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Vierzonitude

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Rugby : collons, dimanche, une dérouillée à la prétentieuse ville de Bourges !

Publié par vierzonitude sur 16 Février 2017, 19:00pm

Quoi de plus viril qu'un bon vieux match de rugby entre Vierzon et Bourges pour savoir qui est le patron ? Parce que, le rugby a beau être un sport, quand Vierzon rencontre Bourges, il y a des siècles de domination qui remonte à la surface. Pensez-donc ! Vierzon a toujours été dans l'ombre de Bourges, à tel point qu'aujourd'hui, entre des rapprochements ratés et des rêves de mariage, les élus en sont venus à dire n'importe quoi. Mais là, c'st du sport. Et de la fierté. Que Vierzon dérouille Bourges et les plastrons vont se redresser. Que Bourges dérouille Vierzon et la suprématie de la Préfecture sur la sous-préfecture va encore durer. Souvenez-vous de la sortie du maire de Bourges qui expliquait, à un conseil municipal, tout faire pour que Bourges ne ressemble pas à Vierzon ! Remarquez, ce serait difficile. Mais si Vierzon lui faisait ravaler cette phrase vexante au maire de Bourges ? Hein ? Allons, allons, c'est du sport. Mais quand même. Vierzon a sa fierté, mal placée. Alors que le meilleur gagne. Vierzon bien sûr !

Rugby : collons, dimanche, une dérouillée à la prétentieuse ville de Bourges !

La passion du rugby depuis 1905.

Le rugby a pollinisé la ville grâce au vent de l'école nationale professionnelle, l'ENP, devenue plus tard, le lycée Henri-Brisson. Le vent cheminot n'a fait qu'accentuer la manœuvre sportive, confirme un grand spécialiste du ballon ovale. Pourtant, la rumeur était belle : grâce à ses cheminots venus de toutes parts, le rugby serait arrivé avec eux, dans la vapeur et le rail. Mais c'est oublié aussi que les élèves de l'école nationale étaient issus, aussi, de toutes les régions de France. Pour équilibrer le match, disons que les élèves ont fait germer le rugby, les cheminots l'ont fait pousser. La passion l'a entretenu.

Voilà comment Vierzon est devenue une terre d'ovalie, fortement marquée, encore, le dimanche, par les matchs de son équipe phare, les SAV. Passons aussi sur les vertus de camaraderie, d'équipe, de solidarité qui couronnent ce sport. Depuis plus d'un siècle, le rugby marque son empreinte, depuis le 10 décembre 1905, date historique du premier match entre deux équipes Vierz'arts sur la plaine de Venise : les vestiaires sont chez l'habitant, les douches dans la rivière d'à côté. Les Vierz'arts sont les membres de l'association des anciens élèves de l'ENP.

Une semaine après le premier match

La rencontre est officielle. Les potaches ont marqué un point. Ils leur restent à persévérer. Dans leur sillage, Jim Agard et ses étudiants prennent le taureau par les cornes. A Vierzon, les choses vont certainement plus vite qu'ailleurs. Question de tempérament. Dans la semaine suivant le match originel, le docteur Constant Duval donne l'impulsion vitale à la création du premier club de rugby. Pas étonnant que le stade, à la sortie de la ville, où s'ébrouent régulièrement les joueurs, portent son nom. Le Sporting Club de Vierzon est né. Une page vierge s'écrit. Exaltant. Pour Noël 1905, le cadeau au pied du sapin sportif étale un club dont le siège social est établi place de la Croix-Blanche (actuelle place Gabriel Péri).

Le Sporting-Club est par excellence, l'acte de naissance du rugby. On peut lire dans la presse, après la première victoire du club vierzonnais : « Certainement, il y a peu de villes où le sport a fait de si grands pas en un an comme à Vierzon. » La messe est dite. En janvier 1906, un second club voit le jour, le Stade Vierzonnais, que le ballon rattrape après la seconde guerre mondiale. Le Sporting-Club, déjà mythique, choisit comme siège social, quelques années après sa création, le Café des Arts, autre bistrot mythique de la Croix-Blanche. Ca y est. Le rugby est une culture locale. Le sport, un apprentissage de la vie. Pas de télévision, rien qui ne puisse détourner, finalement, les amateurs des terrains, le dimanche. La vie passe. Cinq cents adhérents en 1919. La première guerre mondiale a bien évidemment ouvert des saignées. D'autres clubs rejoignent le sporting, le Stade vierzonnais, l'Amicale tennis et voilà la naissance du premier club omnisports, rejoint plus tard par la Société nautique et la société de tir. En 1920, le Préfet inaugure le terrain du Chalet. Rien à voir avec la plaine de Venise : tennis, tribunes, toilettes, vestiaires, douches chaudes. Merci Constant Duval. « C'est là le plus beau terrain des sports qui puisse se voir à deux cents kilomètres à la ronde » écrit la presse locale.

Et un club cheminot

Le rugby issu des élèves de l'école nationale a de beaux jours devant lui, et derrière également, au vu du palmarès et du dynamisme rugbistique de la ville. Les cheminots entrent en piste le 9 avril 1923, avec un nouveau club : Compound (machine à vapeur) Olympique Vierzon (COV). Ce qui tranche le cou à la belle histoire des cheminots pourvoyeurs du rugby vierzonnais. De toute façon, le Sporting-Club et le COV finissent par se rejoindre, pas forcément de la plus belle façon : en 1939, les deux clubs ne survivent pas à la grande tourmente qui s'apprête à balayer le pays.

Loin de l'insouciance des années précédentes. Le Sporting-Club se paie le luxe de posséder son hymne, créé au Café des Arts, les paroles sont de Rogador et la musique de Frédiani, pilier des lieux. Le 12 mai 1928, les Rouge et Vert vendent leur partition au profit de la caisse du secours du club. Le rugby est un sport qui fait mal... Douze ans plus tard, le Sporting sombre. Mais c'est sans compter sur le toujours très dynamique Jim Agard, déjà à l'origine des premiers rebonds du ballon ovale, pour remettre sur pied une structure sportive, baptisée les Sports Athlétiques Vierzonnais (SAV), toujours d'actualité. C'est à l'été 1941, que les SAV foulent officiellement la terre vierzonnaise. Au rythme de la reconstruction, les SAV bâtissent aussi leurs équipes, leur palmarès. Le club est le seul désormais qui parle de rugby, contrairement au football dont la multiplication des clubs fait encore débat actuellement...

Dès lors, c'est indéniable, le rugby vierzonnais est une racine historique du sport de la ville. En 1963, une école voit le jour et c'est toujours au stade Constant-Duval que les choses se passent. Bien sûr, de grands noms ont marqué le rugby vierzonnais et c'est pour ne pas faire de jaloux que nous n'en citons aucun... En 1984, les SAV accèdent à la deuxième division. Deux ans plus tard, elle descend en Fédérale 3, en fait, la troisième division. Le club de Vierzon joue ainsi au yo-yo. En 1987, hop, les SAV sont en Fédérale 2. Et hop, en 1990, elle redescend en Fédérale 3 (descente administrative). Quatre ans plus tard, elle revient en Fédérale 2, y reste neuf années et rejoint la Fédérale 3 en 2003. Et en 2004, badaboum. Redescente en Fédérale 2. C'est en tout cas haletant et rempli de challenge. Le rugby vierzonnais a fêté son centenaire en 2005. Il est parti pour un autre.

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thierryexpat18 13/08/2016 22:05

Je pense que Fabrice Sim... pourrait rédiger cet article !

vierzonitude 14/08/2016 10:29

Il à été cet article très inspiré par son livre !

thierryexpat18 23/08/2015 22:16

Dommage que l'on ne puisse pas rendre hommage à ceux qui ont fondé et animé l'école de rugby, tel que Mario San Dona, Georges Tripeau....

vierzonitude 23/08/2015 22:21

Pourquoi on ne pourrait pas ? Qu'est-ce qui nous en empêche ?

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