La CGT prévoit un rassemblement lundi 16 janvier à 14 heures contre la fermeture des serres municipales et du refuge municipal.
La CGT maintient la pression contre la fermeture des serres municipales et du refuge. Dans un nouveau tract, le syndicat revient sur les derniers propos du maire de Vierzon qui entend demander l'avis aux Vierzonnais : "Quel chantage ! Nous connaissons déjà la réponse de la population ! Opposer les services publics et la société civile, c'est une manoeuvre indigne ! Mettre dans la balance les services publics et les impôts, c'est écoeurant ! "
Le torchon brûle entre le maire et le syndicat CGT. Car le préavis de lundi et le rassemblement devant la mairie à 14 heures ne plaît pas du tout aux élus. D'autant que le préavis de grève se répand dans les services et lundi, le mouvement de la CGT aura des conséquences sur le fonctionnement de la cantine scolaire notamment. A cause d'un mouvement local, crime de lèse-majesté.
"La réaction logique d'opposition des syndicats face à ces possibles fermetures de services (serres, refuge, piscine, conservatoire, centre de loisirs) ne doit pas servir d'alibi aux élus de la majorité pour choisir une possible hausse des impôts." La CGT refuse d'être manipulée.
"Tenter de nous culpabiliser, en prétextant que nos manifestations pourraient être la cause d'une défaite lors des prochaines élections est insupportable !" Jusqu'où va se nicher le chantage des élus... "La CGT est indépendante, la CGT est un syndicat de lutte, la CGT est force de propositions". Qu'on se le dise.
Et le syndicat enfonce le clou avec délectation, histoire de montrer que les élus ne dicteront pas au syndicat la marche à suivre, pour une fois qu'à Vierzon, c'est écrit noir sur blanc, on en profite : "La CGT n'accepte pas que les employés municipaux soient désignés comme la cause d'un déséquilibre du budget, que cette municipalité (qui fait le choix de détruire des services publics municipaux) attende des syndicats, un accompagnement gentil et sans opposition, que l'on dise aux syndicats qu'ils se trompent de lutte alors qu'ils luttent pour défendre les spécialités des agents de la ville, que l'opposition à ces destructions de service serve d'alibi à l'augmentation des impôts."
