Vierzonitude fête ses six ans d'existence ! Six ans, c'est dingue. Six ans d'un univers étrange, d'une vie vierzonnaise par le petit bout de la lorgnette, une vie vue par l'envers du décor, par ce que l'on ne voit pas tout le temps, ce que l'on ne dit pas toujours. Ce blog a fait sa place dans le paysage vierzonnais.
La presse locale le qualifiait cet été d'incontournable. Peut-être. En tout cas indispensable. Indispensable à cette liberté d'expression que ce blog chérie tant. Ses lecteurs peuvent y laisser des commentaires, de plus en plus nombreux, même lorsqu'ils sont hostiles à ce blog. peu importe. Ce qui compte c'est le débat, en dehors de toutes insultes et de toute diffamation. Et il y a en a des débats, sur Vierzonitude.
Bien sûr, ils ne sont pas les bienvenus. combien de fois a-t-on fait comprendre et combien de fois fait-on encore comprendre à Vierzonitude, qu'il y a des choses qu'on ne dit pas, qu'il y a des matières avec lesquelles on ne rigole pas. Bien sûr, ce blog a ses fans et ses détracteurs. Tant mieux. Rien de plus ennuyeux que la langue lisse, officielle, où rien ne dépasse, où rien ne se dit.
Ce blog existe depuis six ans, six ans ininterrompus d'actualité, d'opinions, d'avis tranchés, de prises de position, d'indignation, de tristesse. Tout ce qui fait le terreau d'une vie fait celui de Vierzonitude, on y parle beaucoup de commerces, de politiques, on y raille les élus parce qu'ils sont des personnages publics, on les contredit car c'est le rôle des citoyens de se moquer de la toute puissance à tous les étages. Certains nous félicitent, nous encouragent. D'autres estiment que nous nuisons à Vierzon, que nous peignons tout en noir, que nous faisons du Vierzon bashing.
C'est en général celles et ceux qui sont concernés qui ne souffrent pas la contradiction. Ici, à Vierzon, plus qu'ailleurs il faudrait écouter sagement le discours établi, boire la parole municipale, se nourrir du bulletin ad hoc. Or, à Vierzonitude, on dit non. Ici, on rapporte ce que l'on ne dit pas toujours, on évoque Vierzon vue par les autres. Six d'existence, ça se fête. Et ça se fête surtout en continuant d'exister, coûte que coûte. Il y a tellement à dire, tellement de moutons dans le troupeau, qu'ici, on tente de ne pas faire comme on nous dit de faire. La liberté c'est essentiel, la liberté d'expression, c'est vital.
