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Vierzonitude

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Vierzonnais célèbre : Ernest Bourbon, acteur, réalisateur, star du... muet !

Publié par vierzonitude sur 2 Novembre 2019, 07:15am

Vierzonnais célèbre : Ernest Bourbon, acteur, réalisateur, star du... muet !

Ernest Bourbon est un acteur et réalisateur français, né à Vierzon le 23 octobre 1886 et décédé à Paris le 19 novembre 1954. Il débute au cinéma en 1911 sous la direction de Jean Durand notamment dans des films consacrés à Calino ou à Zigoto. C'est en 1912 que le réalisateur lui offre le rôle d'Onésime qui va faire sa gloire. Bourbon se consacrera désormais à ce personnage, au point de reprendre la mise en scène des derniers films, après l'abandon par Durand de la série. Il termina sa carrière cinématographique en 1918.

Onésime est un personnage de fiction burlesque d'une série de courts-métrages du cinéma muet. Il est interprété par l'acteur français Ernest Bourbon, né le 23 octobre 1886 à Vierzon sur l'Ile du Cher et mort le 19 novembre 1954, à Paris.

 Le personnage d'Onésime apparaît pour la première fois en 1912, grâce au réalisateur français Jean Durand, dans le film Onésime gentleman détective. Jusqu'en 1914, 56 titres sont tournés. Les films où de nombreuses courses-poursuites ont lieu, remportent un succès important. Les gags sont caustiques et touchent parfois au surréalisme. En Espagne, Onésime prend le nom de Picoret, et en Angleterre, il devient Simple Simon.

 Après la guerre, en 1918, alors que l'acteur revient des tranchées, la série peine à retrouver son public. Le dernier Onésime sort en 1919.

Un arroseur arrosé, un sergent de ville poursuivant un cul-de-jatte simulateur, ce sont les premiers gags connus, réalisés par Louis Lumière en 1895.

 Le cinéma naissant s'émerveilla de ses pouvoirs au nombre desquels la désintégration comique du réel n'est pas le moindre. Dans Onésime horloger, d'André Deed, une subite accélération du temps autorise en l'espace de quarante secondes un mariage éclair, la naissance de l'enfant et sa croissance achevée. Dans un autre film, cité par Georges Sadoul : « Une nounou se hisse aux Buttes-Chaumont sur la voiture de bébé qui se met à dévaler la pente, roule dans les rues, passe les portes de Paris, file sur la route du Havre, entre dans la Manche, vogue sur l'océan, aborde dans une île inconnue, dont les sauvages la prennent pour reine. »

 Au premier regard, le cinéma a donc créé un comique spécifique, inconcevable avant lui, visuel de nature et tiré de ses seules ressources techniques. Pourtant, très vite, il doit avouer sa dette envers l'art du spectacle, en ce qu'il a d'essentiel et de primitif : l'art du clown, de l'acrobate, du jongleur et de l'illusionniste. Les premiers comiques français, André Deed (Boireau), Ernest Bourbon (Onésime) et Max Linder (Max), viennent du café-concert ou du théâtre de variétés. Ils inventent la forme burlesque, héritée du numéro de cirque et de music-hall.

 Chacun d'entre eux doit imaginer et typer un personnage qui se substitue dès lors à sa propre personnalité. Ce personnage, le public le consacre en le reconnaissant de film en film. L'anecdote importe peu. À travers une myriade d'aventures, il demeure immuable : il ne vieillit ni ne change. En même temps il se condamne à une singularité irréductible. La comédie classique ou bourgeoise (qui, au cinéma, est également un genre fécond) réduit le personnage à la réalité commune des ridicules observés et des situations qui les révèlent. Des générations d'acteurs peuvent servir le même répertoire. Le clown, au contraire, meurt en emportant le secret de son masque, si rudimentaire soit-il.

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