La politique est cruelle. Ce n'est rien de le dire. Vu d'ici, du citoyen, c'est un spectacle permanent de coup de hache, de coup de couteau, de trahison, d'illusion et de désillusion. La dernière, dans le microcosme politiquo-régional de la droite, c'est l'éviction d'Aymar de Germay, le patron de l'UDI dans le Cher ( c'est quoi déjà l'UDI) au profit de Franck Piffault, le patron du Modem du Cher (c'est quoi déjà le Modem). Figurez-vous que par un calcul politique dont, nous les électeurs, ne saisissons pas tous les ressorts complexes, figurez-vous que Franck Piffault va empêcher Aymar de Germay aux élections régionales. "Une décision nationale qu'il n'accepte pas, soutenu par les instances départementales des Républicains", lit-on dans la presse locale; Quel drame. Il lui a piqué sa quatrième place dans le bac à sable. Un élu de l'opposition vierzonnaise en plus. Qui si ça se trouve va être élu conseiller régional. Comme on perd son latin entre les LR, UDI, MODEM et machin-chose, on regardera avec délice cette guerre des places. Comme quoi, les élus ne pensent à la bataille collective mais bel et bien à leur bataille individuelle, non pas pour faire avancer le groupe mais sa propre personne; Rien ne change aux pays de la politique; Une très bonne raison pour ne pas aller voter aux prochaines élections régionales; Les poissons dans le bocal n'ont pas besoin de nous pour se dévorer entre eux.
