Pour parler commerce sur ce blog, il faudrait ne jamais mettre les pieds dans un supermarché, ne jamais passer une commande sur internet, faire ses courses dans les épiceries... En clair, défendre le commerce, c'est se "poujadiser", clamer haut et fort, "c'était tellement mieux avant", c'est être un anarcho-libertaire qui, voulant se débarrasser du carcan interventionniste des élus, ne ferait que brailler aux élus d'intervenir dans le commerce, activité libérale. Les élus auraient le droit d'intervenir dans les politiques médicales (on salaries des médecins au centre de santé par exemple, on avance de l'argent des contribuables pour l'équiper) mais le commerce n'en demande pas tant... A-t-on demandé la municipalisation des charcuteries et des boulangeries comme on municipalise l'eau courante ? Apparemment non...
Pourtant, n'est-ce pas les élus qui ont décidé d'intervenir financièrement dans une aventure sans lendemain et coûteuse à travers la Sem-Territoria chargée de remettre le commerce vierzonnais dans le droit chemin ? N'est-ce pas la communauté de communes et la société d'économie mixte de Vierzon qui financent des activités liées au commerce (paiement du salaire de la responsable de l'office du commerce de Vierzon entre autres). Donc, on ne pourrait pas parler commerce, ici, sans être couvert de vilains défauts.
Ce blog n'a jamais demandé l'intervention municipale dans les activités commerciales. Mais, s'interroge : pourquoi créé-t-on des conditions coûteuses d'accueil des entreprises, on ne le reproche d'ailleurs pas on le souligne, (la communauté de communes va encore verser 700.000 euros à une société d'économie mixte pour la construction d'une usine) et refuse-t-on de faire de même pour le commerce (rues décentes, rénovation des rues piétonnes, rénovation de l'avenue de la République...)
L'interventionnisme ne s'arrête pas là. Rappelons le rachat des terrains et des bâtiments à LFM (plus d'un million d'euros), la construction par un emprunt de la Sem-Vie du nouveau siège de Véolia au parc technologique, le financement du bowling. On ne dit pas pas que c'est anormal, on dit que c'est injuste et que le centre-ville devrait être traité d'une manière égale que les zones industrielles. Et au fait, qui vote dans les commissions départementales d'aménagement commercial (CDAC), les élus non ? Ceux de Vierzon ont encore voté pour l'extension d'un centre commercial. Alors, qui intervient le plus ?
Parler commerce, ici, ce serait ne rien comprendre à la vie locale. Ce serait se résigner aux nouvelles habitudes des consommateurs. Ce serait baisser les bras, après tout si les commerces ferment partout pourquoi s'inquiéter qu'ils ferment ici, même si, ici, c'est pire qu'ailleurs ? Parler commerce, ici, c'est louer "le bon vieux temps", c'est refuser d'avoir une vision d'avenir, c'est être rétrograde, quand les mêmes qui nous reprochent ceci, couvent des modèles sociaux âgés de plus de 70 ans et refusent d'y toucher un cheveu. Et ce qui est valable pour certaines choses ne le seraient pas pour d'autres... En clair, il faudrait que ce blog s'occupe de ce qui le regarde et laisse le commerce aux "grands"... Des années que c'est le cas, on voit le résultat.
