des bistrots. Certains murs bavardent encore des traces de café disparu, dans une sorte d'archéologie du zinc. Ceux qui ouvrent encore, dans les premières heures du matin; comme L'Orient-Express, unique oasis des voyageurs depuis la fermeture du Buffet de la Gare ou le café de la Renaissance s'accrochent à une tradition malgré tout bavarde. Les nouvelles fraîches ne se partagent qu'autour d'un café chaud.

1.      Vierzon était jadis coupée en deux communes : Vierzon-Ville qui était le centre et Vierzon-Villages, les faubourgs. Plus tard, Vierzon-Villages s'est découpée en deux autres communes autonomes, Vierzon-Forges et Vierzon-Bourgneuf. Les quatre communes ont fusionné en 1937 pour donner naissance au grand Vierzon. 

Quelques noms de bistrots célèbres, disparus: café de la Convention; Au rendez-vous des promeneurs; le Goujon quitête; l'Ane qui renifle; café des Négociants; café de l'Univers; café du Tunnel; café des Sportifs; au Beau rivage; la Rotonde; café de l'Ile Marie; le café de la Noue; le Rally; au Bouillon-Duval;Cheu pâte à l'oeuf; bar de Grossous; hôtel du Boeuf; la Gourde; au Marronnier; bar du Rocher; le café du Centre; le café du Progrès; l'Olympic; etc...

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Souvenez-vous,  le dernier bistrot du Bois d'Yèvre, le Bazile Bar, devait fermer ses portes ! Mais il est resté ouvert ! Ainsi l'avait décidé la patronne de ce bistrot typique depuis trente-trois ans. Il était en sursis. Elle avait décidé de vendre son fonds de commerce. Et fermé, qu'il y ait ou non un repreneur. Sans doute que sous la sympathique pression de ses clients et devant la responsabilité de fermer le dernier phare du quartier, la patronne s'était résolue à prendre sa retraite ! 

Le quartier du Bois d'Yèvre, si le Basile avait fermé, serait devenu un désert bistrotier comme tant d'autres quartiers de la ville. Plus loin, le bar-tabac-journaux a fermé depuis longtemps. Et ce quartier si riche de licences IV est durement mis à la diète. La descente aux enfers des cafés est inexorable à Vierzon. Que reste-t-il vraiment de cette identité bistrotière de la ville si ce n'est des souvenirs éparpillés ?

Le Goujon qui tête, l'Ane qui renifle, entre autres, (mais la liste est très longue), tous ces noms et tous ces bistrots qui jalonnaient non seulement les quartiers et leurs histoires, mais aussi des communautés entières d'humains. Les derniers grognards restent sur le pont mais ils sont rares.

Mais des comme celui-là, il n'y a plus du tout, à Vierzon. Les bistrots n'étaient pas seulement un commerce, ici. Ils étaient une appartenance, un signe particulier. Une balise. Ils étaient indissociables des Usines car groupées autour. Ils étaient la vie tout simplement. Des quartiers entiers ont perdu ces sentinelles, et avec elles, les mémoires derrière les comptoirs. Les licences IV, à Vierzon, ont atteint un niveau plus bas que le Cher en été. Et c'est une histoire culturelle qui fout le camp. A l'heure où l'absinthe est revenue, les bistrots eux s'en vont. 

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Mais aussi : 

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C'est étrange comme la notion de temps diffère. Un jour, on passe devant un café aux volets clos, en se disant, il ouvrira demain. Puis le lendemain, vous ne venez pas, happé par le tourbillon des choses. Vous repassez une semaine plus tard et les mêmes volets sont clos. La fermeture vous paraît provisoire. Vous repasserez un autre jour. Les jours passent et rien ne garantit que le café reste fermé pendant que vous n'êtes pas dedans ou devant. Peut-être ouvre-t-il lorsque vous n'êtes pas là. Vous repassez encore, et les volets clos semblent n'avoir pas bougé depuis la première fois que vous les avez vus clos. Dès lors, l'inquiétude s'installe et le doute fait son chemin.

Vous stoppez votre véhicule, vous partez à pied dans le périmètre du quartier. Vous rencontrez quelqu'un enraciné ici qui semble vous prendre pour un extra-terrestre quand vous lui demandez "mais le café est fermé ?" Depuis deux ou trois mois... Le temps passe si vite. Pourtant, hier encore, il y a avait une table et des chaises dehors. Des clients ancrés au comptoir comme si c'était chez eux. Alors le temps passe aussi vite... La Cascade est fermé, boulevard de la Nation. Un panneau annonce la couleur : "à vendre". Tout est à vendre. L'immeuble. Tout. La licence IV est partie avec l'eau de pluie, ailleurs. Le café n'existe plus. Comment ça il n'existe plus ? Encore un ? Le désert bistrotier avance et rien ne se passe.

La Renaissance, fermé, à Villages. La Cascade fermé à Bourgneuf. La patronne avait repris le bistrot, que le nouveau pont n'était pas encore construit. Le temps passe vite quand même, si vite. Avant la Cascade, certains se régaleront de savoir que l'enseigne portait fier la réputation d'être bistrot : le café de l'Union avait fermé les yeux. Mais Rachel, un jour de 1993, les a rouvert. Tenez, 1993-2013, vingt ans tout rond. Le temps passe vraiment très vite. Rachel qui officie aujourd'hui derrière un autre comptoir avait tavaillé à Monoprix, avenue de la République à Vierzon. La vache, c'est qu'en fouillant ses vieux cartons, on s'aperçoit que le temps, ppfffff, impressionnant ! Bon, voilà. Les volets sont fermés pour toujours, sur la Cascade. Le bistrot est mort. Ils meurent tellement vite les bistrots en ce moment...

Le quartier, jadis fort en cafés, ne repose que sur leurs souvenirs. Plus rien ne tient désormais si les cafés foutent le camp comme ça. S'ils se recentrent ailleurs. Je me souviens, Rachel, la patronne. Gouailleuse. Sans doute en-a-t-elle eu marre de ce petit bistrot, replié sur le quartier, qui voit passer du monde mais qui ne s'arrête pas toujours. Alors, Rachel a quitté le navire pour embarquer dans un café plus gros, dans le même quartier... Mais plus gros le bistrot. La Cascade ne coule plus. Avec ce dernier grognard bistrotier s'éteint la race des bistrots de quartier qui se comptent sur les doigts d'une main.

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R
Au bar " la tassée "rue des ponts c'est Paulette qui servait qui s'en souviens ???
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B
Je trouve cet article intéressant et les 2 analyses parfaitement bonnes ,,,,,,,,OUI en accord avec vous mais si on va trop au bistrot les analyses ne sont plus bonnes;en tout cas il faut soutenir ceux qui restent
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D
Quel poète ce Remis ....
Répondre
R
Je trouve cet article intéressant et les 2 analyses parfaitement bonnes. Les modes de consommation ont changé, les usines ont fermé et le pouvoir d'achat d'une manière générale a régressé.<br /> Je persiste à penser que tant que nous n'aurons pas faire croitre le pouvoir d'achat sur le bassin de Vierzon par une diminution du chômage, aucun commerce ne sera viable.<br /> Quant aux bistrots, nombreux sont ceux qui pensent que ce n'est pas une dépense indispensable et ils préfèrent garder "leurs sous" pour payer le logement, l'électricité, la nourriture ... et les<br /> impôts.
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L
Avant il y avait les brèves de comptoir, aujourd'hui il y a les blogs. Plus la peine de se déplacer ni de commander. Alors forcement ça marche beaucoup moins bien !
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B
Les habitudes de consommation ont changé et, comme vous le dites, les consommateurs de jadis, les adeptes du "canon", ne sont plus là. Les décideurs n'y peuvent malheureusement rien. En revanche,<br /> ce qui est grave et pourrait être évité, ce sont les initiatives qui ont pour conséquences de disperser une clientèle déjà fragile au risque de faire chuter des commerces existants. Et c'est sur ce<br /> plan-là que le politique a un rôle déterminant et peut même être directement responsable d'une faillite. L'exemple de cette brasserie potentielle près de l'hypothétique bowling est flagrant. On<br /> disperse à nouveau des commerces d'un côté et, de l'autre, on essaie de trouver des parades - en vain d'ailleurs ! pour sauver ou relancer les commerces existants. C'est complètement fou !<br /> Messieurs les politiques, vous pleurez sur les vitrines vides et sales du centre-ville mais qui a permis aux promoteurs en tous genres de transférer les commerces ailleurs (au Forum-République sous<br /> Micouraud, à l'Orée de Sologne à la fin des mandats Rousseau-Albizzati et ça continue avec Sandrier-Sansu) ? D'autant plus que, la plupart du temps, il s'agissait non de créations mais de<br /> transferts purs et simples de commerces existants sur le nouvel Eldorado commercial ! Et malheureusement, certains vierzonnais friands de mode suivent. Le must en ce moment c'est d'aller acheter<br /> son pain à l'Orée de Sologne (sous prétexte que le 3e est gratuit), de le congeler pour la semaine et d'avoir finalement fait 3 à 6 km en voiture pour du pain, en étant passé devant toutes les<br /> boulangeries dont les rideaux finiront par tomber... Le futur Courtepaille de la la rocade Nord aura forcément la peau du restaurant d'en-face... Qui sera responsable ? Le jour de l'inauguration du<br /> premier, tous les élus seront sur la photo mais le jour de la faillite du second, il n'y en aura aucun dans la salle du tribunal de commerce. Je ne suis pas sorti de St-Cyr et, à l'approche des<br /> élections, je lis déjà des promesses électorales débiles et infondées (des chiffres d'emplois créés...) mais il me semble que ce que j'écris aujourd'hui (et ce qu'écrit d'une autre manière<br /> Vierzonitude) s'est vérifié maintes fois. Alors j'aimerais entendre des personnes humbles et prudentes qui ne promettent pas n'importe quoi et surtout qui ne se laissent pas griser par des<br /> promoteurs et des zones de commerces, d'activités ou de loisirs supplémentaires dont les conséquences seront finalement d'enfoncer toujours plus l'économie de cette ville.
Répondre
C
Comment ça cher bezant" Les décideurs n'y peuvent malheureusement rien" relisez les lois de décentralisation et vous verrez qu'une mairie si elle le veux et si elle en a le courage et la volonté a les prérogatives pour aider les commerces.<br /> <br /> La preuve en est, le bowling à bien été financé par des fonds publics municipaux que je sache. La municipalité aurait pu avec 3,5 millions d'euros financer combien de commerces de proximité 100, 200, 300 ? Il est sur que la volonté et le courage ne sont pas visiblement des valeurs Vierzonaises.

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